Archive pour la catégorie 'Non classé'

Les bergers, une profession à épargner ?

 

Le site : « La Buvette des Alpages » fait passer un texte très représentatif de son humour de chiotte http://www.buvettedesalpages.be/2013/06/la-haine-pour-tous.html  Il est évident, rien que par le titre, que l’auteur de l’article « la haine pour tous » dévoile en les imputant à d’autres nombre de fantasmes qui l’animent lui même, particulièrement lorsqu’il écrit « Il y a quand même une profession à épargner : les bergers. »

Je connais bien cette idée qui voudrait que les bergers soient, bien évidemment, « avec nous » (ici, c’est sous entendu: avec les militants pro prédateurs) et là, il y a vraiment des choses à mettre au point . Tout le monde essaye effectivement de s’approprier l’image du berger qui a gardé un « capital de sympathie » assez fort. Mais si certains éleveurs peuvent le faire abusivement, il ne faut pas oublier que berger n’est pas exactement synonyme d’ « ouvrier agricole travaillant dans l’élevage ovin ». Le nombre de bergers-éleveurs est important d’autant plus que, contrairement à ce qu’imaginent bien des citadins, il y a du travail de garde en dehors de l’alpage.

Le berger est en contact avec une nature plus sauvage que sur les exploitations, seulement il ne faut pas longtemps pour comprendre que c’est bien cette forme de pâturage qui gène le plus les ultra-écolos, pas l’exploitation intensive. Du coup, ils font aux bergers un numéro particulièrement acrobatique pour les embobiner malgré des contradictions sans fin.

Il est évident que pour être berger il faut une sensibilité à l’écologie et que sa situation lui permet plus de recul et de réflexion sur son travail que dans le côté « chef d’entreprise » et le stress qui va avec. Mais il n’y a pas de berger sans éleveur, or les écolos intégristes l’imaginent pourtant bien. Il y aurait même des bergers sans brebis ! Je ne plaisante pas, j’ai souvent été confronté à des illuminés, parfois des personnalités reconnues, qui le pensaient réellement. Ainsi, des la deuxième année dans ce métier, j’ai été contacté par un militant pro-prédateur qui avait besoin de ma collaboration comme figurant dans un petit film. J’avais accepté, a priori car je collabore volontiers avec les personnes qui s’investissent honnêtement dans l’écologie, même concernant les prédateurs. Là, il, c’est agit de l’une des fois ou je me suis fait avoir car après la période des amabilités d’usage, cet homme c’est progressivement lâché et a exhibé son mépris pour les moutons, (animal grégaire donc bête etc …) ainsi que pour toute la culture qui va avec. Je suis resté stupéfait parce que s’il m’avait contacté c’était bien parce qu’il cherchait un berger. La contradiction était si énorme que j’ai cru a un quelconque second degré, une provocation de bon aloi. Eh bien non, cela existe ce genre d’illuminé et c’est même fréquent.

La force du métier de berger est surtout dans son authenticité et cela est fragile lorsqu’il s’agit d’un métier qui incarne tant de fantasmes. Certains imaginent la préserver en perpétuant l’image du berger ermite ne s’intéressant pas à l’actualité.

Pour d’autres qui gardent l’idée d’un berger naïf donc influençable, Il faut le soustraire aux influences néfastes et donc le saturer de la sienne. Parfois on parle en leur nom sans pouvoir justifier cette ingérence. Trop peu de gens écoutent vraiment l’avis des bergers. Evidemment, là encore, la forme y est en général. On l’écoute patiemment (lorsqu’on a du temps) mais il s’agit de lui faire exprimer un certain nombre d’éléments qui seront utilisables dans un autre contexte.

C’est réellement un grand gâchis que de ne pas prendre comme référence la parole des bergers lorsqu’ils s’expriment spontanément.

