Altruisme ou désir de puissance ?

Lorsqu’un milliardaire fait un retour sur lui même et se pose les questions existentielles de base, il se rend compte qu’il arrive très tôt à une limite dans la jouissance de ses biens. Bien heureusement, tous ne sont pas assez stupides pour remplir leur baignoire de champagne ou se faire des cuvettes de WC en or massif. A quoi peut on utiliser autant d’argent ? Il peut être réinvesti encore et encore comme il peut être donné pour un programme altruiste. En fait, n’est ce pas la même chose ? On ne peut pas jouir de milliards d’euros, mais le désir de puissance lui est illimité. Or cela est toujours pernicieux. On peut trouver des points communs dans les utopies des milliardaires quels qu’ils soient.En général l’eugénisme y tient une bonne part. Que ce soit la recherche de l’immortalité à laquelle les maîtres de Google se vouent, (cela passera forcément par une sélection serrée des gènes par la technique puis par le contrôle de la reproduction des humains pour qu’ils ne prolifèrent pas). Mais on a noté ce fantasme aussi parmi les plus grandes figures de l’écologie. Sir Julian Huxley qui fonda l‘Union Internationale pour la protection de la nature (URN) ancètre de l’IUCN disait en 1948 :

« ll faut une politique démographique positive qui impose un contrôle des naissances chez les gens de qualité inférieure et une procréation bien ajustée chez les gens de qualité supérieure.»

Or si on regarde, ce fantasme est partagé aussi par les radicaux de l’écologie comme le pirate anti-baleiniers Paul Watson qui déclare que : «  La population humaine doit être radicalement réduite à moins d’un milliard d’individus », et seulement ceux qui sont « complètement dévoués à leur responsabilité vis-à-vis de la biosphère devraient être autorisés à avoir des enfants, soit un « très faible pourcentage d’hommes ». Paul Watson ne semble absolument pas préoccupé de savoir si les personnes ainsi sélectionnées par ses soins feront de bons parents. Il lui importe juste d’être un des élus.

Bref !! Ca pue le surhomme.

Publié dans : Non classé | le 19 décembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Spéculations sur la nature.

Est ce qu’un pygmée dans une foret vierge est écologiste ? Drôle de question n’est ce pas ? En tout cas on peut parier que les pygmées ne se l’a posent pas. Et objectivement la réponse devrait être « non » puisqu’ils exploitent la foret ou ils vivent. L’activité des écologistes est de restaurer une nature dégradée et n’a donc de sens que dans notre société moderne qui détruit son environnement naturel  au point de mettre l’humanité en danger. Est ce donc toujours l’altruisme pour les êtres vivants de notre planète qui motive ce combat ou est ce plus tôt la peur ?

Lorsque l’on regarde les débuts du militantisme écologique, on se rend compte que ce sont les très riches chasseurs européens et américains qui ont fini par se rendre compte que leurs prestigieuses chasses au lion ou au tigre étaient limitées. Ils ont donc décidé de réagir en « gérant » ces milieux et en faisant de la chasse un produit de luxe interdit à ceux qui n’en auraient pas les moyens c’est à dire les populations locales. Ce faisant, ils supprimaient aux indigènes leurs moyen de subsistance (gibier et pâturage pour les pasteurs) donc leur autonomie. Cette vision de l’écologie est toujours la plus répandue aujourd’hui.

Puisque l’on se rend compte que la nature est essentielle a la survie de l’humanité, elle est devenue un bien marchand auquel on peut donner une valeur. C’est ce qu’on montré Sandrine Feydel et Christophe Bonneuil dans leur livre « Prédation : nature nouvel eldorado de la finance ».

L’écologie moderne n’ayant de sens que dans un contexte de destruction de la nature, l’arrangement a été vite trouvé. Il s’est concrétisé par un marché « d’indulgence » avec des « banques » de biodiversité ou d’oxygène dont on peut acheter des parts pour compenser des destructions faites ailleurs. Le problème est que la biodiversité ne se crée pas, on ne peut compenser les destructions de la nature, tout juste peut elle être préservée. Alors, comment ces banques présentées comme dynamiques peuvent elles fructifier leur avoir ? Eh bien en éliminant la biodiversité ailleurs. C’est prévu puisque les parts dans les banques de biodiversité donnent des droits de détruire en dehors des réserves. Les espèces animales ou végétales ne sont respectées que lorsqu’elles sont rares et leurs protecteurs se considèrent d’ailleurs comme des collectionneurs, les comparant à des œuvres d’art.

