le loup est un loup pour le loup

 

Je suis sidéré et ne fini pas d’en apprendre sur les journalistes. Après les arguments très approximatifs donnés par une journaliste du « Monde »……….. Voici ce que France inter que l’on prend d’habitude également pour une référence du journalisme donne comme introduction à une émission…………. GC ce texte.

« L’homme est un loup pour l’homme. L’expression qui a traversé les siècles et les leçons de philosophie, au point d’accorder cette formule au seul Thomas Hobbes (il n’est pas le seul) et à son Léviathan (ce qui est faux), permet de dire que le premier ennemi de l’homme, c’est l’homme lui-même (ce qui semble incontestable).

La grossière erreur de la formule est de mettre le loup en exemple de la menace qui pèse sur une même espèce. Le loup n’a jamais été une menace pour la survie de ses congénères et seuls, effectivement, les hommes peuvent s’entretuer. Pas de doute, le loup est un coupable parfait, le bouc-émissaire idéal ou l’ennemi à exclure. L’animal, diabolisé, chassé ou détruit est pourtant omniprésent dans nos mémoires depuis les mythologies antiques, en passant par les contes, les expressions proverbiales et les phobies de l’ogre sauvage, Bête du Gévaudan, ou Loup-Garou, prédateur de science fiction. »

Encore une tartine angélique comme on pensait que la mode s’estompait. Comment ignorer à ce point l’éthologie des loups alors qu’on nous décrit depuis des années, souvent avec une vive admiration, la hiérarchie d’une meute (la loi du plus fort quoi) et que le souffre douleur peut bel et bien mourir des mauvais traitements que lui infligent les autres, à moins de s’exclure et mourir seul ? C’est assez drôle de voire comment depuis des années on présente le loup comme un symbole de liberté tout en nous faisant savoir qu’il n’y a pas plus tyrannique et castrateur qu’une meute de loup.

Je n’ai pas pu écouté l’émission et ne sais pas si cette introduction naïve reflète bien le discours de Geneviève Carbonne, mais Qu’une radio comme celle ci en soit encore à ressortir des vieux poncifs éculés est assez agaçant.

Publié dans : Non classé | le 24 août, 2013 |Pas de Commentaires »

Science sans conscience

 

 

La Buvette des Alpages fait passer un extrait du futur livre de JP Génot d’après les textes de François Terrasson qui critique l’affirmation comme quoi les milieux ouverts seraient suppérieurs en biodiversité aux forets. Cette formule lapidaire est évidemment fausse puisque dans le vivant ces raisonnements figés ne tiennent jamais la route. Mais dans ce sens, il est évident que JC G et F T ont loupés le coche puisqu’ils se sont lancés dans une défense partisane de la foret tout aussi fausse. D’abord ce qu’ils classent en milieux ouverts est également faux puisqu’il part non pas de considérations biologiques mais du préjugé de psychologue à la petite semaine comme quoi l’homme aurait peur des « milieux fermés ». Ainsi, dans les « milieux » ouverts sont inclus les cultures. Mais si ces auteurs prennent un champs de patates pour un « milieu » ouvert, alors il faut prendre un champ de maïs pour un « milieu » fermé. Il faudrait comparer ce qui est comparable, on ne compare pas un espace de cultures intensive à la foret primaire. Il faut le comparer à une foret de (mono) culture sous laquelle il ne pousse rigoureusement rien. Cela a échappé à JC Génot parcequ’il est forestier et défend sa chapelle. Et si comme le suggèrent les auteurs on doit classer une autoroute en « miieu » ouvert, (c’est un fait qu’elle traverse la campagne en plein milieu), alors il faut considérer la ville comme un « milieu fermé » comparable à la foret. Bon ! On arrète les conneries ?

Ce qui se passe et qui justifie largement de défendre l’élevage extensif et ses milieux ouverts c’est que le point de vue des auteurs, qui reflète la tendance des ultra-écolos, est la façon désastreuse qu’a pris notre société actuelle de considérer le compromis entre la nature et l’activité humaine. Les champs de maïs transgéniques devraient s’ arretter là ou commence la nature sauvage. Qu’en est-il alors des « zones de combat » aux broussailles plus ou moins clair-semés dont le texte rappelle pourtant l’importance ? Elles n’auront plus leur place, pas plus que les haies qu ’évoquent également ce texte, les écotones comme ils les appellent et tout ces espaces agricoles faits de murets, terrasses etc… et dont le patrimoine qu’ils représentent est autant paysager qu’écologique. Les affirmations de ces ultra-écolos visent la petite paysannerie et l’élevage extensif et sont aussi dévastateurs que les bulldozers des sacageurs des campagnes. Car leurs deux visions du monde cohabitent à merveille. Cela représente donc une très grosse puissance qu’il est urgent de combatre. L’autorité que représentent en matière d’écologie ces naturalistes de haut vol me laisse de glace car, le nez dans le guidon du militantisme, ils ont totalement oublié de prendre du recul sur la situation.

Science sans conscience.

Les affirmations des bergers, la somme d’observation empirique que l’on camoufle souvent sous le mot de « tradition » pour laisser entendre que ce sont des superstitions et le simple bon sens sont opposés par les militants écologistes à « la Science » souvent d’une façon si caricaturale que l’on peut parler de superstition scientiste. C’est qu’on en viendrait à oublier que la science est basée sur l’observation ! Comme cas révélateur, il y a eu la polémique sur les vautours. En 2007 ? on a commencé à parler dans le monde rural des Pyrénées de comportements anormaux des vautours en en donnant la raison, il s’agissait d’un changement de législation sur l’ équarissage en Espagne qui avait affamé une population importante. Cette observation après avoir été niée par les naturalistes militants c’est finalement imposée, mais comme ce cas concerne des nécrophages pas bien attrayants qui normalement rendent service à l’élevage, les militants écologistes ont d’ amblé sorti l’ artillerie lourde (très lourde) sur la superstition et le fantasme d’extermination des paysans …alors qu’ il s’agissait d’un changement de législation sur l’ équarissage en Espagne qui avait affamé une population importante. On peut aller loin comme cela et ce fut le cas, la bêtise n’a pas de limite. Les militants écologistes on donc relativisé leurs point de vue pour en arriver objectivement à dire la même chose que leurs « contradicteurs » mais en échange de cette difficile concession à leurs positions, ils insistaient bien sur le fait que les animaux tués avaient de sérieux problèmes comme le cas de mises bas difficiles. Le vautour restant un croque mort de la plus haute utilité.

