La fin du rève européen ?

 

 Il fut un temps ou la création de l’Europe était source d’enthousiasme. Cela signifiait la solidarité entre les peuples. C’était un projet qui voyait le jour au lendemain de la deuxième guerre mondiale entre d’anciens ennemis afin qu’un tel conflit ne soit plus possible.

Depuis, le rève se réalise, devient plus pragmatique, il devient de plus en plus l’affaire de professionnels techniques. C’est inévitable. Mais si les citoyens se démobilisent, ce projet risque de perdre son âme voir de se pervertir et devenir aussi dangereux qu’une dictature. C’est tout de même aux décideurs de faire en sorte que l’Europe reste l’affaire de tous.

Or les citoyens, de plus en plus souvent, se demandent si les technocrates qui font fonctionner la communauté européenne ont encore des comptes à rendre aux peuples.

Pour le métier de berger, l’activité récente de l’Europe les concernant fait froid dans le dos. Il a fallu, par exemple, se défendre avec les éleveurs contre la robotisation du vivant que souhaitait l’Europe dans un projet de règlement obligeant à génotyper les animaux reproducteurs mâles afin que ce soient des techniciens, et non plus les éleveurs, qui en fassent la sélection.

L’obligation de marquage électronique des animaux est également choquante pour ceux qui s’efforcent de perpétuer un lien direct avec leur troupeau.

Récemment, les bergers ont étés choqués par la façon dont les administrations Européenne mais aussi Française considèrent leur représentativité dans les discutions au sujet des grands prédateurs alors qu’ils sont la profession la plus impactée par ces animaux.

En effet, la France consulte régulièrement les différents partenaires de ce sujet par des réunions appelées Groupe National Loup. Sur plusieurs dizaines de représentants d’organismes divers, il n’y a qu’un seul représentant de bergers autorisé à siéger. Certes, certains syndicats d’éleveurs peuvent être représentés par des éleveurs bergers, mais la problématique est tout de même différente.

Au niveau européen, les choses sont bien pires encore. Il a été créé une « plate forme européenne sur les grands prédateurs » dont les bergers sont franchement exclus. Il s’y trouve outre les incontournables WWF et IUCN, une institution sensée représenter l’ensemble des associations écologistes d’Europe, Une instance semblable pour les parcs naturels, deux instances sensées représenter tout les chasseurs d’Europe (du fait que les chasseurs très riches ont réussi à être représentés à part), une institution représentant tout les propriétaires terriens et donc, tout de même, une institution sensée représenter tout les syndicats d’exploitants agricoles d’Europe. Mais il ne s’agit que des syndicats majoritaires. L’Europe a donc ressussité le principe du syndicat unique et mis à mal une diversité si chèrement acquise.

Voici la composition précise :

CIC – The International Council for Game and Wildlife Conservation (Bernard Lozé, president)

.Joint representative of Finnish and Swedish Reindeer Herders (Anne Ollila, director)

Cette plate forme demande au préalable, pour participer aux débats, de reconnaître la directive habitat qui protège les grands prédateurs. Or ce texte a été imposé par des technocrates et n’est pas négociable. En quoi les éleveurs seraient concernés ? On peut évidemment se douter qu’il est valorisant pour un syndicat qui se veut dominant d’être considéré comme interlocuteur unique par les décideurs européens.

Et donc, l’europe a encore une fois, oublié d’inviter les bergers à ses discutions. Quelle est la légitimité d’une telle plate forme?

Aujourd’hui, l’institution européenne se distingue à nouveau par un projet qui devait rester secret. Il s’agit pourtant rien de moins que de changer la directive habitat, à laquelle les participants à la plate forme Européenne venaient juste de faire allégeance, afin d’étendre la protection du loup aux bâtards de loups et de chiens.

Sans entrer dans le fond du sujet, il est choquant que de telles décisions soient soumises en cachette aux instances Européenne.

La réaction par rapport à ce genre d’imposture me pose aussi un problème. C’est, par la force des choses une réponse dans l’urgence. Elle doit être fortement marquée. L’initiative en vient donc d’associations qui se sont donné les moyens pour s’informer et communiquer dans le but de défendre les éleveurs sur le sujet du loup. Bref, pour faire court, des associations « anti loup ». Les associations de bergers ou les syndicats d’éleveurs ayant des buts plus large ont étés pris en traître, eux.