La spéculation sur la nature est donc possible par la différence entre les zones protégées et les autres. La dynamique de cette logique est d’obtenir une différence maximale entre des réserves hyper-protégées, parfois artificiellement et les autres espaces.

Cette logique est radicalement à l’opposé de l’univers des bergers.

Publié dans : Non classé | le 19 décembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Est il efficace de tuer des loups ?

La question revient souvent parce qu’elle est bien réelle. Un loup tué est rapidement remplacé et les protecteurs des grands prédateurs avancent souvent l’argument comme quoi tuer un loup favorise la désorganisation voire l’éclatement des meutes ce qui accentuerait la reproduction. Le problème est que cette assertion fait partie de ces arguments qu’on est sensé devoir accepter de confiance car il n’en n’est jamais publié de résumés lisibles et convaincants. Or, si je suis de bonne fois, je n’ai pas une telle confiance dans les associations pro-loup surtout lorsqu’elles ne parviennent pas à se justifier. On vous bombarde des données scientifiques ou, si vous n’y trouvez rien d’évident, on vous répond que c’est parce que vous êtes un néophyte qui devrait ce taire devant les « hommes de science ». Moi je suis un berger et je sais pertinemment que les militants pro-prédateurs se contentent de toute sorte d’approximations et d’enquêtes biaisées. Je sais aussi que les vrais arguments sont toujours formulables de façon claire et ne redoutent pas la contradiction.

Face à l’argument de la désorganisation des meutes, on peut bien sûr rétorquer que moins il y a de loups, moins il y a de dégâts, il suffit d’en tuer suffisamment. Mais sans aller jusqu’à cet argument qui milite pour l’éradication, ce que l’on avance dans le milieu pastoral pour demander des tirs de loups est que la pression exercée sur eux les rendra plus craintifs et plus prudents par rapport à l’activité humaine. Cela veut dire que si on constate un taux de prédation qui augmente moins vite que celui de la population de loup, les tirs auront étés des moyens efficaces de protéger les troupeaux. Or cette année ou les tirs ont étés plus nombreux que dans le passé, (l ’équivalent d’un dixième de la population officielle), Le nombre de victimes de loups est en baisse. Pourtant la population de loups doit avoir progressé de dix pour cent tout de même. Il est évident qu’on ne peut pas vraiment commenter le résultat d’une seule année, mais c’est le seul élément tangible dans ce débat.

L’association FERUS ne s’embarrasse pourtant pas beaucoup de ce genre de précautions. Des le début de l’été elle faisait savoir que si les pertes des éleveurs étaient moindre en 2015, c’était parce que ceux ci protégeaient mieux leurs troupeaux. Il n’est que temps que cette association reconnaisse le travail effectué pour la protection des troupeaux, pourtant FERUS n’est absolument pas gênée de continuer sa propagande quasi diffamatoire sur « les bergers qui ne font pas leur travail etc … » dans l’incohérence la plus totale.

Il est bien vrai qu’un travail considérable est fait pour la protection des troupeaux mais les résultats ont toujours étés très en dessous de ceux fantasmés par la propagande pro-prédateurs.

Par contre, il est tout à fait ridicule de croire que ce travail de protection, commencé depuis longtemps donne subitement un résultat manifeste en 2015. Ce n’est pas cet argument là qui peut justifier une telle différence.

Des agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage ce sont exprimés publiquement :

http://www.20minutes.fr/planete/1717275-20151026-abattre-loups-remede-pire-mal

« le sujet du loup est trop « passionnel » pour pouvoir être géré correctement. « Nous n’avons pas à prendre parti pour ou contre le loup, explique Dominique Melleton. Mais on constate que les décisions sont prises plutôt par souci politique que par rapport aux données techniques. »

C’est possible, mais la protection des loups est également « un sujet passionnel ». Est ce la raison pour laquelle il n’a pas non plus pu être géré correctement ? Jusqu’ a présent c’était l’ONCFS qui devait s’occuper de l’abattage de loups à problème. Parvenir à un tel savoir faire aurait été un excellent moyen de faire comprendre que seuls certains loups devraient être tués. Cela n’est semble t’ il pas possible selon l’aveu de l’ONCFS même. A partir de là, quelle sont les données « techniques » qui devraient déterminer les abattages de loups ?