Soit ! Pourtant si les militantes écologistes avaient du accoucher dans une salle pleine de croques-morts pressants, elles leurs auraient quand même demandé ce qu’ils foutaient là.

Secret environnement

De la même façon, tout les faits concernant le loup sont centralisés par l’ONCFS qui les gère comme un secret d’état. Aucune de ces données ne sont accessibles et cela donne l’envie à de nombreuses personnes, toutes tendances confondues de doubler cet organisme. A quand un Edward Snowden à l’ONCFS ? Cet organisme ne donne de renseignement que lorsqu’elle a des preuves « scientifiques » (ADN par exemple) c’est à dire lorsque tout le monde sait déjà ces informations depuis longtemps, particulièrement les braconniers. On peut se poser des question sur le bien fondé de sa mission concernant le loup puisqu’elle ne permet aucune anticipation. C’est bien la Science avec un grand S, mais si elle doit toujours être décalée elle est alors systématiquement fausse, pas besoin d’avoir fait l’ENA pour le comprendre. De même, il n’y a pas besoin d’avoir fait de hautes études pour savoir que la protection de grands prédateurs tels que le loup n’est une chose envisageable que par les humains. Dans la nature cela n’est pas possible. A partir de là, donner au loup une protection aussi stricte que celle dont il jouit en France est tout à fait artificiel et je m’étonne que l’on n’aie pas anticipé les dérives de ce système ou que l’on n’ai pas appliqué le principe de précaution si cher aux écologistes. Le comportement du loup change en France comme dans tout les états ou il est présent grâce à des mesures de protection. Cela était facile à prévoir mais il n’y a que les gestionnaires officiels du loup qui ne l’aie pas fait. Cette sur-protection artificielle gène les autres espèces d’un écosystème fragile qui n’a rien de comparable avec celui du Canada. On a vu que les mesures contraignantes de protection des troupeaux ne sont pas souvent favorables à la biodiversité végétales des alpages, mais cela ne s’ arrète pas là. A t’on évalué l’insidence qu’une population aussi dynamique que le loup qui en plus jouit d’une protection stricte peut avoir sur la faune sauvage et notamment les autres grands prédateurs si difficiles à préserver, eux ? Il semblerait, par exemple que l’installation d’une meute de loup fasse disparaître les groupes de lynx déjà présents.

C’est ce genre de questionnement, dû simplement au bon sens qui m’a donné l’idée de proposer un « chantier » écologique plus réaliste pour la diversité des prédateurs. Il n’aurait pas, lui, comme but premier de nuire à l’élevage extensif et serait bien moins artificiel. (voir le précédent article de ce blog).

Les militants pro-loup ne comprennent toujours pas ce fameux mot de « biodiversité ». Il est vrai, par exemple, que la diversité des herbivores domestiques est préférable à un pâturage monospécifique. Mais pour les ultra écolos cela signifie favoriser les bovins dans les endroits ou il n’y a que des brebis mais certainement pas l’inverse. Bref à terme il ne devrait y avoir que des bovins parce qu’ils craignent bien moins le loup. Est-ce cela que l’on appelle biodiversité ? Pareillement, le fait d’avoir des animaux rustiques et résistants en élevage permet de limiter les traitements chimiques, ce qui renforce l’immunité naturelle.mais que fait l’Europe qui par ailleurs a fait le choix du retour du loup de ce savoir faire paysan qui était basé sur la tolérance?

Elle fait une guerre aux bactéries même celles qui donnent leur goût aux fromages.

Nous avons pourtant besoin de bactéries, bien sûr de façon maîtrisée. C’est un savoir aussi et on cherche à le supprimer.

Elle encourage le gaspillage en interdisant a un restaurateur de donner les reste des repas qu’il a servi le jour même à sa table, aux cochons.

Elle robotise le vivant en obligeant les éleveurs à marquer leurs troupeaux d’une puce électronique.

Elle interdit aux agriculteurs de semer des graines issus de leur propre production, c’est à dire qu’elle les contraint à la dépendance face aux semenciers.

Aujourd’hui, le résultat le plus achevé de ce programme est l’obligation du génotypage des reproducteurs mâles. Pour lutter contre la tremblante du mouton, on a identifié un gène résistant à cette maladie et donc mis en place un programme de sélection des reproducteurs mâles par génotypage. Ce critère prévaudra en 2015 sur celui de sélection que se donnent les paysans par leur savoir faire. Avec cette obligation de génotypage, il est clair que de nombreux autres cas vont se superposer à celui de la tremblante et ce ne seront plus que les analyses ADN qui détermineront les reproducteurs. Fini les échanges de béliers entre éleveurs, ce sera hors la loi ! Ce genre de règlements est insidieux car ils progressent chaque année, petit à petit, pour être moins choquant. C’est bien un avenir fait d’OGM qu’on nous prépare. Il sera fait pour et par les marchands de stérilisants ou de vaccins. Ce qui est drôle d’ailleurs c’est qu’avec la manie de la stérilisation, on n’aurait pas découvert les vaccins, car cela part du principe qu’un corps qui a été en contact avec la maladie saura se défendre plus tard et ne tombera plus malade. On inocule donc un microbe inactif. Le premier vaccin a été mis au point par Edward Jenner en vérifiant un savoir traditionnel paysan qui disait qu’un humain qui attrape la variole bovine (qui lui est inoffensif) n’attrapera plus la variole humaine qui est mortelle.

et lorsque plusieurs bactéries sont présentes dans un troupeau, cela empêche une de ces espèces de se développer excéssivement et devenir une épidémie. La diversité des races aussi permet un équilibre bénéfique. Toutes sortes de choses dont les militants pro-prédateurs s’en foutent. On ne les a jamais vu dénoncer les grands règlements européens qui détruisent la diversité et la rusticité en élevage comme l’obligation du génotypage des reproducteurs. Alors qu’ici, on est en face d’une peur des bactéries, des troupeaux bien plus grosse et savament entretenue  que cette peur du loup ou de la foret qui traineraient dans notre « inconscient collectif » et qui sont si souvent étudiés et analysés.