Car nous sommes dans une société qui, avec sa « téléréalité » est très fortement théatralisée. Les forums et autres sois disant débats sur internet permettent à chacun de s’exprimer sans avoir de connaissance particulière. L’écran est un miroir très flatteur pour les narcisses modernes et cela fait des émules. A ce jeux là, le militantisme écologique est très vulnérable …et s’en rend très peu compte. Pour combien de supporters du loup, cet animal est l’équivalent d’un personnage de jeux vidéo ? L’authenticité a du mal à émerger dans ce contexte. Les causes dites à « but non lucratif » sont particulièrement sujette à ce problème, elles permettent de s’ériger en sauveur de la planète sans se rendre compte du côté abstrait qu’a une structure qui n’a aucune obligation de résultat. On en est arrivé depuis longtemps au point ou des militants sois disant désintéressés parce que gagnant fort bien leur vie par ailleurs dans des activités bien éloignées de l’écologie, dénigrent et parfois sabotent le travail de personnes qui sont paysans par conviction, pour se donner et donner aux autres une qualité de vie de plus en plus difficile à trouver. Cela signifie par ailleurs des sacrifices qu’on est loin de prendre en compte à leur juste valeur.

J’ai entendu à plusieurs reprises rétorquer que berger est une passion que nous avons bien de la chance de pouvoir exercer et pour cette raison n’avons à protester de rien. Cela signifierait un manque de conviction incompatible avec l’exercice de ce métier.

J’ai honte pour ceux qui utilisent cet argument. Car quelqu’un qui sciemment aurait choisit un métier qui l’ennuie serait vraiment bête et ne mériterait aucune compassion.

Bien sûr qu’il nous faut défendre le métier et nous ne le faisons pas qu’au sujet des prédateurs. Il se trouve que c’est le sujet le plus médiatique et pas par notre faute. C’est une mode. Nous avons de fortes raisons de craindre pour notre métier car les choix qui sont faits au sujet de la prédation sans appliquer le sacro-saint « principe de précaution » cher au parti EELV sont irréversibles. S’ils échouent, il sera trop tard pour nous. Or la situation n’a de cesse de se dégrader.

Mais ce qui est plus préoccupant c’est l’état d’esprit qui préside à cet engouement

et qui culmine dans ce monument de haine pour la paysannerie qu’est la « Buvette des Alpages ». On pourrait penser que ce site outrancier serait conçu comme une caricature de l’écologie militante, avec son humour gras et ordurier. Je l’ai cru, j’ai essayé longtemps de décoder cet humour en supposant qu’il serait le fruit d’une autre culture qu’il faudrait prendre le temps et la patience de comprendre. Mais force est de se rendre compte que non ! C’est de la haine au premier degré, sans aucune objectivité de la part de l’auteur. Il a été savamment conçu pour encourager également les lecteurs a abandonner leur esprit critique et à abonder lourdement dans la grossièreté. Des personnalités scientifiques reconnues, sûrement à juste titre, ce prêtent au jeux et se vautrent dans cette merde comme si cela devait faire avancer leur cause.

Bien évidemment, internet permet également a des sites défendant la ruralité de s’exprimer et cela se cristalise souvent dans un combat anti-prédateur pas forcément plus objectif. Je reconnais avoir beaucoup plus d’indulgence pour ceux qui s’ expriment ainsi car leurs craintes sont tout de même autrement fondées et la manipulation beaucoup moins élaborée.

Cela prouve surtout qu’il est à peu près impossible de faire un grand site internet d’information et de commentaire militant sans qu’il ne dégénère dans le temps, sauf à donner des règles strictes et impartiales qui réduiraient le nombre de commentaires. Cela n’est de ce fait pas prisé des webmasters.

Alors, berger un métier à préserver ? Oui bien sûr et je reconnais que l’intention y est de part et d’autre, mais pas un berger qui serait là pour autre chose que les brebis et leur environnement. Sans quoi, c’est asservir l’image du berger. Préserver le métier c’est laisser ses praticiens suivre leur voie.

Pour préserver le métier, il faut consentir à le renforcer. La seule chose que peuvent faire les écologistes est de permettre aux bergers de pouvoir acquérir d’avantage de connaissances en écologie pour qu’il puissent en tenir compte dans les décisions qu’il prennent. Mais cela ne sera possible qu’en donnant une formation ouverte et objective qui ne soit pas assujettie à un militantisme.

Publié dans:Non classé |on 29 juin, 2013 |Pas de commentaires »

atelier d’écriture de Champoléon

Bonjour

Comme l’an dernier, j’organise un atelier d’écriture pour les bergers à la Maison du Berger de Champoléon les 19 et 20 octobre.

L’animateur est un professeur agrégé retraité de l’école normale, des exemples sont visibles sur ce site.

Il faut amener un texte d’une dizaine de lignes écrit en estive.

Les exercices sont basés sur des jeux que nous retravaillons. Il n’y a absolument aucun complexe à avoir. Alors venez nombreux.

pour plus de précisions et pour s’inscrire appelez moi au 0781466211.