Les agents de l’ONCFS font ce métier par passion pour la faune sauvage. On se doute que tuer des loups est la mission qu’en général ils exécuteront avec le moins d’empressement. Certains le disent en privé mais, évidemment, la hiérarchie le nie comme je l’ai entendu moi même lors d’une réunion à Valence. A cette occasion, un représentant de la confédération paysanne avait exprimé de la compassion pour les 3 pauvres jeunes agents de l’ONCFS envoyés sur un alpage pour tuer un loup Ils se débrouillaient avec leurs fusils et un gros projecteur et faisaient honnêtement ce qu’ils pouvaient c’est à dire rien. Il y avait effectivement de quoi avoir pitié car cette mission ressemblait bien d’avantage à un bizutage. Je m’imaginait les anciens du service planqués sur la colline voisine et se marrant aux jumelles. Le matériel qui avait été donné à cette équipe est celui qu’utilise FERUS lorsqu’ils daignent faire des effarouchements.

Un autre point sur lequel l’attitude de l’ONCFS est difficile à comprendre est l’opacité qu’elle se croit obligée de faire sur ce sujet. C’est presque unanimement que ceux qui s’intéressent au retour du loup ont critiqué le secret qui avait été maintenu plusieurs mois durant en 1992 sur sa présence en France. Cette omerta avait d’emblée semé la méfiance. Or cette erreur a été reproduite plusieurs dizaines de fois par l’ONCFS. Tout le monde sait donc pertinemment que cette administration retient énormément d’informations. Est il vraiment nécessaire de maintenir cette ambiance trouble ? Avertir à temps les éleveurs du danger ne vaut il pas mieux que d’être obligé de reconnaître la présence du loup devant ses dégâts ?

Enfin, dans l’article cité ci dessus, Dominique Molleton dit  « Les modes d’élevage actuels ne sont pas compatibles avec la présence de prédateurs ».

Cela nous l’avons déjà entendu souvent et, comme toujours, les partisans du pastoralisme extensif se demandent ce qui est sous entendu par là car, comme l’on montrées les récentes vidéos de l ’ASPAS, le fantasme des défenseurs du loup, c’est l’enfermement des troupeaux. Le poète berger Pierre Thélèmdisait lorsqu’on lui a demandé ce qu’était le patrimoine pastoral : « Le patrimoine pastoral c’est la liberté du berger et la liberté du berger c’est celle de son troupeau ».

Publié dans : Non classé | le 13 décembre, 2015 |2 Commentaires »

N’avez vous pas honte?

 

C’est ce que dit systématiquement un militant pro prédateur à un éleveur pratiquant le pastoralisme et permettant donc à ses bêtes de se nourrir au pâturage.

Cette année, la mode était aux clôtures. Elles ne sont pas suffisantes pour arrêter les prédateurs et ne permettraient donc pas la « cohabitation ». Effectivement, tout le monde le sait, les clôtures n’ont pas été conçues pour cela.

L’ASPAS a commencé la saison en faisant vraiment très fort. Elle s’indignait que des dégâts de loups aient lieux « dans (une) commune (ou) des veaux pâturent dans des prés dont les clôtures sont de vraies passoires à loups ».

Effectivement, les éleveurs bovins ont la chance d’avoir des animaux faciles à enclore ce qui fait qu’ils peuvent avoir de grandes clôtures fixes légères ayant peu d’impact sur la faune sauvage qui peut les traverser facilement. Croyez vous une seconde que L’Association de Protection des Animaux Sauvages, parmi les plus radicales des association écologistes, pourra supporter longtemps qu’il y ait en campagne des milliers de kilomètres de clôtures infranchissables pour la faune sauvage, isolant les bosquets et les forets et détruisant toute idée de corridors écologiques ? Évidemment que non ! Ceci n’est qu’une étape. La preuve en est que cette préconisation n’ a jamais existé au par avent. Elle est absurde, mais c’est le passage obligé pour l’ASPAS pour en finir avec le pastoralisme extensif. Cela paraît incroyable que les ultra écolos soient objectivement si proches de l’agriculture productiviste et de ses élevages hors sol. Mais encore une fois se confirme avec évidence l’adage comme quoi, « les extrêmes se rejoignent ».

