Archive pour la catégorie 'Réfugiés de la conservation'

Les marchands de wilderness, encore!

En faisant des recherches sur le mot wilderness, j’ai trouvé cet autre article de l’association survival. Vous me direz, ça permet de « relativiser » n’est ce pas? Il y a des gens qui souffrent d’avantage que les bergers européens de l’engouement pour la faune sauvage. Mais il n’est que plus urgent de barrer la route à nos ennemis communs. Voici le lien vers le site de survival France

http://www.survivalfrance.org/actu/6663 http://www.survivalfrance.org/actu/6897

Et voici le lien vers le site « Club Faune » partenaire Français de Wilderness Safaris dont j’ai sélectionné quelques extraits du lyrisme de ces « écologistes décomplexés ».

http://www.club-faune.com/voyage/9-afrique-australe/34-botswana/?gclid=CNKdgf37tK8CFcsNtAodXTxIlA

« C’est la « fête sauvage » dans un désert humain, dans des espaces vierges où la nature est livrée à elle-même pour le plaisir de quelques privilégiés séjournant dans des lodges luxueux  avec des territoires immenses, reliés par de petits avions »

« Dans la zone de Tuli, un tourisme écologique se développe à vive allure, la réserve privée de Mashatu étant un des exemples les plus spectaculaires d’un tourisme de qualité et durable. »

Publié dans:Réfugiés de la conservation |on 14 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Les pâtres traditionels du kenya expulsés de leurs terre sous prétexte de la « conservation de la nature »

Bref du tourisme façon bonne conscience. Ce n’est pas du tout la première fois que cela ce produit dans cette région, plusieurs articles sont déja parus et ont étés repris par le « Courrier international » ou j’en ai entendu parler pour la première fois. Il y a par exemple plusieurs miliers de Massaï expulsés de leurs terre pour y faire des « parcs nationaux ».

Les organismes privés sont labelisés pour leur grande conscience écologique et humaine comme celui sur lequel avait enquèté un journaliste du « Gardian » repris par le courrier international il y a quelques mois. La réflexion qui vient spontanément est : » Parcequ’un Massaï ça ne serait pas photogénique? » Si bien sûr et si l’on va sur le cite de l’entreprise touristique, si respectueuses, que le Guardian a eu le culot de pointer du doigt, on trouve éffectivement des groupes entiers de Massaïs en habits flambants neufs festoyants par un heureux hazard juste sur le passage des safaris photos. Mais ceux que le journaliste avait rencontrés étaient défigurés par les balles reçues de la police locale envoyée pour les empêcher de faire paître leur bétail sur leurs parcours traditionels. L’entreprise de safaris touristique met en avant ce qu’elle croit être sa grande tolérance et le fait que son territoire n’est interdit qu’a certaines périodes, mais on ne peut pas changer un parcours dépendant de points d’eau et des saisons aussi facilement que le croient les entrepreneurs du tourisme. Cela a une incidence sur les pâturages alentours que l’on ne peut pas isoler de la sorte. Dans les pays de culture occidentale dont sont issus les entrepreneurs de tourisme, la propriété de la terre ne donne pas forcément tout les droits. Et dans de nombreux autres pays la reconnaissance des peuples traditionnels sans titres de propriété se superpose à la législation normale.

Voici le lien vers un article de l’association survival concernant une tribue de pasteurs du Kenya.

http://www.survivalfrance.org/actu/7952

Et voici le lien vers le premier article que j’ai lu dans le courrier international sur la question.

http://www.courrierinternational.com/article/2007/02/22/les-tribus-victimes-de-l-ecologie

Publié dans:Réfugiés de la conservation |on 14 décembre, 2011 |1 Commentaire »

Les réfugiés de la conservation

Le “Courrier International” du 21 février 2007 a fait passer un article (pages 41 à 43) d’une journaliste des Etats Unis (Anne Muller de l’Orion Magazine) intitulé “Les tribus victimes de l’écologie”. Elle alerte l’opinion sur le fait que les réserves naturelles qui sont créées dans le monde, se font généralement en expulsant les populations indigènes. Pour l’Afrique cela représenterait plus de quatorze millions de personnes, cent mille Massaïs, des Pygmées etc… Des gens qui savent comment vivre avec leur milieu, ils avaient adapté leur culture à cette nature, et ils vont donc perdre ce savoir. Un groupement de chefs de tribus de tout les continents a dressé une liste des organisations responsables de la destruction de leur culture. A coté de Shell ou Texaco dont on avait déja entendu parler, il y a maintenant le WWF par exemple. Le chef Massaï Martin Saning’o aurait déclaré lors d’une session du Congrès mondial de la nature :”Nous sommes désormais les ennemis de la conservation (…) Nous ne voulons pas vous ressembler, nous voulons que vous nous ressembliez. Nous sommes ici pour changer vos mentalités. Vous ne pouvez pas protéger l’environnement sans nous ”.
Je voudrais éviter de tomber dans la tentation facile d’extrapoler sur le sort des bergers d’Europe occidentale, ce serait de la caricature. Toutefois une caricature c’est juste une exagération. En fait, pourquoi le sort des pygmées est-il si différent de nous ? Tout simplement parce que nous vivons dans un pays riche et puissant. On ne touche pas à des Français (par exemple) comme on touche aux Twas d’Ouganda. Il y a d’énormes fonds mondiaux pour créer des zones de protection. Avec de tels subsides les gouvernements acceptent toutes les propositions quel qu’en soit le prix humain comme il en va des trusts miniers ou du pétrole ou encore des industries polluantes qu’on ne trouve plus chez nous.
Cette situation me rappelle la réflexion d’une personne influente dans une association pro-loup. Il me décrivait un documentaire sur l’ours en Roumanie qu’il venait de voir. On interrogeait un berger qui travaillait avec son frère. Leur troupeau avait été attaqué par l’ours, or pour se faire indemniser ils avaient besoin de prouver les dégâts. Le frère est donc parti pour reprendre les précieux restes de la brebis à l’ours et s’est fait tuer. Le survivant interrogé aurait déclaré “Eh bien oui, c’est la vie, que voulez vous.” Et mon interlocuteur de s’exclamer, les yeux aux ciel et la voix tremblante “Tu te rends compte, quelle philosophie, ici ça aurait fait scandale!” Oui je me rends compte, il faut plusieurs décennies de régime Ciaosescu pour arriver à un tel fatalisme désespéré. On nous cite toujours des exemples venus d’ailleurs “où ça se passe très bien” quant à la protection de la nature sauvage. Je sais donc depuis un moment qu’il faut auparavant se soucier de connaître les conditions de vie des personnes qu’on nous cite en exemple, car certaines seraient plutôt à défendre. De même je sais que chez les hommes qui vivent avec la nature, la nature également vit avec eux et une partie de la biodiversité est due à leur présence. On la perd en les excluant.

Mathieu Erny

PS j’avais écrit ce résumé il y a 3 ans mais aujourd’hui, le 15 février 2010 le courrier international vient de faire passer un autre article très alarmant sur les Massaï de Alex Renton du Guardian pages 37 à 39

Publié dans:Réfugiés de la conservation, société |on 7 février, 2010 |1 Commentaire »

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