A bientôt

Mathieu

ps mon alpage sera à Villars de Lans dans le Vercors

Publié dans:Non classé |on 3 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Résistranshumance

Des nouvelles sur la lutte contre la robotisation des animaux d’élevage

resistranshumance04.over-blog.com.

Publié dans:Non classé |on 18 mai, 2013 |Pas de commentaires »

Un séminaire sur la prédation par le CERPAM

http://WWW.CERPAM.fr/seminairepredation.html

Publié dans:Non classé |on 5 avril, 2013 |Pas de commentaires »

Plan loup

Il est assez drôle de voire comment l’annonce faite du plafond de 22 loup prélevable pour 2013 a provoqué toute une série de réactions offusquées et très théatralisées alors que tout le monde sait que ce plafond est totalement fictif. En 2012 ce plafond était de 11 loups et seulement trois ont étés tués officiellement, un en tir de défense et deux en tirs de prélèvement (selon FERUS même).

Il est vrai que les tirs de prélèvement n’ont certainement pas servi à grand chose directement puisqu’il s’agissait de n’importe quel loup, ce qui dans une meute peut être insignifiant. On pourrait donc se réjouir que ces prélèvements aléatoires ne soient plus de mise dans le nouveau « plan loup ». Encore faut-il qu’ils soient remplacés par une solution cohérente avec des moyens adéquats. Car malheureusement, il semble que tuer un loup bien défini, n’est pas réalisable en France, en tout cas l’ ONCFS n’a jamais su le faire. Ainsi, prélever un loup au hazard aura au moins eu le mérite d’entretenir une pression sur ce prédateur. C’est ainsi que cela se passe dans tout les autres pays ou le loup est plus anciennement présent et qui sont régulièrement cités comme exemple parce que tout s’y passerait bien. En Espagne ce sont au moins 400 loups qui sont tués chaque année et tout se passe très bien. En Italie on ne sait pas car on y compte presque officiellement sur le braconnage et cela doit faire vraiment beaucoup par rapport à la France. La aussi, aux dires des écolos tout ce passe très bien. Il est assez sidérant de remarquer comment les grandes associations écologistes, sont capables de fournir elles mêmes les arguments pour la régulation. Dans sa lancée, l’ASPAS en était même arrivée un jour, à prétendre qu’en Suisse tout se passe mieux qu’en France . Sachant que ce pays est celui qui applique le plus fortement la solution de la régulation dans un pays ou le loup est récemment de retour, il y a vraiment de quoi rire. D ‘ailleurs, en Espagne et en Italie, les indemnisations sont très faibles voire nulles pour mieux inciter les éleveurs à se débrouiller eux mêmes.

Ces deux tirs de prélèvements faits au hazard auraient pu être avantageusement remplacés par des tirs non létaux massifs. Malheureusement, il est évident que pour mettre autre chose qu’une balle dans son fusil, il faudrait être un défenseur des loups et là il y a un tabou. La solution de « l’éducation du loup » a toujours été tournée en dérision par les intégristes de l’écologie. Cette attitude est totalement irresponsable de leur part . En effet, leur discours concernant les troupeaux est que l’on a perdu l’habitude de se préserver des prédateurs et pris de mauvaises habitudes. Sur les herbivores sauvages, il paraît que leur comportement a dégénéré faute d’avoir un prédateur de même que la qualité du cheptel qui manque de sélection. Mais cette sélection, ce comportement vigilant, le prédateur n’en aurait pas besoin ? Pour développer la population non, mais pour pouvoir coexister avec les humains si , évidemment.

Pour moi ce plan loup va dans le bon sens s’il peut réveiller les écolos afin qu’ils s’investissent dans des techniques qui peuvent protéger le loup de la sorte (parce que la protection des troupeaux, elle, est déjà bien en place et n’est pas la part de travail qui leurs revient. Elle n’est d’évidence pas suffisante à elle seule). Et même si les écologistes n’ont pas le bon sens de réagir ainsi , la pression de chasse sur le loup aura par elle même un impact bien plus significatif que le risque d’éclatement des meutes dont on parle tant mais de manière abstraite.