Ces exploitations bovines seront, si elles devaient suivre les injonctions de l’ASPAS stigmatisées d’ici très peu de temps par les mêmes écologistes pour l’impact désastreux sur la faune sauvage de cette façon de faire. La seule réponse sensée ne consistes donc pas à renforcer les clôtures mais à lutter contre les partis pris de l’ASPAS.

« Culpabilisez, si vous ne savez pas pourquoi, eux le sauront ! ». C’est à peu près le mot d’ordre de l’ASPAS à ses militants. Le problème c’est qu’il n’est pas du tout évident pour un éleveur de culpabiliser lorsqu’on a des brebis aussi saines et aussi sereines que celles filmée par les commandos de l’ASPAS dans une série de vidéo http://www.ledauphine.com/drome/2015/11/13/les-militants-pro-loups-contre-attaquent-avec-une-video tentant de montrer que les brebis sont abandonnées. La phrase : « Des éleveurs qui ne font pas leur travail, cela n’a rien d’extraordinaire ». Est une diffamation manifeste et ridicule lorsque l’on voit les bêtes. Là encore, ce sont les clôtures qui sont en cause. Elles sont mobiles, légères, en filet ou en fils de façon à enclore les grandes surfaces dont on besoin en automne, les brebis sur de la repousse dans les prés ou pour se nourrir dans les friches. Les clôtures mobiles permettent de pouvoir les enlever après le pâturage et replacer sur d’autres zones car les clôtures à moutons sont beaucoup plus complexes que celles des bovins pour lesquels quelques barbelés fixes suffisent. Si toutes les clôtures des ovins étaient fixes, leur coût serait exorbitant et l’impact sur la faune sauvage très lourd. Par ailleurs, les clôtures pour ovins doivent être souples pour céder en cas de panique du troupeau.

On n’est plus là en alpage, le troupeau est bien plus petit et souvent, à cette date, morcelé pour l’agnelage. L’éleveur ne peut pas être partout en même temps et, s’il y avait un patou dans ce troupeau, comme l’ASPAS l’exige,cela voudrait dire une dizaine de patous en alpage. Avez vous déjà entendu l’ASPAS prévenir ces « clients » de la situation que ça représente? L’avez vous déjà vu démarcher les mairies et les offices de tourismes pour permettre la cohabitation entre touristes et les meutes de patous? JAMAIS ! elle n’a jamais su que prendre les français dans le sens du poil et leur vendre des fantasmes bon marché sur la nature sauvage. Dans ce sens, elle s’inscrit complètement dans la logique de ceux qui spéculent sur la valeur marchande de la nature.

Il faudrait donc des miradors pour protéger les brebis ? Il semble bien que se soit cela la position « politiquement correcte » des pro-prédateurs… pour le moment. En effet, si l’ASPAS tient un discours si extrême qu’il n’a plus de logique, l’association FERUS qui se voue à la protection des grands prédateurs n’est guère en reste avec cet article de Patrick Boffy http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/9328-abattage-de-loups-la-france-est-une-triste-exception-en-europe/

Il s’agit là des clôtures de parc de nuit et il est vrai qu’elles sont, en ce moment, étudiées pour renforcer leur efficacité. Mais la vraie solution n’est pas encore trouvée et on admet généralement que les parcs en filets sont, dans la plus part des cas, efficaces sauf si le loup parvient à provoquer un mouvement de panique et que le troupeau lui même défonce les filets. Dans ce cas, on est très content que la clôture ne soit pas plus solide car les brebis s’y étoufferaient par dizaines.

