Archive pour la catégorie 'Non classé'

L’audace de la franchise (mais pas trop)

 

« Je les ai vus faire. Inutile de nier, quitte à fâcher mes amis écologistes.

J’ai quand même trouvé utile de rajouter ceci, histoire de désamorcer, au cas où on m’accuserait de faire l’apologie du meurtre d’animaux sauvages :

- Ceci dit, je n’absous pas le comportement des agriculteurs qui n’hésitent pas à sortir le fusil et flinguer du charognard, comme si ça allait changer quelque chose à la situation. »

                                                                         Etienne Hugues Boyer

La Buvette des Alpages fait passer un texte  http://www.buvettedesalpages.be/2014/10/quand-louis-dollo-vient-me-chercher-en-prive.html  du compte Facebook d’Etienne-Hugues Boyer, une ancienne connaissance du webmaster qui c’est illustré en abondant dans le sens de ce dernier notamment par un livre « Mauvais berger ». Monsieur Boyer donnait donc sur son compte Facebook un témoignage courageux puisqu’il rapportait le lynchage d’une brebis tuée par une cinquantaine de vautours, ceci alors que Daniel Strub, président du Comité écologique ariégeois prétendait la veille que « Mais aujourd’hui, nous sommes dans une dérive totale, où l’on nous parle de vautours qui seraient devenus, soudainement, des prédateurs. Les vautours ne sont pas des prédateurs : dans ce département, il n’a pas eu un seul cas d’attaque avéré, pas plus qu’ailleurs sur la chaîne des Pyrénées. Nous sommes face à des contre-vérités, réfutées par toutes les observations scientifiques».   (  Cela a été vu des dizaines de fois mais par des paysans donc ce n’est pas crédible) . Ce témoignage est donc important simplement du fait qu’on le croira, lui.

Et de fait, il est amusant de voire comment EHB, impressionné de l’audace qu’il lui a fallu pour faire connaitre l’ observation qu’il a faite s’est empressé de dévier son article sur la bête noire des militants écologistes Pyrénéen: Louis Dollo.  Là, d’emblée, on sent EHB beaucoup plus à l’aise et soulagé du dérivatif.  Il nous retranscrit donc une très ancienne conversation qu’il a eu avec Louis Dollo, dans laquelle, il se donne le beau rôle par ses remarques « off ». Il faut vraiment être fortement touché par l’incroyable épidémie de narcissisme qu’a déclanché facebook pour s’imaginer que l’on puisse trouver un quelconque intéret à ces chamailleries. Pourtant l’article a très bien marché à la Buvette des Alpages ou il a été commenté vingt fois en une journée, de quoi flatter EHB qui a remercier les commentateurs. C’est qu’évidemment, il était très urgent d’appuyer le dérivatif, d’ou le titre donné par le webmaster de la Buvette des Alpages à cet article: « Quand Louis Dollo vient me chercher en privé ».

Que va devenir à présent cette observation? Les militants écologistes semblent encore et toujours préférer attendre d’être contredit par l’évidence pour concéder un peu d’objectivité comme s’il s’agissait d’une négociation avec la réalité. Le résultat c’est que l’on constate des positions qui évoluent vers le bas et ne donnent pas confiance. Entre les « toujours, toujours, jamais jamais, scientifiquement impossible » du début et les « évidemment, de tout temps on a pu constater des cas précis, sur des animaux malades… »et bientôt sur des animaux simplement isolés…  Moi je sais qu’une simple corneille est capable de tuer un agneau nouveau né sain, si ça mère ne le défend pas. Le renard aussi. Ce n’est pas tout à fait anodin, mais c’est assez normal et il ne me viendrait pas à l’idée de demander leur éradication. Concernant le vautour, la façon très méprisante dont a, comme trop souvent chez les militants écologistes, été reçue les premières constats d’attaque, suite à le fermeture des charniers en Espagne a déclenché une polémique dont on voit par l’article d’EHB la très haute portée et la véritable motivation. Cela part toujours du présupposé que les paysans sont pétris de superstitions (contrairement aux écologistes qui s’abreuvent aux lumières de la science) et dont les nécrophages seraient les premiers à faire les frais. (je parle d’expérience, on m’a déjà fait le coup du simplet à éduquer).