Enfin, il est évident que même en atteignant le quota de 22 loups tués,(ce qui est tout a fait improbable) cela aura un impact dérisoire sur le développement de la population. Bien des discutions sont donc vaines voire ridicules . Il faut envisager des moyens efficaces dans le temps et sur plusieurs génération de loups. Mais quand FERUS dit : « Nous mettons en avant depuis le début du Groupe Loup France que la protection des troupeaux est LA solution efficace contre les dégâts que peuvent causer les loups, nous nous devons de défendre cette idée partout où elle n’est pas ou mal envisagée » Cette association fait preuve d’irresponsabilité car elle n’envisage qu’une solution qui implique le travail des éleveurs . Les situations à problèmes sont d’ amblé mises sur le compte d’une mauvaise protection. Emballez c’est pesé ! Les missionnaires de FERUS doivent apporter la lumière des bonnes pratiques sans écouter ceux à qui ils s’adressent. C’est écrit noir sur blanc dans cette phrase.

 

Publié dans:Non classé |on 27 mars, 2013 |2 Commentaires »

Radicalisme ou justice


 Il faut croire qu’entre les deux il faut choisir.

 Après le texte, clairement injurieux envers les agriculteurs, de Gérard Charollois http://www.ecologie-radicale.org/index.php?option=com_content&view=article&id=464:eduquer-les-nuisibles&catid=46:edito&Itemid=90  J’ai cherché à me documenter sur l’ association Convention Vie et Nature. On trouve sur leur site une charte et un manifeste « pour une écologie radicale » globalement assez sensés mais dont on ne retrouve rien dans l’ensemble des articles affichés sur le site, y compris les archives consultables. L’intention affichée dans la charte est de changer complètement la société :« Le combat pour l’écologie est donc d’ordre politique, économique, social, juridique, culturel, scientifique, technique, philosophique et comportemental »

Or l’ensemble des articles du site s’en prennent à quelques têtes de turcs qui sont pourtant dépendants d’un contexte,c’est l’arbre qui cache la foret.

Par rapport à l’agriculture, j’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé de la part de cette association aucune contre-propositions constructive, aucun encouragement pour les personnes si nombreuses qui ont pris leurs propres initiatives.

 C’est à croire que les membres de Convention Vie et Nature mangent en cachettes comme les autres vont aux WC. Avec des phobies de cet ordre, il est difficile de parler de la vie.

Je suis bien évidemment anthropocentriste . Il me semble normal pour un homme de réagir avec ses sentiments, sa perception du monde, sans quoi il a de ce qui l’entoure une conscience totalement abstraite . C’est le cas pour n’importe quel être vivant. Lorsqu’on a commencé à abandonner l’idée de se représenter l’homme comme un microcosme, un petit monde à l’image du macrocosme, le grand monde, on a fait le premier pas vers la bombe atomique.

 Lorsque je regarde le site de CVN je ne trouve que des références à la loi, aux règlements etc… sûrement une déformation professionnelle du président.

La loi comme le dit Lanza d’el Vasto, c’est ce qui sert à vivre confortablement dans le désamour. La loi, c’est ce que l’on utilise lorsqu’on veut contraindre l’ autre. De fait, dans le site de CVN il n’y a pas d’autres alternatives, ces gens sont tous des urbains et clament très clairement leur méfiance, voir leur mépris du monde rural. Ce ne sont donc pas des producteurs de denrées agricoles mais des consommateurs, forcément. Les actions les plus efficaces qu’ils auraient pu faire auraient donc eu pour but d’agir avant tout sur le monde dont il font parti, les consommateurs, qui sont plus que les producteurs déterminants sur la production agricole. Qu’en est-il ? Rien ! On a beau éplucher le site CVN on y trouve toutes sorte de malédictions sur les paysans ou les producteurs en général mais aucune contre-proposition constructive. C’est très facile d’être écologiste à ce compte là. De même aucune initiative spontanée n’est relevée dans ce site, uniquement ce qui passe par la loi. Il y a proportionnellement beaucoup plus de paysans qui résistent au productivisme malsain ou qui se remettent en question qu’il n’y en a dans ces mouvements écolos.

L’agriculture raisonnée et autres apellations, fustigés par la CVN sont des normes ou décrets que l’état à pris afin de se dédouaner de ses obligations pour la préservation de la nature. CVN les critiques parcequ’ils sont estimés trop timorés et c’est vrai que si l’on s’en tient à la lettre et que l’esprit n’y est pas cela n’est pas forcément convaincant. Mais la motivation sincère dans cette activité est une chose totalement étrangère à la CVN et cette association n’aura jamais la moindre influence en ce sens.