 Au début on nous a dit qu’on ne pouvait plus laisser les brebis en couchades libres la nuit. Il faut comprendre ce qu’on a perdu alors, avec des brebis dont on doit arrêter le pâturage au coucher du soleil, au moment ou elles mangent le mieux, mais aussi dans un moment de grande sérénité ou elles s’apprêtent à dormir. Si le parc est loin on doit les stresser pour arriver à temps et souvent s’énerver très fort parce qu’elles n’ont aucune envie d’obéir à cet ordre absurde. Pour reconstituer quelque peux des conditions naturelles, je fais un parc le plus grand possible, avec de l’herbe à manger dedans. Les filets souples permettent aussi de changer souvent le parc pour qu’il soit propre et éviter ainsi le piétin. Quelle est alors cette nouvelle injonction dont il n’avait jamais été question au par avant? Les filets ne feraient pas l’affaire?. Patrick Boffy en parle comme d’une évidence, mais ce n’est pas ce qui était dit jusque là. Cela semble plutôt une façon de déguiser l’aveu que FERUS est dépassé par la situation qui n’est pas celle fantasmée au départ. J’ai entendu parlé de grands parcs de nuit, avec un matériel costaud que le berger ne peut pas installer seul. Cela veut dire qu’il ne peut pas le changer de place selon les situations. C’est grave tant pour les bêtes qui vont piétiner dans la merde, que pour le métier auquel on enlève encore de l’initiative et de la compétence.

Pour ce qui est de ces « veilleurs », je n’ai jamais entendu ce mot dans le vocabulaire des mesures de protection. J’ai, comme tout le monde, entendu parler d’aide berger qui dort à la cabane, si possible une autre que celle du berger, souvent à construire. Il n’a jamais été question nulle part d’une personne veillant la troupeau la nuit. L’homme ne voit rien la nuit, n’a pas d’odorat, ne sait pas courir , alors que ferait il de plus que le patou? S’il y a une différence avec les pays voisins c’est que là bas on n’a jamais cessé de tirer le loup, même en Italie et FERUS le sait bien; Ils veulent éviter la « solution à l’Italienne » c.a.d le braconnage. Chez nous, la protection extrême dont jouit le loup n’est absolument pas naturelle et cela prendra des décennies pour rectifier le comportement que le loup a pris.

lI est bien dommage que les associations écologistes mettent tant de moyens pour dénigrer les éleveurs plutôt que dans un travail constructif. Soit c’est de la bêtise, soit c’est une volonté délibérée de détruire l’élevage extensif.

Publié dans : Non classé | le 20 novembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Le grand retour du loup

Comme il est paru au moment ou j’enmontagnait, j’ai un peu zappé le livre de Laurent Garde.

http://www.ledauphine.com/loisirs/2015/04/09/le-grand-retour-des-loups

Il a récemment participé à un café philo à Manosque sur ce thème:

http://www.pyrenees-pireneus.com/Faune/Loups/France/Rapports-Etudes-Plans-Reflexions/2015-10-15-Introduction-au-debat-philosophique-Theme-le-Mythe-du-loup.html

Publié dans : Non classé | le 25 octobre, 2015 |Pas de Commentaires »

A quand le prochain bouc émissaire ?

 

 Voici un article que j’ai longtemps hésité à écrire de peur qu’il ne soit mal compris.

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, la tension qui s’est instaurée autour des dégâts causés par les vautours est due au fait que les associations écologistes ont elles mêmes désignées ce charognard comme bouc émissaire. En effet, lorsque sont apparues les premières rumeur d’animaux achevés par le vautour, il y a plusieurs années, j’ai fait une petite enquête sur internet. Toutes les sources, aussi bien celles proches du monde paysan que celles proche des écologistes, disaient la même chose : Le changement de comportement de ce charognard était du à un changement de législation sur l’équarrissage en Espagne qui le privait des cadavres des animaux d’élevage. La faim l’avait donc poussé dans certains cas à s’en prendre à des animaux malades ou a des nouveaux nés.

Alors comment se fait il que le sujet soit devenu source d’un conflit très tendu ?

Eh bien, comme il s’agit d’un charognard disgracieux et puant la mort, un grand nombre de ces naturalistes militants qui ont des idées préconçues sur le monde de l’élevage, se sont rués sur l’occasion qu’ils trouvaient là, d’accuser les paysans qui parlaient de mises à mort faites par des vautours, pour des éradicateurs haineux et pétris de superstitions. Ils rajoutaient à cela l’ingratitude par rapport à un animal rendant de grands services en faisant disparaître les charognes. Or ce côté équarrisseur du vautour, était apprécié depuis longtempset Jean Pierre Choisy, un spécialiste du charognard que l’on ne peut pas vraiment « accuser » de complaisance pour les paysans écrivait : « Mais les vautours n’ont pas suscité l‘animosité des éleveurs, au contraire, à deux exceptions près ».