Il ne me choque pas qu’il y ait des associations anti-loup, puisqu’il y a des associations pro-loup. Sur bien des sujets ou les bergers étaient dans des échanges constructifs et sensés avec des écologistes, ils ont étés consternés de découvrir ce qu’au niveau national les fédérations dont faisaient parti leurs interlocuteurs communiquent. Ce sont là encore les plus radicaux qui, en étant sur la brèche, maîtrisent les messages à faire passer. Sur le sujet des grands prédateurs, celui qui tient la communication des associations écologistes est donc Pierre Athanase de l’ASPAS. Son association a acquis un très grand savoir faire juridique par rapport aux nombreux procès qu’elle intente. Ce savoir faire prime sur les autres. Que peuvent faire alors les bergers dans des situations comme le « cas d’Ecole » ? A Ecole dans les Bauges, un chevrier était attaqué régulièrement et se plaignait de ces dégâts qu’il attribuait au loup. Les experts de l’ONCFS ont toujours nié la responsabilité du loup, répétant qu’il n’y avait pas de loup dans les Bauges. (l’ONCFS a toujours eu peur d’annoncer, à forciori d’anticiper la présence du loup.) . Ce chevrier a donc un jour tiré sur le prédateur… et tué un loup ! Ce sont alors cinq associations écologistes qui se sont liguées pour lui faire procès. La multiplication des plaignants ayant pour but de multiplier les frais d’avocats demandés à l’éleveur. Ces associations se sont acharnées jusqu’à la court de cassation.

Se sont donc des organismes très au courant des procédures de justice qui ont oeuvré là, avec de gros moyens. Pour répondre à ce savoir faire juridique, il faut s’être donné les moyens et anticiper. Cela signifie donc des association et/ou des personnes qui mobilisent tout au long de l’année leurs moyens dans ce but. Ce sont donc bien les associations anti-loup qui sont à même de réagir et dans ces cas, je les remercie pour leur efficacité. Je dois quand même dire que, personellement, je ne suis pas d’accord avec les extrapolations que ces associations ont inclus dans leur communiqué. Mais ce sont les inconvénients de cette situation. Car qui sème la méfiance ? qui parle de l’hybridation ? qui prend les bergers en traître en les empêchant d’avoir accès aux renseignements adéquats ? Il était donc bien préférable que la réaction soit forte et violente.

Bien évidemment, les militants pro-prédateurs ont voulu s’illustrer en se la jouant scientifique. Mais du début à la fin, de celui qui étale ces quelques connaissances en éthymologie sur le mot hybride, au grand gourou Luigi Boitani lui même, il ne s’agit que de bluff, de clinquant scientifique destiné à noyer le poisson. Personne n’a justifié le projet de recommandation européenne sur les hybrides, au contraire, bien des personnes comme Luigi Boitani par exemple, en ont prouvé l’inanité tout en lâchant des mots de mépris pour de sois disant contradicteurs. Luigi Boitani dit : « Prétendre que tout les loups sont des hybrides est une idiotie, nous n’avons pas un seul cas d’hybridation dans les Alpes ». Ah bon ? Mais alors quel est l’idiot qui a voulu en faire la protection ?

Ce qui est drôle c’est que dans les mêmes blogs, on trouve d’autres écologistes disant exactement l’inverse…….. mais toujours en affichant leur mépris pour les éleveurs.

Donc, dans le fond, qu’y a t’il eu ?

Le site antipastoral « La Buvettte des Alpages » essaie laborieusement de présenter les choses comme une « bulle qui fait psss » et donne comme preuve la version du texte contestée avant et après que le monde pastoral en ait eu connaissance.

3.    d’interpréter les interdictions énoncées dans la deuxième phrase de l’Article 6 de la Convention
pour qu’elles couvrent non seulement les loups sauvages, mais également les hybrides du loup et
du  chien  présents  dans  la  nature,  et  assurent  ainsi  l’efficacité  du  système  de  protection  dont
bénéficie le loup;
4.    d’accorder dans la législation nationale aux hybrides du loup et du chien présents dans la nature, là où le loup bénéficie d’une protection spéciale en vertu de l’Article 6 de la Convention, un
niveau de protection équivalent à celui du loup contre les abattages, la capture et les autres
agissements interdits par l’Article 6, indépendamment de l’élimination prudente, sous le contrôle
du gouvernement, de tels hybrides qui vivraient dans les populations sauvages du loup.