Bien au contraire, on  entend ces écologistes militants dénoncer le fait que les éleveurs des Alpes Maritimes sortent leurs troupeaux toute l’année « sur des terrains escarpés et difficiles » et se moquer de ceux qui considèrent leur élevage d’une race rustique à petit effectifs comme un patrimoine génétique important. C’est toute une culture commune aux ultra-écolo et aux créateurs d’OGM qui voudrait éradiquer tout ce qui est marginal. Or les bergers sont toujours forcément dans la marge, même s’ils ne sont pas coiffés avec des dreadlocks, car ils travaillent sur les friches, les no-man-lands les terrains désaffectés ou en limite avec les sites sauvages. On ne se rend malheureusement pas compte de l’intéret de cette marge, dans la société européenne actuelle encore plus qu ’avant. C’est là la grande faute des écologistes intégristes.

 

Publié dans : Non classé | le 6 août, 2013 |Pas de Commentaires »

Et la diversité des prédateurs?

 

Le retour du loup à marche forcée dans les pays signataires de la convention de Berne compte un certain nombre d’éléments qui ne sont pas naturels, quoi qu’on en dise. On prétend que les animaux proies « bénéficient » de sa présence parce qu’ils retrouvent un comportement plus vigilant. Mais le niveau de protection dont bénéficie le loup ne le rend pas spécialement vigilant et change son caractère. Il est tout à fait artificiel. Dans la vraie nature, même un super-prédateur doit se méfier. Ce n’est pas le cas du loup tel qu’on le protège en France.

Les protecteurs du loup voudraient impliquer les bergers à leurs démarche. En général, ils ont encore l’illusion que cela va s’arranger dans le temps et que « les mentalités vont changer ». D’abord c’est un leurre de croire que l’on peut changer des mentalités sans être prêt à changer la sienne. Mais il se passe surtout, que c’est l’inverse qui est entrain de se produire. Je connais beaucoup de bergers qui étaient curieux des changements à venir voire intéressés et qui aujourd’hui sont dégoutés .

On n’envisage par ailleurs aucune fin au développement des population de loups ni même de répit permettant de s’adapter. Car l’élevage n’est pas le seul à être en décalage avec ce défit, la société qui devrait le porter n’est pas prête et ne fait aucun des efforts nécessaires pour s’en prétendre digne. Viens le moment ou même le milieu naturel ou le loup s’installe fini par en être perturbé. Les bergers n’ont donc pas confiance.

Pour ma part je pense qu’il faut agir de façon plus sensée. Tout les bergers que je connais, qui se sont affichés pour la « cohabitation » entendaient par là que l’on pouvait tirer sur le loup qui attaque son troupeau et généralement avaient un fusil pour cela (à la différence d’autres, plus hostiles parce que ne voulant pas avoir à tirer). Par ailleurs, j’ai eu une courte discussion avec un vacher Suisse qui s’est fait largement connaître pour sa prise de position en faveur du prédateur. Eh bien, dès les premiers mots, il a évoqué la régulation.

La population de loups se porte très bien et, si son état de grand prédateur (celui qui occasionne le plus de dégâts) justifie qu’elle soit encore protégée, il est absurde de la considérée comme « strictement protégée ».

Les tirs d’effarouchements et toute autre technique dolosives mais non létales devraient être généralisées partout, surtout dans les parcs nationaux ou les tirs létaux sont exclus, ainsi que dans les endroits nouvellement investis par le loup.

Les tirs de défense devraient aussi être généralisés. Là, il faut encore des moyens parce que la législation actuelle est à peu près suffisante (je crois, mais les procès qui seront intentés par les associations écologistes nous dirons ce qu’il en est réellement). Mais il faut aussi chercher et développer d’autres solutions car un berger n’est pas forcément chasseur, n’a pas envie d’être forcé de le devenir et ces tirs ne sont pas une panacée.

Enfin, pour les Alpes Maritimes et plus tard d’autres départements, il faut commencer les tirs de prélèvement, la régulation. Pour cela, il ne faut pas se contenter d’un ou deux loups mais d’au moins vingt pour cent des effectifs. Car, ainsi que le disent les militants écologistes tuer des loups les rendent plus prolifiques, ils tâchent de remplacer ceux qui sont perdus. Parfois également, cela divise des meutes qui, se retrouvant plus petites tâchent de s’accroître. Donc, comme les autres techniques, une fois cette solution adoptée, il faut l’exécuter sans hésitation. Depuis trop longtemps, des mesures insuffisantes habituent progressivement le loup à l’homme.

Ce taux de vingt pour cent, n’est pas encore celui qui serait nécessaire pour stopper totalement le développement du loup dans cette zone, ce qui devra tout de même avoir lieux un jour car même si cette espèce fini par s’ autolimiter, le nombre d’individus ne sera alors pas supportable.

Le loup n’est pas une de ces « espèces parapluie » certes emblématiques mais fragiles dont les mesures de protection seraient bénéfiques à toute une série d’autres espèces . La protection du loup en elle même n’est qu’un travail de police pour lutter contre le braconnage, et encore…Le « modèle Italien » nous montre que là ou cela n’est pas vraiment fait, le loup se porte tout aussi bien. Par contre les mesures contraignantes de protection des troupeaux présentent un certain nombre d’effets négatifs qui n’ont pas étés réellement évalués (concentration des déjections, sur-pâturage autour des cabanes, sous-pâturage des terrains éloignés, piétinement excessif pour ramener chaque soir le troupeau à la cabane). Par ailleurs, la rigidité de ces mesures empêche souvent le berger de faire une gestion plus fine du pâturage. Cette espèce « parapluie » servant de référence à la gestion écologique serait donc à chercher chez d’autres espèces, éventuellement aussi de prédateurs dont le travail de protection ne se limite pas à en supporter les dégâts.

Aussi, étant sensible, comme la plus part de mes collègues, aux défis que représente la préservation de la biodiversité, même concernant le sujet des prédateurs, je propose de commencer un autre chantier ou les bergers auront plus de possibilité de s’investir : la communauté de prédateurs.

En effet, là ou le loup est déjà présent, il est tout à fait envisageable de favoriser l’installation d’autres prédateurs, (ours lynx etc…) qui parfois occuperont un espace à la place du loup. Certes, d’autres fois ils se superposeront, mais cela ne sera pas pire qu’avec le loup seul, surtout si cela doit permettre d’obtenir des garanties quand à la gestion des prédateurs.

Car lorsqu’on parle de « biodiversité », on oublie trop souvent la fin du mot.