Au niveau politique, CVN voudrait la disparition du sénat. Pourquoi ? Parce que les sénateurs seraient ruraux……… Je l’apprend, mais il me semble que dans un pays aussi centralisateur que le notre, il ne serait pas mauvais d’avoir à Paris des représentants du monde rural.

Pour CVN être issu du monde rural c’est être influencé par la tradition rétrograde, la principale plaie de l’humanité. Ce n’est pourtant pas la tradition qui a inventé les centrales nucléaires. CVN aspire à des décideurs politiques européens et internationaux .Etre le plus éloigné possible du terrain semble être un gage de gouvernance juste. C’est pourtant une loi européenne qui va obliger en 2015 les éleveurs à l’achat exclusif des reproducteurs de leurs troupeaux dans des centres de sélection agréés. Un grand pas de plus, officiel et européen, vers la robotisation des animaux d’élevage. Il n’y a que des paysans qui s’insurgent contre un tel abus. La CVN en tout cas s’en fout et n’osera jamais contredire ce qui fait le socle de ses convictions, la contrainte, le contrôle.

CVN insiste pour être solidaire avec toutes les actions qui se réclament de l’écologie, « l’heure n’est pas à la division » mais ne faut-il pas faire attention à l’authenticité d’un combat qui devient de plus en plus médiatique avec tout ce que cela comporte comme dérive ? Est’-il normal que de grandes et puissantes associations participent à l’ anéantissement de la culture de peuples indigènes très frugaux et, bien évidemment, traditionnels pour permettre un tourisme écologiste de luxe ? Toute sorte de questions que la CVN ne se pose pas et qui prouve qu’elle est bien loin de ce combat total: politique, économique etc…….Par rapport à cela, les paysans ne peuvent pas tout faire tout seuls, si on ne transforme pas le monde avec eux, ils parviennent vite à leurs limites. Pour faire cette agriculture respectueuse de la nature au point ou la rève la CVN il faudrait énormément de bras et non pas 4 pour cent de la population. Mais si c’est pour être traité d’arriéré ou de crétin des Alpes les vocations ne se bousculeront pas. Si c’est pour être considéré comme un serf devant faire alégence aux technocrates, aux urbains, aux politiques, aux écolos bobos, on se doute qu’on ne fera pas rêver grand monde et aujourd’hui, les paysans sont la catégorie socio-proffessionnelle ou l’on se suicide le plus.

On ne changera pas grand chose si on ne fait pas d’abord un tel travail sur soi même puis sur son entourage et ainsi de suite. Or la CVN a préféré opter pour le camp des grandes gueules qui s’en prennent à tout ce qui est possible pourvu que ce soit loin de leur sphère.

Publié dans:Non classé |on 5 mars, 2013 |1 Commentaire »

Réponse d’un crétin des alpes

En réponse au texte de Gérard Charollois   http://www.ecologie-radicale.org/index.php  ou sur le blog la Buvette des Alpages à la date du 12 février é013

Je ne supporte plus tout ces bourgeois honorables qui se la jouent « consciences morales » . On ne trouve dans leurs discours que cabotinage et leurs foudres ne valent guère mieux qu’un caprice d’enfant gâté. C’est ainsi que récemment le président d’une association d’écologie « éthique et radicale » aveugle comme Homère et juge de son état, c’est cru permis, pour sa noble cause, d’insulter clairement tout une catégorie socio-professionnelle, la première qu’ai connue l’humanité. Cela justifiait apparemment qu’on la traite dans son ensemble d’arriérés.

Quand on a la vie d’un nanti, la plus élémentaire pudeur serait de respecter ceux qui nous nourrissent. Or c’est à l’ensemble de la paysannerie que Gérard Charollois lance ses malédictions d’opérette. Il est sans doute végétarien mais est il végétalien, se passe t’il de produits laitiers ? Car je suis toujours stupéfait de l’hypocrisie de ceux qui se croient des saints parce qu’ils ne mangent pas de viande. Mais les produits laitiers sont destinés à un agneau, un chevreau ou un veau que deviennent ces derniers ? Ils sont la plus part du temps éliminés très rapidement et, du moins, séparés de leurs mère. En tout cas ils sont bel et bien mangés. Il faut alors aux éleveurs laitiers beaucoup plus d’attention et d’affection encore pour retrouver le bien être des bêtes dont il a besoin pour pouvoir travailler.