Après (adoption, page 46/47) :

3.    de veiller à ce que l’élimination des hybrides du loup et du chien soit réalisée sous le contrôle du
gouvernement et uniquement après confirmation par les agents de l’État et/ou par des scientifiques se fondant sur leurs caractéristiques génétiques et/ou morphologiques qu’il s’agit bien d’hybrides. Cette élimination doit uniquement être confiée aux organismes auxquels les autorités compétentes délèguent cette responsabilité, tout en veillant à ce qu’elle ne compromette pas le statut de sauvegarde des loups ;
4.    d’adopter les mesures nécessaires pour empêcher que des loups soient tués intentionnellement ou par erreur comme étant des hybrides du loup et du chien. Cela s’applique sans préjudice de l’élimination prudente, sous le contrôle du gouvernement et par les organismes auxquels les autorités compétentes délèguent cette responsabilité, de tels hybrides qui vivraient dans les populations sauvages du loup.

Personnellement, il me semble que les changements obtenus n’ont rien d’anodins.

Il est évident que la réaction du monde pastoral à l’ «  hybride project » ne pouvait être qu’improvisée, puisqu’il y a, à tout les niveaux, rétention d’information sur tout ce qui concerne le loup. Dans ce contexte, les réactions n’ont pas pu être étudiées et formulées avec justesse. Cela ne me pose pas de problème. Ces réactions émotionnelles sont à la mesure de la méfiance que ce système a produit et tant qu’il ne changera pas, je les cautionnerais.

Publié dans : Non classé | le 25 décembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Une question essencielle

Voici un lien pour un livre qui pose enfin la question de la mort des animaux d’élevage.

http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=3903#.VJhWFLAAB

Publié dans : Non classé | le 22 décembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Plaidoyer pour des écosystèmes non désertés par les bergers

Cet article paru dans Libération a été si diffusé que je n’avais plus cru nécessaire de le mettre sur mon blog. Il est important parce que ces scientifiques de disciplines assez éloignés avaient déjà pris des position sur le sujet mais chacun dans leur coin et parfois sur des cas très précis. Ici il s’agit d’une prise de position plus large et plus générale. Pour ceux qui auraient zappé ce texte, voila donc un rappel. Merci aux auteurs et au journal libération particulièrement sensible aux problème des éleveurs ovins.

http://www.liberation.fr/terre/2014/10/12/plaidoyer-pour-des-ecosystemes-non-desertes-par-les-bergers_1120258

Publié dans : Non classé | le 8 décembre, 2014 |Pas de Commentaires »

L’audace de la franchise (mais pas trop)

 

« Je les ai vus faire. Inutile de nier, quitte à fâcher mes amis écologistes.

J’ai quand même trouvé utile de rajouter ceci, histoire de désamorcer, au cas où on m’accuserait de faire l’apologie du meurtre d’animaux sauvages :

- Ceci dit, je n’absous pas le comportement des agriculteurs qui n’hésitent pas à sortir le fusil et flinguer du charognard, comme si ça allait changer quelque chose à la situation. »

                                                                         Etienne Hugues Boyer

La Buvette des Alpages fait passer un texte  http://www.buvettedesalpages.be/2014/10/quand-louis-dollo-vient-me-chercher-en-prive.html  du compte Facebook d’Etienne-Hugues Boyer, une ancienne connaissance du webmaster qui c’est illustré en abondant dans le sens de ce dernier notamment par un livre « Mauvais berger ». Monsieur Boyer donnait donc sur son compte Facebook un témoignage courageux puisqu’il rapportait le lynchage d’une brebis tuée par une cinquantaine de vautours, ceci alors que Daniel Strub, président du Comité écologique ariégeois prétendait la veille que « Mais aujourd’hui, nous sommes dans une dérive totale, où l’on nous parle de vautours qui seraient devenus, soudainement, des prédateurs. Les vautours ne sont pas des prédateurs : dans ce département, il n’a pas eu un seul cas d’attaque avéré, pas plus qu’ailleurs sur la chaîne des Pyrénées. Nous sommes face à des contre-vérités, réfutées par toutes les observations scientifiques».   (  Cela a été vu des dizaines de fois mais par des paysans donc ce n’est pas crédible) . Ce témoignage est donc important simplement du fait qu’on le croira, lui.