L’élevage ovin se sent abandonné, distribuer des indemnisations et encourager les éleveurs à acheter des patous et à mettre leurs troupeaux en parcs nocturnes ce n’est pas faire de la « cohabitation » car il n’y a pas l’équivalent de travail sur le loup.

D’un côté on a la société de consommation qui idolâtre le loup, en fait un objet très vendeur et lui est reconnaissant de s’en prendre à une profession qui la gène dans sa logique agressive. De l’autre côté, les association écologistes ne conçoivent la progression du sauvage que comme une régression de l’élevage extensif et ne sont plus capables de remarquer que la prédominance marquée du loup sans chercher un équilibre des espèces n’est plus de la « biodiversité ». Le loup est sur-protégé parce qu’il est celui qui nuit le plus à l’élevage et qu’il faut soumettre celui ci. Mais les autres prédateurs, eux, nécessiteraient bien plus d’efforts et cela serait mieux compris. Comment se fait-il qu’il n’en soit rien ? Dans la gestion des espaces naturels, on est obligé de lutter contre les espèces envahissantes pour pouvoir permettre à d’autres espèces plus fragiles de s’épanouir. Or, pour les prédateurs, il semblerait par exemple que la présence du loup coïncide avec la disparition de groupes de lynx. Ou est la biodiversité ?

Avec un projet comme celui là, il est possible de laisser décanter le sujet du loup qui est imposé d’une manière forcée que personne n’arrive à gérer et dont personne n’assume la responsabilité. Mais en même temps, il permet aux bergers de bonne volonté dans ce sens qui ont étés démotivés de se réinvestir pour la biodiversité, en étant acteur de cette diversification des prédateurs. A terme, ils pourront trouver le vrai équilibre avec la faune sauvage.

S’il est vrai que la protection de l’ours pose aussi de gros problèmes d’acceptation (pour un prédateur moins meurtrier), on pourrais facilement en trouver la raison. J’ai lu pendant des années des articles faisant écho de la violence du conflit autour de l’ours des Pyrénées. On y stigmatisait grossièrement la pratique des petits troupeaux en liberté totale qui serait incompatible avec la présence de grands prédateurs et serait donc une « mauvaise habitude ». C’est bien plus tard, en lisant un journal de bergers Pyrénéen et en discutant avec eux dans des réunions de bergers, que j’ai compris. Le brouillard semble un élément très fort dans les Pyrénées, un brouillard épais. Dans ces moments là le berger ne peut pas garder son troupeau et encore moins le protéger,raison pour laquelle les pertes en estives son plus du double par rapport aux Alpes. Dans ce contexte, le berger a bien sûr beaucoup de travail pour rassembler le troupeau lors des éclaircies, mais ce travail n’est guère différent de celui que font les éleveurs qui montent régulièrement rassembler et soigner leur petit troupeau. Au lieu de tenir compte de cette spécificité qui s’imposait de façon évidente, les ultra-écolos ont préférés dénigrer les pratiques des éleveurs locaux avec le résultat que l’on connait. Il est urgent de mettre plus d’originalité dans la recherche et la promotion des techniques de protection en incluant les cas particuliers comme ces troupeaux non gardés, car le loup fera bien plus de dégâts quand il arrivera dans les Pyrénées.

Ce projet de favoriser les espèces de prédateurs plus fragiles en échange d’une gestion plus forte du loup est un compromis mais un vrai, de ceux qui sont bien meilleurs que la moyenne des deux autres solutions. Il demande un effort d’acceptation pour les paysans, mais objectivement ce sera une avancée de leur situation. Pour les écologistes, ça dépend des quels on parle, de ceux qui ont une fascination mystique pour le loup ou de ceux qui se préoccupent aussi bien d’insectes ? Je me doute bien sûr que tout le monde ne sera pas d’accord puisque la mode est de faire de la surenchère. Mais il faut s’approprier ce combat pour la biodiversité et les autres aspects de l’écologie car la convention de Berne est morte et on s’en rendra bientôt compte. Les atteintes à la nature sont de plus en plus délirantes et les technocrates ne la sauveront pas.

La convention de Berne est une coquille vide, certes très contraignante, mais qui n’a plus aucune vie. Quelle est sa légitimité ? Je n’en sais rien. Est ce qu’un jour des élus du peuple ont pu participer à son élaboration ou son évolution ? On peut réellement se poser la question car c ’est un texte auquel on se réfère pour dire « ce n’est pas ma faute, c’est la convention de Berne qui le veut ». Personne ne la revendique mais beaucoup s’en servent comme d’un texte intouchable. Tout changement serait impossible parce que l’on prétend chaque fois que les autres membres signataires ne seraient pas d’accord. Mais ce système volera bientôt en éclats car plusieurs pays sont tentés de revenir sur leurs engagements en tout cas concernant le loup.(Norvège, Suède, Suisse). Le premier qui le fera sera immédiatement suivi de nombreux autres. A ce moment, nombre de militants écologistes se trouveront désemparés car ne comprenant pas la démocratie à la quelle ils seront directement confrontés. A la place de règlements incompréhensibles, il leur faudra trouver des projets enthousiasmants. Il serait dommage d’attendre d’y être obligé.

Publié dans : Non classé | le 18 juillet, 2013 |Pas de Commentaires »

Haro sur les terrains difficiles.

 

Les associations écologistes, après s’être prêtées à un grand casting de celui qui tiendra le mieux le rôle de l’écologiste outré, à propos du quota de 24 loups, ce sont unis pour faire un communiqué commun.

Encore un loup tué pour rien par l’Etat Français

La première partie du communiqué est sans surprises et peut se discuter.

L’ASPAS, FERUS, la LPO PACA et la SFEPM dénoncent une nouvelle fois le scandale et l’aberration des « tirs de prélèvement ». Ces tirs consistent à tuer un loup possiblement très loin du bétail, sans rapport avec la prédation. Tuer un loup ne sert absolument à rien et n’empêchera pas les troupeaux de subir de nouvelles prédations.