Mais s’accrocher à un présupposé sans chercher la vérification, c’est une superstition, et celle ci a déjà fait beaucoup de dégâts.

Publié dans:Non classé |on 8 octobre, 2014 |1 Commentaire »

Le WWF accusé de violation des droits de l’homme

http://www.survivalfrance.org/actu/10459

Publié dans:Non classé |on 6 octobre, 2014 |1 Commentaire »

L’étoile des Bergères

Un film sur et avec des bèrgères

Prochaines projections:
- le mercredi 8 octobre 2014 à Grenoble lors du Petit salon des femmes en milieu rural,
- le jeudi16 octobre 2014 à 17h30, au festival du film Pastoralisme et Grands Espaces, aux 7 Laux (massif de Belledonne, Isère). Suivi d’un apéro offert par les bergères et les bergers de l’Association des Bergers de l’Isère.

Si vous aimez les bergères, si vous voulez faire connaitre leur métier et le monde pastoral, merci d’apporter votre soutien!

https:// http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/l-etoile-des-bergeres

Publié dans:Non classé |on 24 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

Non, le loup n’attaque pas les troupeaux pour se nourrir !

 

 Parmi la littérature bien pensante sur le loup, on retrouve régulièrement cette assertion comme quoi le loup est très différent des chasseurs humains de l’Europe occidentale du 21ième siècle car lui ne tuerait que pour se nourrir et non pas par plaisir.

Outre ce coté « moral » les scientifiques prétendent également que le loup n’attaque que s’il sait que le bénéfice qu’il en tirera vaudra l’effort qu’il aura à produire. Ceci est faux ! Dans une attaque de troupeaux, le patou et le berger ne parviennent qu’a empêcher le loup de consommer ce qu’il a tué. Cela par contre est bien réel, à moins que le loup n’ait attaqué une brebis isolée. Cela se fait en général très discrètement et dans des cas particuliers car ce n’est pas l’habitude des brebis d’avoir un tel comportement. En général ces victimes là font partie de celles que l’on ne retrouve pas ou trop tard pour être comptabilisées et indemnisées.

Le berger et le patou dans une très grande majorité des cas empêchent le loup de consommer. Quel intérêt a t’ il alors à attaquer ? Même dans bien des cas ou le loup attaque un troupeau en parc, sans chien et sans berger à proximité, on trouve, comme toujours, des blessées par dizaines ( elles ne sont pas non plus comptabilisées) et des mortes. Mais la quantité de viande prélevée est insignifiante, quelques bouchées à peine. On dit que le loup est pris de frénésie et qu’il continue le carnage tant qu’il y a du mouvement, mais il est suffisamment intelligent et a suffisamment de mémoire pour se rendre compte, lorsqu’il décide de fondre sur un troupeau, qu’il ne mangera pas. Il est tout à fait évident que lorsqu’un ou des loups attaquent un troupeau, ce n’est pas pour ce nourrir.

L’ONCFS a de ce fait une vision très nette puisque sur les constats d’attaques, la quantité de viande prélevée est notée. Les statistiques en ce sens existent donc et il est fort dommage que l’on ne puisse pas en avoir connaissance. Il faut noter d’ailleurs que pour cette office le fait que le loup n’attaque pas les troupeaux pour se nourrir semble une évidence puisque si vous retrouvez une brebis entièrement mangée, elle ne pourra pas être expertisée et indemnisée car il ne restera alors pas assez d’éléments pour ce faire.