Et de fait, il est amusant de voire comment EHB, impressionné de l’audace qu’il lui a fallu pour faire connaitre l’ observation qu’il a faite s’est empressé de dévier son article sur la bête noire des militants écologistes Pyrénéen: Louis Dollo.  Là, d’emblée, on sent EHB beaucoup plus à l’aise et soulagé du dérivatif.  Il nous retranscrit donc une très ancienne conversation qu’il a eu avec Louis Dollo, dans laquelle, il se donne le beau rôle par ses remarques « off ». Il faut vraiment être fortement touché par l’incroyable épidémie de narcissisme qu’a déclanché facebook pour s’imaginer que l’on puisse trouver un quelconque intéret à ces chamailleries. Pourtant l’article a très bien marché à la Buvette des Alpages ou il a été commenté vingt fois en une journée, de quoi flatter EHB qui a remercier les commentateurs. C’est qu’évidemment, il était très urgent d’appuyer le dérivatif, d’ou le titre donné par le webmaster de la Buvette des Alpages à cet article: « Quand Louis Dollo vient me chercher en privé ».

Que va devenir à présent cette observation? Les militants écologistes semblent encore et toujours préférer attendre d’être contredit par l’évidence pour concéder un peu d’objectivité comme s’il s’agissait d’une négociation avec la réalité. Le résultat c’est que l’on constate des positions qui évoluent vers le bas et ne donnent pas confiance. Entre les « toujours, toujours, jamais jamais, scientifiquement impossible » du début et les « évidemment, de tout temps on a pu constater des cas précis, sur des animaux malades… »et bientôt sur des animaux simplement isolés…  Moi je sais qu’une simple corneille est capable de tuer un agneau nouveau né sain, si ça mère ne le défend pas. Le renard aussi. Ce n’est pas tout à fait anodin, mais c’est assez normal et il ne me viendrait pas à l’idée de demander leur éradication. Concernant le vautour, la façon très méprisante dont a, comme trop souvent chez les militants écologistes, été reçue les premières constats d’attaque, suite à le fermeture des charniers en Espagne a déclenché une polémique dont on voit par l’article d’EHB la très haute portée et la véritable motivation. Cela part toujours du présupposé que les paysans sont pétris de superstitions (contrairement aux écologistes qui s’abreuvent aux lumières de la science) et dont les nécrophages seraient les premiers à faire les frais. (je parle d’expérience, on m’a déjà fait le coup du simplet à éduquer).

Mais s’accrocher à un présupposé sans chercher la vérification, c’est une superstition, et celle ci a déjà fait beaucoup de dégâts.

Publié dans : Non classé | le 8 octobre, 2014 |1 Commentaire »

Le WWF accusé de violation des droits de l’homme

http://www.survivalfrance.org/actu/10459

Publié dans : Non classé | le 6 octobre, 2014 |1 Commentaire »

L’étoile des Bergères

Un film sur et avec des bèrgères

Prochaines projections:
- le mercredi 8 octobre 2014 à Grenoble lors du Petit salon des femmes en milieu rural,
- le jeudi16 octobre 2014 à 17h30, au festival du film Pastoralisme et Grands Espaces, aux 7 Laux (massif de Belledonne, Isère). Suivi d’un apéro offert par les bergères et les bergers de l’Association des Bergers de l’Isère.

Si vous aimez les bergères, si vous voulez faire connaitre leur métier et le monde pastoral, merci d’apporter votre soutien!

https:// http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/l-etoile-des-bergeres

Publié dans : Non classé | le 24 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Non, le loup n’attaque pas les troupeaux pour se nourrir !

 

 Parmi la littérature bien pensante sur le loup, on retrouve régulièrement cette assertion comme quoi le loup est très différent des chasseurs humains de l’Europe occidentale du 21ième siècle car lui ne tuerait que pour se nourrir et non pas par plaisir.

Outre ce coté « moral » les scientifiques prétendent également que le loup n’attaque que s’il sait que le bénéfice qu’il en tirera vaudra l’effort qu’il aura à produire. Ceci est faux ! Dans une attaque de troupeaux, le patou et le berger ne parviennent qu’a empêcher le loup de consommer ce qu’il a tué. Cela par contre est bien réel, à moins que le loup n’ait attaqué une brebis isolée. Cela se fait en général très discrètement et dans des cas particuliers car ce n’est pas l’habitude des brebis d’avoir un tel comportement. En général ces victimes là font partie de celles que l’on ne retrouve pas ou trop tard pour être comptabilisées et indemnisées.