Les tirs de prélèvement ont effectivement peu d’efficacité sur le comportement du loup. Pour cela, il faut des tirs de défense létaux ou non létaux. Mais je me rend compte que, si sur le principe cette solution fait l’unanimité même chez les écologistes que j’ai rencontré (les tirs non létaux), c’est surtout en pensant que « cela va occuper les bergers et on aura la paix». Personne n’a jamais proposé un programme sérieux visant à entretenir la crainte de l’homme et de son troupeau par le loup. Ce qui se passe dans les Alpes Maritimes c’est que le nombre de loups est à présent tel, qu’il faut envisager la régulation. Elle serait plus efficace si les loups étaient tués lors d’attaques de troupeaux, dans des tirs de défense. Mais pour arriver à cela, il faudrait permettre à tout berger possédant un permis de chasse, de tirer sur le loup qui attaque son troupeau. Car, ainsi que le disent les associations écologistes, tuer une seule louve ne sert à rien. Seulement si on incite tout berger à avoir un fusil, ça deviendra le far west, et le berger sera engagé en fonction de son permis de chasse au détriment d’autres qualités qui sont d’avantage liées à son métier. Il faut donc bien envisager ces tirs de prélèvement par l’ONCFS ,les chasseurs et les louvetiers. Pour faire une « éducation du loup » avec tirs non létaux et autres techniques, il faut s’y prendre des le début mais massivement et sans hésitation sans quoi on habitue progressivement le loup à l’homme, le contraire de l’effet recherché.

Pourmoi, il est trop tard aujourd’hui pour appliquer dans les Alpes Maritimes les mesures qui auraient permis une alternative aux tirs létaux.

Mais ces paragraphes là :

Dans les Alpes-Maritimes, beaucoup de troupeaux sortent toute l’année dans des terrains escarpés et broussailleux. Ce département concentre près de la moitié des prédations sur le bétail alors qu’il ne compte qu’une toute petite minorité des ovins présents dans l’aire de répartition du loup en France. Ce mode de pastoralisme avec des très grands troupeaux souvent mal gardés est-il vraiment adapté ?

Les éleveurs d’ovins à viande sont victimes d’une situation économique de la filière déplorable depuis de nombreuses années. La viande de mouton se vend mal, à perte, et les exploitations de montagne ne survivent que grâce aux subventions publiques qui représentent l’essentiel de leur revenu. Ce choix de société est-il le bon : faut-il s’acharner à faire pâturer des moutons dans les secteurs les plus difficiles tout en refusant toute cohabitation avec la biodiversité dont le loup ?

Nous prouvent clairement que ces associations envisagent notre disparition. En effet, on nous dit que les Alpes Maritimes concentrent la moitié des prédations alors qu’elles ne comptent qu’un faible pourcentage des ovins confrontés au loup et on fait des sous entendus pour expliquer cette situation « bizzare ». Comment peut-on à ce point prendre le lecteur pour un simplet ? Si ce département compte, de loin, le plus de dégâts de loups, c’est bien évidemment parce que c’est celui ou les loups sont les plus nombreux. Le pourcentage d’ovins tués par loup est identique aux autres départements compte tenu du temps de pâturage. A partir de là, il n’est pas question de laisser dire que les éleveurs de ce département ne se protègent pas. Cet argument est donné par ces associations dès qu’elles rencontrent un problème pour justifier les dégâts de loups sans jamais chercher à prouver leurs dires. Il s’agit de diffamations qui pourraient valoir un procès car c’est toujours les berger les plus exposés qui passent pour de mauvais praticiens ajoutant encore à leur désarroi.

Dans ce textes, les associations baissent le masque et confirment clairement cet acharnement.

Les troupeaux ne devraient pas sortir toute l’année ? Et pour quelle raison dans un département qui jouit d’un climat méditerranéen ? L’hiver est pourtant le moment ou il y a le moins de risque pour la flore et la faune. Voilà que les associations sois disant « écologistes » font la chasse aux animaux rustiques en élevage ! C ’est nouveau, car tout ceux qui élaborent des programmes de gestion écologique par le pâturage plébiscitent ces animaux là et se désolent que l’on ait moins la culture pastorale ainsi que le courage et le savoir faire pour faire pâturer les endroits difficiles «  escarpés et broussailleux ».

Dans d’autres départements ces associations critiquent systématiquement le trop grand nombre d’animaux d’élevage et il arrive quelques fois que ce soit justifié. Il est donc sidérant que dans le cas de ce département on fasse comprendre que le fait qu’il y ait peu d’élevage ovin justifie de faire disparaître celui ci complètement. A ce point là on ne peut même pas dire que ce soit incohérent, ça l’est tout à fait : mettre la pression pour réduire l’élevage puis en profiter pour le faire disparaître sous prétexte que cette activité est insignifiante. Mais que penser de ces associations ?

De même, un cas plus classique, la présence de grands troupeaux est encouragée par ailleurs pour se préserver du loup et permettre une meilleur surveillance par un ou deux bergers. Mais le moment venu cela sert d’argument contre le pastoralisme, sous prétexte qu’un grand troupeau aurait des effets néfastes sur la biodiversité (ce qui n’est pas du tout si évident). Il me semble qu’il serait tout à fait vain de chercher une explication honnête et rationnelle à ces incohérences. Les militants des associations qui ont signé ce texte ne supportent pas les animaux d’élevage, c’est évident. Il faudrait les cacher dans des bâtiments comme en élevage industriel.

Pour FERUS, on sait que cette association ne se soucie pas vraiment de « biodiversité »mais seulement de trois espèces, et qu’ils ont ainsi une vue courte concernant l’écosystème. Pour l’ ASPAS, les intégristes qui composent cette association n’ont jamais été des références dans le travail avec le monde rural. La LPO est la ligue pour la protection des oiseaux…

Publié dans : Non classé | le 3 juillet, 2013 |1 Commentaire »

Les bergers, une profession à épargner ?

 

Le site : « La Buvette des Alpages » fait passer un texte très représentatif de son humour de chiotte http://www.buvettedesalpages.be/2013/06/la-haine-pour-tous.html  Il est évident, rien que par le titre, que l’auteur de l’article « la haine pour tous » dévoile en les imputant à d’autres nombre de fantasmes qui l’animent lui même, particulièrement lorsqu’il écrit « Il y a quand même une profession à épargner : les bergers. »

Je connais bien cette idée qui voudrait que les bergers soient, bien évidemment, « avec nous » (ici, c’est sous entendu: avec les militants pro prédateurs) et là, il y a vraiment des choses à mettre au point . Tout le monde essaye effectivement de s’approprier l’image du berger qui a gardé un « capital de sympathie » assez fort. Mais si certains éleveurs peuvent le faire abusivement, il ne faut pas oublier que berger n’est pas exactement synonyme d’ « ouvrier agricole travaillant dans l’élevage ovin ». Le nombre de bergers-éleveurs est important d’autant plus que, contrairement à ce qu’imaginent bien des citadins, il y a du travail de garde en dehors de l’alpage.