Pour les élevages allaitant, ils peuvent être plus libres puisque l’agneau est tué à un age ou sa mère le perd un peu de vue.

Ainsi, il revient aux éleveurs et aux bergers d’ assumer pour la société entière la responsabilité de l’abattage d’ animaux qu’ils ont élevés. Ils le font consciencieusement et évitent la souffrance. Cela se remarque si un troupeau craint son berger. Car si Monsieur Charollois ne connait pas le sens du mot éduquer, nous les bergers nous le connaissons. Pareillement, ce sont toujours les paysans les plus proches de la nature qui seront le plus décriés. Les animaux qui craignent le loup sortent et dans des endroits très beaux. Ils font des circuits variés contrairement aux élevages hors sol qui produisent une nourriture que certains décideurs, que ne maîtrisent pas les agriculteurs, destinent à ceux qui ne sont pas comme monsieur Charollois de la caste des nantis.

Monsieur Charollois utilise bien sûr le prétexte des subventions pour stigmatiser les éleveurs et leur ôter toute dignité. Il a sans aucun doute lui aussi ça part de responsabilité dans la vague de suicide dans le monde des paysans. Quels autres professions seraient aussi subventionnées ? Eh bien juge par exemple, à cent pour cent. Dans les professions libérales il y a les médecins et bien d’avantage que les agriculteurs. La sur-consommation d’actes médicaux ou de médicaments existe aussi. On dira que leur activité est essentielle mais il ne sert à rien de se soigner si on ne se nourrit pas. On dira que c’est le client qui est subventionné mais c’est toujours le cas. Les éleveurs de brebis, qui craignent le loup, ont un des revenus les plus faibles en France.

Ce juge des plus injuste serait aussi philosophe. Que penser d’un penseur qui manie des termes aussi vagues que « monde agrocynégétique » ? Qu’il utilise sont image de prophète à deux balles pour faire avaler ses incohérence dans un épais brouillard! Il n’est pas étonnant de le voir resservire les arguments les plus éculés et surtout les plus flous : le cas des chiens errants et des autres causes de mortalité.

On sait que les chiens font en France plus de dégâts que le loup puisqu’ils sont des millions et ont un territoire bien plus grand à l’année. Mais dans les zones à loup, la prédation de ceux ci est sans commune mesure avec celle des chiens. Il y a les causes de mortalité naturelle mais cela n’ éxiste pas chez les humains ? On ne les « accepte » pas pour autant.

Les accidents existent, leur propre est d’être imprévisible. Les bergers peuvent se faire une raison mais ils n’ont pas à supporter et faire supporter à leur troupeau un stress permanent. A ce niveau là, le poseur Gérard Charollois n’a pas à relativiser la détresse des bergers, c’est un devoir pour eux d’éviter l’angoisse permanente du troupeau. Est ce que dans la « nature naturelle » un prédateur ne défend pas son territoire ou sa meute? La situation en France aujourd’hui ou on laisse le loup faire absolument n’importe quoi n’a rien de naturelle. Dans les pays auxquels on compare, comme le fait GC la France il y a une pression très forte sur le loup et plusieurs centaines sont tués annuellement en Espagne. Cette idée d’éducation, à laquelle j’adhère, permettait de créer les mêmes conditions de façon non létales. Il a été rejeté par les irresponsables de l’écologie. Le retard pris depuis vingt ans sur ce point par la France ne permet plus aujourd’hui de ce passer de régulation.

Publié dans:Non classé |on 14 février, 2013 |Pas de commentaires »

Qui est le crétin des Alpes?

Une réponse de Bruno Besche-Commenge aux insultes de Gérard Charolloisfichier pdf 2013 02 12 CVN Buvette

Publié dans:Non classé |on 13 février, 2013 |Pas de commentaires »

Le droit moral du berger sur son troupeau

Dans le droit Français, il existe un « droit moral de l’artiste sur son oeuvre » qui permet aux artistes de contrôler le respect du à leur création même après avoir été vendu. Le cas le plus connu est celui de l’artiste Dubuffet qui a obtenu de la régie Renault qu’elle finisse l’oeuvre monumentale dont il avait réalisé la maquette.
Il me semble tout à fait opportun de considérer de la même façon aujourd’hui, un « droit moral du berger sur son troupeau ». En effet, pour parler des problèmes aux quels le pastoralisme est confronté, on ne peut pas le faire qu’avec des éléments matériels. La mentalité d’aujourd’hui fait que nous devons prendre en compte des éléments qui ne seraient pas venus à l’esprit au paravent. On ne peut pas dire à un éleveur que le fait qu’il soit subventionné ou indemnisé lui ôte la possession morale de son travail. Nous en sommes bien là pourtant.
Cela concerne avant tout la loi qui devrait être appliquée en 2015 et qui obligera à l’achat exclusif des reproducteurs mâles dans des centres de sélection. C’est clairement un abus. comme exlpiqué à cette adresse.