Comme on pouvait s’y attendre, les positions se sont durcies de part et d’autres au détriment du vautour. Il est dommage par exemple, qu’un témoignage honnête d’un naturaliste militant comme celui évoqué ici: http://mathieuerny.unblog.fr/2014/10/08/laudace-de-la-franchise-mais-pas-trop/ n’ait pas été rédigé pour calmer la crise et ait dévié le plus rapidement possible..

Bref, pour moi il est clair que les écologistes militants sont largement responsables de cette crise.

Et dans ce sens, puisqu’il est évident que le militantisme rend aveugle, je voudrais anticiper ce qui pourrait bien devenir le prochain bouc émissaire : le patou.

La façon dont les associations écologistes abordent le sujet du patou est plus un frein au développement de ces chiens qu’une incitation quelqu’ onques.

La première des raisons est le fantasme des écologistes de soumettre les paysans. Cela est contre-productif et pour de bonne raisons. On peut très facilement constater aujourd’hui comment la conservation de la nature est devenu un enjeux de pouvoir, une façon de dominer les espaces naturels, c’est à dire la réserve d’espace disponible et les exemples sont très nombreux ou cette conservation organisée par des mécènes privés, détruit les populations indigènes.

Le patou est donc passé, au début, comme un symbole d’allégeance aux écologistes et cela ne lui a pas été favorable.

Or ce préjugé a vite été dépassé car les éleveurs les plus farouchement anti-loup ont adopté volontiers le patou et ont développé leur propre savoir faire par rapport à lui.

Ensuite, le patou est impopulaire auprès des randonneurs et des professionnels du tourisme qui s’en prennent aux bergers. Ceci est injuste, puisque ce sont les pro-loups qui sont responsables de la présence de ces chiens de protection. Pour bien des gens, il n’est pas contradictoire d’être pour le loup et contre le patou. On attend tout et n’importe quoi du berger, sans que les promoteurs du loup n’aient le courage de dire clairement à leurs « clients » qu’il leur faut mériter le loup et que cela demande beaucoup. Que par ailleurs, ils ne le verrons pas, qu’il ne leur sera pas amené sur un plateau comme l’est le tigre dans les safaris organisés par le WWF pour de riches « écotouristes », que le seul « fauve » qu’ils rencontreront est le patou et que la moindre des choses pour quelqu’un qui se prend pour un aventurier de la nature sauvage c’est de faire avec.

Il est donc particulièrement injuste que les associations pro-prédateurs accusent les éleveurs de ne pas s’équiper suffisamment en chiens. Ils le font bien d’avantage que ce que leurs concitoyens (à 85/100 pour le loup paraît-il) sont prèts à accepter. Lorsque l’on compare la France à la situation dans d’autres pays, on oublie de dire que la bas, il n’y a pas autant de randonneurs et qu’ils ont toujours étés confrontés aux chiens de protection. Ce ne sont pas les éleveurs qui ne veulent pas de patous mais l’entourage.

Pendant que les associations pro prédateurs accusent les éleveurs de ne pas adopter ces chiens, ceux ci passent en procès pour leurs patous, paient des amendes, et se battent bec et ongles pour éviter à leurs chiens l’  « euthanasie ». Ils ne les éduqueraient pas suffisamment ? C’est vrai, ils ont étés les premiers à abandonner la recommandation de considérer le patou comme un paria parmi les chiens avec lesquels il serait interdit d’avoir des rapports affectueux. Aujourd’hui, on leur recommande tout autre chose.

Ceux qui n’aiment pas le pastoralisme ovin utilisent l’image négative du patou, et certains militants pro-prédateurs n’hésitent pas à le faire.

C’est donc bien autour du patou que vont se cristalliser les tentions. Il suffit d’observer soigneusement la crise des vautours pour comprendre ce qui pourrait arriver aux patous. Ils sont aujourd’hui le meilleur argument anti-loup dont puissent disposer les éleveurs face aux touristes et cela à cause des écologistes eux mêmes. Objectivement, il pourrait être utilisé bien d’avantage. Si ce n’est pas le cas, c’est parce qu’il a conquis les bergers et les éleveurs malgré de gros désagréments, mais cela pourrait changer.

Que les écologistes assument leur rôle, il n’est pas d’enseigner aux bergers leur métier ! Au mieux cela fait rire, au pire… Leur rôle, la seule chose positive qu’ils peuvent faire est d’éduquer les randonneurs et d’être francs. Le loup n’est pas là pour eux, ils ne le verront pas, mais le patou oui et il convient d’avoir un comportement correct.