Le berger est en contact avec une nature plus sauvage que sur les exploitations, seulement il ne faut pas longtemps pour comprendre que c’est bien cette forme de pâturage qui gène le plus les ultra-écolos, pas l’exploitation intensive. Du coup, ils font aux bergers un numéro particulièrement acrobatique pour les embobiner malgré des contradictions sans fin.

Il est évident que pour être berger il faut une sensibilité à l’écologie et que sa situation lui permet plus de recul et de réflexion sur son travail que dans le côté « chef d’entreprise » et le stress qui va avec. Mais il n’y a pas de berger sans éleveur, or les écolos intégristes l’imaginent pourtant bien. Il y aurait même des bergers sans brebis ! Je ne plaisante pas, j’ai souvent été confronté à des illuminés, parfois des personnalités reconnues, qui le pensaient réellement. Ainsi, des la deuxième année dans ce métier, j’ai été contacté par un militant pro-prédateur qui avait besoin de ma collaboration comme figurant dans un petit film. J’avais accepté, a priori car je collabore volontiers avec les personnes qui s’investissent honnêtement dans l’écologie, même concernant les prédateurs. Là, il, c’est agit de l’une des fois ou je me suis fait avoir car après la période des amabilités d’usage, cet homme c’est progressivement lâché et a exhibé son mépris pour les moutons, (animal grégaire donc bête etc …) ainsi que pour toute la culture qui va avec. Je suis resté stupéfait parce que s’il m’avait contacté c’était bien parce qu’il cherchait un berger. La contradiction était si énorme que j’ai cru a un quelconque second degré, une provocation de bon aloi. Eh bien non, cela existe ce genre d’illuminé et c’est même fréquent.

La force du métier de berger est surtout dans son authenticité et cela est fragile lorsqu’il s’agit d’un métier qui incarne tant de fantasmes. Certains imaginent la préserver en perpétuant l’image du berger ermite ne s’intéressant pas à l’actualité.

Pour d’autres qui gardent l’idée d’un berger naïf donc influençable, Il faut le soustraire aux influences néfastes et donc le saturer de la sienne. Parfois on parle en leur nom sans pouvoir justifier cette ingérence. Trop peu de gens écoutent vraiment l’avis des bergers. Evidemment, là encore, la forme y est en général. On l’écoute patiemment (lorsqu’on a du temps) mais il s’agit de lui faire exprimer un certain nombre d’éléments qui seront utilisables dans un autre contexte.

C’est réellement un grand gâchis que de ne pas prendre comme référence la parole des bergers lorsqu’ils s’expriment spontanément.

Car nous sommes dans une société qui, avec sa « téléréalité » est très fortement théatralisée. Les forums et autres sois disant débats sur internet permettent à chacun de s’exprimer sans avoir de connaissance particulière. L’écran est un miroir très flatteur pour les narcisses modernes et cela fait des émules. A ce jeux là, le militantisme écologique est très vulnérable …et s’en rend très peu compte. Pour combien de supporters du loup, cet animal est l’équivalent d’un personnage de jeux vidéo ? L’authenticité a du mal à émerger dans ce contexte. Les causes dites à « but non lucratif » sont particulièrement sujette à ce problème, elles permettent de s’ériger en sauveur de la planète sans se rendre compte du côté abstrait qu’a une structure qui n’a aucune obligation de résultat. On en est arrivé depuis longtemps au point ou des militants sois disant désintéressés parce que gagnant fort bien leur vie par ailleurs dans des activités bien éloignées de l’écologie, dénigrent et parfois sabotent le travail de personnes qui sont paysans par conviction, pour se donner et donner aux autres une qualité de vie de plus en plus difficile à trouver. Cela signifie par ailleurs des sacrifices qu’on est loin de prendre en compte à leur juste valeur.

J’ai entendu à plusieurs reprises rétorquer que berger est une passion que nous avons bien de la chance de pouvoir exercer et pour cette raison n’avons à protester de rien. Cela signifierait un manque de conviction incompatible avec l’exercice de ce métier.

J’ai honte pour ceux qui utilisent cet argument. Car quelqu’un qui sciemment aurait choisit un métier qui l’ennuie serait vraiment bête et ne mériterait aucune compassion.

Bien sûr qu’il nous faut défendre le métier et nous ne le faisons pas qu’au sujet des prédateurs. Il se trouve que c’est le sujet le plus médiatique et pas par notre faute. C’est une mode. Nous avons de fortes raisons de craindre pour notre métier car les choix qui sont faits au sujet de la prédation sans appliquer le sacro-saint « principe de précaution » cher au parti EELV sont irréversibles. S’ils échouent, il sera trop tard pour nous. Or la situation n’a de cesse de se dégrader.

Mais ce qui est plus préoccupant c’est l’état d’esprit qui préside à cet engouement

et qui culmine dans ce monument de haine pour la paysannerie qu’est la « Buvette des Alpages ». On pourrait penser que ce site outrancier serait conçu comme une caricature de l’écologie militante, avec son humour gras et ordurier. Je l’ai cru, j’ai essayé longtemps de décoder cet humour en supposant qu’il serait le fruit d’une autre culture qu’il faudrait prendre le temps et la patience de comprendre. Mais force est de se rendre compte que non ! C’est de la haine au premier degré, sans aucune objectivité de la part de l’auteur. Il a été savamment conçu pour encourager également les lecteurs a abandonner leur esprit critique et à abonder lourdement dans la grossièreté. Des personnalités scientifiques reconnues, sûrement à juste titre, ce prêtent au jeux et se vautrent dans cette merde comme si cela devait faire avancer leur cause.

Bien évidemment, internet permet également a des sites défendant la ruralité de s’exprimer et cela se cristalise souvent dans un combat anti-prédateur pas forcément plus objectif. Je reconnais avoir beaucoup plus d’indulgence pour ceux qui s’ expriment ainsi car leurs craintes sont tout de même autrement fondées et la manipulation beaucoup moins élaborée.

Cela prouve surtout qu’il est à peu près impossible de faire un grand site internet d’information et de commentaire militant sans qu’il ne dégénère dans le temps, sauf à donner des règles strictes et impartiales qui réduiraient le nombre de commentaires. Cela n’est de ce fait pas prisé des webmasters.