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/certification-eleveurs-556.html

Ensuite, des questions du même ordre émergent concernant la prédation des troupeaux par les animaux strictement protégés.
On ne peut pas laisser les indemnisations casser la cohérence du travail d’éleveur et sa fierté. Cela doit être dit clairement parce que c’est un argument largement exploité non par les services de l’état mais par les lobbyistes (sois disant écologistes) qui font pression sur le pastoralisme.
On ne peut pas non plus tolérer pour les mesures de protection des troupeaux qu’elles soient imposées sans tenir compte du savoir faire personnel du berger et de la façon dont il a éduqué ses bêtes. On doit aussi tenir compte précisément des résultats de son travail sur son environnement, son oeuvre quoi!
Dans tout les autres pays qui ont signés la convention de Berne, des réserves ont étés faites concernant le loup, y compris en Italie puisqu’on sait que là bas le braconnage y est presque officiellement toléré pour réguler ce prédateur.
Lorsque les services de l’état ou les ONG écologistes mettent sciemment les éleveurs et/ou les bergers dans des situations ou le résultat de leur travail est nié (valeur génétique et affective des animaux tués destruction du travail d’ apprivoisement des bêtes) ils devront en rendre compte au nom de ce « droit moral du berger sur son troupeau ».

Ce concept là a quand à lui pleinement sa place même dans les parcs nationaux. même s’il doit être adapté différemment.

Publié dans:Non classé |on 7 février, 2013 |Pas de commentaires »

0 ,06 %


C’est le titre que la Buvette des Alpages donne à un article qui n’a absolument rien à voire avec ce pourcentage. Pourquoi en faire le titre d’un texte alors que Baudouin de Menten sait parfaitement l’inanité de ce chiffre ? Parce que c’était le sous titre maladroit d’un article du « Monde » qui avait suscité déjà de nombreuses réactions. Baudouin de Menten l’affiche aujourd’hui comme un bras d’honneur. Peu lui importe que ce chiffre soit sans pertinence, au contraire. Il l’a choisi pour titre afin d’imposer la bassesse de son débat. Ce qui lui importe, c’est de montrer de façon éclatante que grâce au long travail de manipulation qu’il a commencé il y a plusieurs années, il a la maitrise absolue du discours anti-pastoral et qu’il peut se permettre de jouer au plus con, il gagnera toujours. C’est évidemment très grisant et cela lui a fait tourner la tête depuis longtemps (mais pas depuis toujours).

Baudouin de Menten est l’ennemi du pastoralisme, donc le mien. Nous n’avons rien à nous dire. C’est à d’autres personnes que j’aimerais m’adresser.

Monsieur Bozzolo, jusque à quand consentirez vous à être l’otage de la Buvette des Alpages ? Vos articles dénotent dans l’ambiance de ce blog mais le bon sens et la connaissance évidente du sujet que vous avez servent manifestement de caution à ce personnage dont je critique moins l’extrémisme que la bassesse. Votre volonté de conciliation est d’évidence très juste, malheureusement vous vous complaisez dans ce rôle de conciliateur trop confortable pour demeurer honnête éternellement. Cela ne signifie pas grand chose en soi d’ailleurs car c’est totalement relatif. Même un petit facho peut paraître un homme pondéré, équilibré, conciliant si on place à côté de lui un néo-nazi.

Monsieur F’murr, jusque à quand laisserez vous votre troupeau imaginaire sans aucune protection face à un promoteur de la vulgarité ?

Madame Huybens, lisez vous vraiment la Buvette des Alpages ?

En attendant, voici la réponse de Bruno Besche Commenge aux 0,06%

fichier pdf La Buvette bave-1

Publié dans:Non classé |on 6 février, 2013 |1 Commentaire »
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