Le berger et le patou dans une très grande majorité des cas empêchent le loup de consommer. Quel intérêt a t’ il alors à attaquer ? Même dans bien des cas ou le loup attaque un troupeau en parc, sans chien et sans berger à proximité, on trouve, comme toujours, des blessées par dizaines ( elles ne sont pas non plus comptabilisées) et des mortes. Mais la quantité de viande prélevée est insignifiante, quelques bouchées à peine. On dit que le loup est pris de frénésie et qu’il continue le carnage tant qu’il y a du mouvement, mais il est suffisamment intelligent et a suffisamment de mémoire pour se rendre compte, lorsqu’il décide de fondre sur un troupeau, qu’il ne mangera pas. Il est tout à fait évident que lorsqu’un ou des loups attaquent un troupeau, ce n’est pas pour ce nourrir.

L’ONCFS a de ce fait une vision très nette puisque sur les constats d’attaques, la quantité de viande prélevée est notée. Les statistiques en ce sens existent donc et il est fort dommage que l’on ne puisse pas en avoir connaissance. Il faut noter d’ailleurs que pour cette office le fait que le loup n’attaque pas les troupeaux pour se nourrir semble une évidence puisque si vous retrouvez une brebis entièrement mangée, elle ne pourra pas être expertisée et indemnisée car il ne restera alors pas assez d’éléments pour ce faire.

A quoi cela sert’ il , me direz vous, de savoir ceci, cela ne changera pas grand chose au problème de la prédation ? Certes non, mais cela est important pour révéler les dégâts humains. Le pastoralisme ovin a énormément souffert de toutes sorte de jugement à l’emporte pièce qui s’appuient sur une vision morale qui autorise le loup à tuer les brebis « puisque c’est pour se nourrir » alors que l’homme, lui, pourrait se passer de cette viande, (les élevages hors sol en produisent bien assez) et on enchaîne sur les agneaux qui sont de toute façon destinés à l’abattoir et ne méritent donc pas d’être défendus, ôtant toute raison d’être au travail de l’éleveur. Quand bien même, il ne s’agirait pas d’êtres sensibles, ce dont l’éleveur est pourtant bien conscient en évitant à ces bêtes la souffrance, il y a tout de même lieux de respecter le travail de producteurs bien plus consciencieux que ce que les militants pro-prédateurs ont pris l’habitude de présenter.

Publié dans : Non classé | le 14 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Les nouvelles zones à loups

Les réactions officielles dans les territoires nouvellement colonisés par le loup montrent que l’état est entrain de changer d’avis par rapport à la protection des prédateurs. La situation qu’il constate n’est pas celle prédite par les défenseurs du loup. Les représentants de l’état, qui ne sont pas forcément des naturalistes confirmés, semblent se mordre les doigts d’avoir écouté les boniments angélistes et simplistes des associations pro- loup. En fait, il n’y a pas que l’état, les médiats nationaux après avoir unanimement fêté le retour du prédateur, se sont rendus compte de l’ampleur du problème assez tôt.

Le loup, après avoir bénéficié d’un capital de sympathie très fort, est entrain de voire celui ci disparaître. Pourquoi ? Eh bien, ces défenseurs l’ont présenté avec un angélisme incroyable et une grande persuasion qui se retrouve démentie. Ce « capital de sympathie du loup » suit tout bonnement une situation qui après un moment d’exaltation, n’en finit plus de se dégrader. On a commencé par sacraliser le loup d’une façon qui n’a absolument rien de naturel, empêchant jusqu’aux effarouchements et bien sûr les tirs de défense. L’argument était que la population de loup en France était trop petite donc trop fragile. Il est inutile de cherché plus loin le sentiment que le loup est arrivé artificiellement en France, puisque là, on l’a présenté comme coupé de la population Italienne. Est il vrai oui ou non qu’il soit revenu naturellement d’Italie ? Si oui, il n’y avait pas de raison de lui accorder une protection aussi artificielle, incompréhensible dans la nature . Le loup a donc fini par se comporter autrement que dans les régions ou il n’a jamais cessé d’être présent. Aujourd’hui, on se rend compte de l’erreur mais le mal est fait et pour longtemps. On ne redressera pas facilement la situation. Il aurait bien mieux valu être plus sensé tout de suite, ne pas céder à cette exaltation. Le retour du loup se serait fait plus lentement, par étapes, mais la situation ne serait alors pas aujourd’hui entrain de suivre une courbe descendante dont je ne vois pas comment elle serait inversée à présent. Il en ira peut être différemment des nouvelles zones de présence du loup. On autorise beaucoup plus facilement les tirs et autres réaction. Mais comment réparer les dégâts dus à la logique désastreuse qui était de mise au début ? Comment redresser la situation dans les Alpes Maritimes ou 1200 brebis sont tuées chaque année ? Comment rétablir une égalité de traitement par rapport aux élevages des Alpes du Sud ?