Alors, berger un métier à préserver ? Oui bien sûr et je reconnais que l’intention y est de part et d’autre, mais pas un berger qui serait là pour autre chose que les brebis et leur environnement. Sans quoi, c’est asservir l’image du berger. Préserver le métier c’est laisser ses praticiens suivre leur voie.

Pour préserver le métier, il faut consentir à le renforcer. La seule chose que peuvent faire les écologistes est de permettre aux bergers de pouvoir acquérir d’avantage de connaissances en écologie pour qu’il puissent en tenir compte dans les décisions qu’il prennent. Mais cela ne sera possible qu’en donnant une formation ouverte et objective qui ne soit pas assujettie à un militantisme.

Publié dans : Non classé | le 29 juin, 2013 |Pas de Commentaires »

atelier d’écriture de Champoléon

Bonjour

Comme l’an dernier, j’organise un atelier d’écriture pour les bergers à la Maison du Berger de Champoléon les 19 et 20 octobre.

L’animateur est un professeur agrégé retraité de l’école normale, des exemples sont visibles sur ce site.

Il faut amener un texte d’une dizaine de lignes écrit en estive.

Les exercices sont basés sur des jeux que nous retravaillons. Il n’y a absolument aucun complexe à avoir. Alors venez nombreux.

pour plus de précisions et pour s’inscrire appelez moi au 0781466211.

A bientôt

Mathieu

ps mon alpage sera à Villars de Lans dans le Vercors

Publié dans : Non classé | le 3 juin, 2013 |Pas de Commentaires »

Résistranshumance

Des nouvelles sur la lutte contre la robotisation des animaux d’élevage

resistranshumance04.over-blog.com.

Publié dans : Non classé | le 18 mai, 2013 |Pas de Commentaires »

Un séminaire sur la prédation par le CERPAM

http://WWW.CERPAM.fr/seminairepredation.html

Publié dans : Non classé | le 5 avril, 2013 |Pas de Commentaires »

Plan loup

Il est assez drôle de voire comment l’annonce faite du plafond de 22 loup prélevable pour 2013 a provoqué toute une série de réactions offusquées et très théatralisées alors que tout le monde sait que ce plafond est totalement fictif. En 2012 ce plafond était de 11 loups et seulement trois ont étés tués officiellement, un en tir de défense et deux en tirs de prélèvement (selon FERUS même).

Il est vrai que les tirs de prélèvement n’ont certainement pas servi à grand chose directement puisqu’il s’agissait de n’importe quel loup, ce qui dans une meute peut être insignifiant. On pourrait donc se réjouir que ces prélèvements aléatoires ne soient plus de mise dans le nouveau « plan loup ». Encore faut-il qu’ils soient remplacés par une solution cohérente avec des moyens adéquats. Car malheureusement, il semble que tuer un loup bien défini, n’est pas réalisable en France, en tout cas l’ ONCFS n’a jamais su le faire. Ainsi, prélever un loup au hazard aura au moins eu le mérite d’entretenir une pression sur ce prédateur. C’est ainsi que cela se passe dans tout les autres pays ou le loup est plus anciennement présent et qui sont régulièrement cités comme exemple parce que tout s’y passerait bien. En Espagne ce sont au moins 400 loups qui sont tués chaque année et tout se passe très bien. En Italie on ne sait pas car on y compte presque officiellement sur le braconnage et cela doit faire vraiment beaucoup par rapport à la France. La aussi, aux dires des écolos tout ce passe très bien. Il est assez sidérant de remarquer comment les grandes associations écologistes, sont capables de fournir elles mêmes les arguments pour la régulation. Dans sa lancée, l’ASPAS en était même arrivée un jour, à prétendre qu’en Suisse tout se passe mieux qu’en France . Sachant que ce pays est celui qui applique le plus fortement la solution de la régulation dans un pays ou le loup est récemment de retour, il y a vraiment de quoi rire. D ‘ailleurs, en Espagne et en Italie, les indemnisations sont très faibles voire nulles pour mieux inciter les éleveurs à se débrouiller eux mêmes.

Ces deux tirs de prélèvements faits au hazard auraient pu être avantageusement remplacés par des tirs non létaux massifs. Malheureusement, il est évident que pour mettre autre chose qu’une balle dans son fusil, il faudrait être un défenseur des loups et là il y a un tabou. La solution de « l’éducation du loup » a toujours été tournée en dérision par les intégristes de l’écologie. Cette attitude est totalement irresponsable de leur part . En effet, leur discours concernant les troupeaux est que l’on a perdu l’habitude de se préserver des prédateurs et pris de mauvaises habitudes. Sur les herbivores sauvages, il paraît que leur comportement a dégénéré faute d’avoir un prédateur de même que la qualité du cheptel qui manque de sélection. Mais cette sélection, ce comportement vigilant, le prédateur n’en aurait pas besoin ? Pour développer la population non, mais pour pouvoir coexister avec les humains si , évidemment.

Pour moi ce plan loup va dans le bon sens s’il peut réveiller les écolos afin qu’ils s’investissent dans des techniques qui peuvent protéger le loup de la sorte (parce que la protection des troupeaux, elle, est déjà bien en place et n’est pas la part de travail qui leurs revient. Elle n’est d’évidence pas suffisante à elle seule). Et même si les écologistes n’ont pas le bon sens de réagir ainsi , la pression de chasse sur le loup aura par elle même un impact bien plus significatif que le risque d’éclatement des meutes dont on parle tant mais de manière abstraite.

Enfin, il est évident que même en atteignant le quota de 22 loups tués,(ce qui est tout a fait improbable) cela aura un impact dérisoire sur le développement de la population. Bien des discutions sont donc vaines voire ridicules . Il faut envisager des moyens efficaces dans le temps et sur plusieurs génération de loups. Mais quand FERUS dit : « Nous mettons en avant depuis le début du Groupe Loup France que la protection des troupeaux est LA solution efficace contre les dégâts que peuvent causer les loups, nous nous devons de défendre cette idée partout où elle n’est pas ou mal envisagée » Cette association fait preuve d’irresponsabilité car elle n’envisage qu’une solution qui implique le travail des éleveurs . Les situations à problèmes sont d’ amblé mises sur le compte d’une mauvaise protection. Emballez c’est pesé ! Les missionnaires de FERUS doivent apporter la lumière des bonnes pratiques sans écouter ceux à qui ils s’adressent. C’est écrit noir sur blanc dans cette phrase.