Les bergers ont pris double peine, gérer le problème des loups et des patous. Ce n’est quand même pas trop de demander aux écolos de s’occuper des touristes.

Publié dans : Non classé | le 19 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Encore un livre collectif

L’éditeur Cardère qui a édité plusieurs livres sur le pastoralisme dont j’ai déjà parlé viens de sortir le « Manuel du Berger d’Alpage » coordonné par le géographe Olivier Turquin. Plusieurs bergers de l’Association des Bergères et Bergers de Provence et des Alpes du Sud » y ont participé. C’e sont des conseils aux bergers débutants mais qui profiteraient à tout le monde car c’est un livre très complet.

http://www.cardere.fr/collection.php?name=29

Publié dans : Non classé | le 11 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Conférence du Col du Glandon

Une conférence de Michel Meuret.

https://www.youtube.com/watch?v=JuO2OHd17gM

Publié dans : Non classé | le 11 septembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Réponse à FERUS

Voici ma réponse à une entrevue de Patrick Boffys de FERUS dans le magazine 30 millions d’amis.

http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/9328-abattage-de-loups-la-france-est-une-triste-exception-en-europe/

 

Au début on nous a dit qu’on ne pouvait plus laisser les brebis en couchades libres la nuit. Il faut comprendre ce qu’on a perdu alors, avec des brebis dont on doit arrêter le pâturage au coucher du soleil, au moment ou elles mangent le mieux, mais aussi dans un moment de grande sérénité ou elles s’apprètent à dormir. Si le parc est loin on doit les stresser pour arriver à temps et souvent s’énerver très fort parce qu’elles n’ont aucune envie d’obeir à cet ordre absurde. Pour reconstituer quelque peux des conditions naturelles, je fais un parc le plus grand possible, avec de l’herbe à manger dedans. En cas d’attaque cela permet également au troupeau de tourner dans le parc plutôt que d’exploser les filets en fuyant. Le loup passe rarement les filets, mais cherche à provoquer un mouvement de panique, et là c’est le carnage. Les filets souples permettent aussi de changer souvent le parc pour qu’il soit propre et éviter ainsi le piétin. Quelle est alors cette nouvelle injonction dont il n’avait jamais été question au par avant? Les filets ne feraient pas l’affaire?. Patrick Boffy en parle comme d’une évidence, mais ce n’est pas ce qui était dit jusque là. Cela semble plutôt une façon de déguiser l’aveu que FERUS est dépassé par la situation qui n’est pas celle fantasmée au départ. J’ai entendu parlé de grands parcs avec un matériel costaud que le berger ne peut pas installer seul. Ca veut dire qu’il ne peut pas le changer de place selon les situations. C’est grave tant pour les bêtes qui vont piétiner dans la merde, que pour le métier auquel on enlève encore de l’initiative et de la compétence. Un parc rigide est également dangereux en cas de mouvement de panique avec étouffement contre la clôture. Non, décidément, FERUS ne comprend rien au pastoralisme! Pour ce qui est de ces « veilleurs », je n’ai jamais entendu ce mot dans le vocabulaire des mesures de protection. J’ai, comme tout le monde entendu parler d’aide berger, qui dort à la cabane, si possible une autre que celle du berger, souvent à construire. Il n’a jamais été question nulle part d’une personne veillant la troupeau la nuit. L’homme ne voit rien la nuit, n’a pas d’odorat, ne sait pas courir , alors que ferait il de plus que le patou? S’il y a une différence avec les pays voisins c’est que là bas on n’a jamais cessé de tirer le loup, même en Italie, et FERUS le sait bien. Ils veulent éviter la « solution à l’Italienne » c.a.d le braconnage. Chez nous, la protection extrème dont jouit le loup n’est absolument pas naturelle et cela prendra des décennies pour rectifier le comportement que le loup a pris.

Publié dans : Non classé | le 11 septembre, 2015 |2 Commentaires »

Un nouveau livre collectif

 

 

fichier pdf VdP AlpagePluriel

 

Voici un livre auquel ont contribué plusieurs bergers.

Publié dans : Non classé | le 26 mai, 2015 |Pas de Commentaires »
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