Les militants pro-prédateurs se sont trouvés dans la situation de ces petits partis politiques, habitués à être dans l’opposition, qui, lorsqu’ils arrivent au pouvoir, ne savent qu’en faire et continuent à revendiquer tous azimut. L’état, qui aurait du permettre un minimum d’intervention, c’est fié aux militants pro-prédateurs qui venaient d’obtenir par diverses tractations la signature intégrale de la convention de Berne et appliquait donc le principe que la nature ça ne se gère pas, ce qui l’arrangeait puisqu’il n’avait pas d’avis sur la situation. Seulement, il fallait prévoir que les écologistes militants attendaient d’être modérés, ils n’ont jamais eu dans l’esprit de le faire eux mêmes. Ils avaient un alibis qu’ils n’ont jamais vérifié ou remis en cause : « les solutions existent, il suffit d’avoir des patous, ceux qui sont attaqués sont ceux qui ne se protègent pas ». Beaucoup de bergers ont souffert de l’injustice de cette dernière assertion, quand aux patous, ce sont les randonneurs qui n’en peuvent plus. L’état dans sa passivité constate donc les dégâts, et prend des mesures en conséquences. Mais ce sont en quelque sorte des mesures qui accompagnent la détérioration de la situation. Pour caricaturer, l’état, par souci d’égalité,finira par abattre tout les loups, ayant fait le constat que ceux ci auront définitivement détruit le pastoralisme. On est en droit d’attendre plus d’anticipation.

 

Je suis plutôt rassuré d’apprendre que dans un parc national, celui des Ecrins, des mesures d’effarouchement ont étés prises. Un tabou néfaste est tombé. Il faut savoir que ce parc posait question depuis longtemps. Sur les cartes représentant les zones de présence permanente du loup, il représentait un trou difficile à expliquer. Aucune explications donnés officieusement par du personnel du parc n’était convaincante. Pour les bergers, le parc était si fier de sa réintroduction réussie de bouquetins, qu’il n’avait pas envie de laisser détruire ses efforts dans ce sens et a fait en sorte d’empêcher l’installation de meutes de loups. C’était aussi un territoire qui appréhendait grandement ce moment, car c’est un endroit ou se pratique les estives à « l’arrage » c’est à dire, de troupeaux non gardés. Cela se justifie parfaitement dans un endroit aussi accidenté que l’est ce parc. Même avec la présence du loup, il est fort possible que l’on continue d’avoir de petits troupeaux dispersés et sans gardes, car un grand troupeau, même gardé, cela représente aussi de gros dangers, dus à l’ « over killing » comme on dit, ou le loup dans son excitation tue plus qu’il n’en a besoin et provoque stress et dérochement.

La direction du parc sait évidemment cette situation et que son territoire est un des plus difficile à protéger et sa réaction est sensée. Mais dans les Alpes Maritimes on trouve aussi ce genre de cas. Il faudrait harmoniser les réactions. On a le sentiment que ce département et ses voisins ont étés sciemment sacrifiés ce qui serait inadmissible.

Publié dans : Non classé | le 23 juillet, 2014 |Pas de Commentaires »

Pourquoi pas des Drônes

On en parle de plus en plus des GPS et autres techniques. Je ne sais pas ce que ça peut vraiment apporter mais d’emblé, cet article là n’est pas rassurant.

http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2014/06/23/cyberbergers-dans-les-pyrenees_4443630_3244.html

Publié dans : Non classé | le 29 juin, 2014 |Pas de Commentaires »

Oui la concurence étrangère pose problème

On nous dit souvent que la concurence d’agneaux étrangers seraient le vrai problème des éleveurs Français et non pas les prédateurs. C’est vrai, les Royaumes Unis sont des iles ou l’on ne pourra jamais prétendre qu’un prédateur y est réapparu naturellement.  En Australie, celui qui tue un dingo qui est leur prédateur se fait une fortune en primes diverses. Et enfin, pour ce qui est de la Nouvelle Zélande je viens de trouver un petit article qui  répond à bien de mes questions. En voici le lien:  http://selection.readersdigest.ca/voyage/destinations-de-voyage/5-choses-que-vous-ignorez-sur-la-nouvelle-zelande/?id=4

Publié dans : Non classé | le 27 juin, 2014 |Pas de Commentaires »
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