 

Publié dans : Non classé | le 27 mars, 2013 |2 Commentaires »

Radicalisme ou justice


 Il faut croire qu’entre les deux il faut choisir.

 Après le texte, clairement injurieux envers les agriculteurs, de Gérard Charollois http://www.ecologie-radicale.org/index.php?option=com_content&view=article&id=464:eduquer-les-nuisibles&catid=46:edito&Itemid=90  J’ai cherché à me documenter sur l’ association Convention Vie et Nature. On trouve sur leur site une charte et un manifeste « pour une écologie radicale » globalement assez sensés mais dont on ne retrouve rien dans l’ensemble des articles affichés sur le site, y compris les archives consultables. L’intention affichée dans la charte est de changer complètement la société :« Le combat pour l’écologie est donc d’ordre politique, économique, social, juridique, culturel, scientifique, technique, philosophique et comportemental »

Or l’ensemble des articles du site s’en prennent à quelques têtes de turcs qui sont pourtant dépendants d’un contexte,c’est l’arbre qui cache la foret.

Par rapport à l’agriculture, j’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé de la part de cette association aucune contre-propositions constructive, aucun encouragement pour les personnes si nombreuses qui ont pris leurs propres initiatives.

 C’est à croire que les membres de Convention Vie et Nature mangent en cachettes comme les autres vont aux WC. Avec des phobies de cet ordre, il est difficile de parler de la vie.

Je suis bien évidemment anthropocentriste . Il me semble normal pour un homme de réagir avec ses sentiments, sa perception du monde, sans quoi il a de ce qui l’entoure une conscience totalement abstraite . C’est le cas pour n’importe quel être vivant. Lorsqu’on a commencé à abandonner l’idée de se représenter l’homme comme un microcosme, un petit monde à l’image du macrocosme, le grand monde, on a fait le premier pas vers la bombe atomique.

 Lorsque je regarde le site de CVN je ne trouve que des références à la loi, aux règlements etc… sûrement une déformation professionnelle du président.

La loi comme le dit Lanza d’el Vasto, c’est ce qui sert à vivre confortablement dans le désamour. La loi, c’est ce que l’on utilise lorsqu’on veut contraindre l’ autre. De fait, dans le site de CVN il n’y a pas d’autres alternatives, ces gens sont tous des urbains et clament très clairement leur méfiance, voir leur mépris du monde rural. Ce ne sont donc pas des producteurs de denrées agricoles mais des consommateurs, forcément. Les actions les plus efficaces qu’ils auraient pu faire auraient donc eu pour but d’agir avant tout sur le monde dont il font parti, les consommateurs, qui sont plus que les producteurs déterminants sur la production agricole. Qu’en est-il ? Rien ! On a beau éplucher le site CVN on y trouve toutes sorte de malédictions sur les paysans ou les producteurs en général mais aucune contre-proposition constructive. C’est très facile d’être écologiste à ce compte là. De même aucune initiative spontanée n’est relevée dans ce site, uniquement ce qui passe par la loi. Il y a proportionnellement beaucoup plus de paysans qui résistent au productivisme malsain ou qui se remettent en question qu’il n’y en a dans ces mouvements écolos.

L’agriculture raisonnée et autres apellations, fustigés par la CVN sont des normes ou décrets que l’état à pris afin de se dédouaner de ses obligations pour la préservation de la nature. CVN les critiques parcequ’ils sont estimés trop timorés et c’est vrai que si l’on s’en tient à la lettre et que l’esprit n’y est pas cela n’est pas forcément convaincant. Mais la motivation sincère dans cette activité est une chose totalement étrangère à la CVN et cette association n’aura jamais la moindre influence en ce sens.

Au niveau politique, CVN voudrait la disparition du sénat. Pourquoi ? Parce que les sénateurs seraient ruraux……… Je l’apprend, mais il me semble que dans un pays aussi centralisateur que le notre, il ne serait pas mauvais d’avoir à Paris des représentants du monde rural.

Pour CVN être issu du monde rural c’est être influencé par la tradition rétrograde, la principale plaie de l’humanité. Ce n’est pourtant pas la tradition qui a inventé les centrales nucléaires. CVN aspire à des décideurs politiques européens et internationaux .Etre le plus éloigné possible du terrain semble être un gage de gouvernance juste. C’est pourtant une loi européenne qui va obliger en 2015 les éleveurs à l’achat exclusif des reproducteurs de leurs troupeaux dans des centres de sélection agréés. Un grand pas de plus, officiel et européen, vers la robotisation des animaux d’élevage. Il n’y a que des paysans qui s’insurgent contre un tel abus. La CVN en tout cas s’en fout et n’osera jamais contredire ce qui fait le socle de ses convictions, la contrainte, le contrôle.

CVN insiste pour être solidaire avec toutes les actions qui se réclament de l’écologie, « l’heure n’est pas à la division » mais ne faut-il pas faire attention à l’authenticité d’un combat qui devient de plus en plus médiatique avec tout ce que cela comporte comme dérive ? Est’-il normal que de grandes et puissantes associations participent à l’ anéantissement de la culture de peuples indigènes très frugaux et, bien évidemment, traditionnels pour permettre un tourisme écologiste de luxe ? Toute sorte de questions que la CVN ne se pose pas et qui prouve qu’elle est bien loin de ce combat total: politique, économique etc…….Par rapport à cela, les paysans ne peuvent pas tout faire tout seuls, si on ne transforme pas le monde avec eux, ils parviennent vite à leurs limites. Pour faire cette agriculture respectueuse de la nature au point ou la rève la CVN il faudrait énormément de bras et non pas 4 pour cent de la population. Mais si c’est pour être traité d’arriéré ou de crétin des Alpes les vocations ne se bousculeront pas. Si c’est pour être considéré comme un serf devant faire alégence aux technocrates, aux urbains, aux politiques, aux écolos bobos, on se doute qu’on ne fera pas rêver grand monde et aujourd’hui, les paysans sont la catégorie socio-proffessionnelle ou l’on se suicide le plus.

On ne changera pas grand chose si on ne fait pas d’abord un tel travail sur soi même puis sur son entourage et ainsi de suite. Or la CVN a préféré opter pour le camp des grandes gueules qui s’en prennent à tout ce qui est possible pourvu que ce soit loin de leur sphère.

Publié dans : Non classé | le 5 mars, 2013 |1 Commentaire »
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