A quoi cela sert’ il , me direz vous, de savoir ceci, cela ne changera pas grand chose au problème de la prédation ? Certes non, mais cela est important pour révéler les dégâts humains. Le pastoralisme ovin a énormément souffert de toutes sorte de jugement à l’emporte pièce qui s’appuient sur une vision morale qui autorise le loup à tuer les brebis « puisque c’est pour se nourrir » alors que l’homme, lui, pourrait se passer de cette viande, (les élevages hors sol en produisent bien assez) et on enchaîne sur les agneaux qui sont de toute façon destinés à l’abattoir et ne méritent donc pas d’être défendus, ôtant toute raison d’être au travail de l’éleveur. Quand bien même, il ne s’agirait pas d’êtres sensibles, ce dont l’éleveur est pourtant bien conscient en évitant à ces bêtes la souffrance, il y a tout de même lieux de respecter le travail de producteurs bien plus consciencieux que ce que les militants pro-prédateurs ont pris l’habitude de présenter.

Publié dans:Non classé |on 14 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

Les nouvelles zones à loups

Les réactions officielles dans les territoires nouvellement colonisés par le loup montrent que l’état est entrain de changer d’avis par rapport à la protection des prédateurs. La situation qu’il constate n’est pas celle prédite par les défenseurs du loup. Les représentants de l’état, qui ne sont pas forcément des naturalistes confirmés, semblent se mordre les doigts d’avoir écouté les boniments angélistes et simplistes des associations pro- loup. En fait, il n’y a pas que l’état, les médiats nationaux après avoir unanimement fêté le retour du prédateur, se sont rendus compte de l’ampleur du problème assez tôt.

Le loup, après avoir bénéficié d’un capital de sympathie très fort, est entrain de voire celui ci disparaître. Pourquoi ? Eh bien, ces défenseurs l’ont présenté avec un angélisme incroyable et une grande persuasion qui se retrouve démentie. Ce « capital de sympathie du loup » suit tout bonnement une situation qui après un moment d’exaltation, n’en finit plus de se dégrader. On a commencé par sacraliser le loup d’une façon qui n’a absolument rien de naturel, empêchant jusqu’aux effarouchements et bien sûr les tirs de défense. L’argument était que la population de loup en France était trop petite donc trop fragile. Il est inutile de cherché plus loin le sentiment que le loup est arrivé artificiellement en France, puisque là, on l’a présenté comme coupé de la population Italienne. Est il vrai oui ou non qu’il soit revenu naturellement d’Italie ? Si oui, il n’y avait pas de raison de lui accorder une protection aussi artificielle, incompréhensible dans la nature . Le loup a donc fini par se comporter autrement que dans les régions ou il n’a jamais cessé d’être présent. Aujourd’hui, on se rend compte de l’erreur mais le mal est fait et pour longtemps. On ne redressera pas facilement la situation. Il aurait bien mieux valu être plus sensé tout de suite, ne pas céder à cette exaltation. Le retour du loup se serait fait plus lentement, par étapes, mais la situation ne serait alors pas aujourd’hui entrain de suivre une courbe descendante dont je ne vois pas comment elle serait inversée à présent. Il en ira peut être différemment des nouvelles zones de présence du loup. On autorise beaucoup plus facilement les tirs et autres réaction. Mais comment réparer les dégâts dus à la logique désastreuse qui était de mise au début ? Comment redresser la situation dans les Alpes Maritimes ou 1200 brebis sont tuées chaque année ? Comment rétablir une égalité de traitement par rapport aux élevages des Alpes du Sud ?

Les militants pro-prédateurs se sont trouvés dans la situation de ces petits partis politiques, habitués à être dans l’opposition, qui, lorsqu’ils arrivent au pouvoir, ne savent qu’en faire et continuent à revendiquer tous azimut. L’état, qui aurait du permettre un minimum d’intervention, c’est fié aux militants pro-prédateurs qui venaient d’obtenir par diverses tractations la signature intégrale de la convention de Berne et appliquait donc le principe que la nature ça ne se gère pas, ce qui l’arrangeait puisqu’il n’avait pas d’avis sur la situation. Seulement, il fallait prévoir que les écologistes militants attendaient d’être modérés, ils n’ont jamais eu dans l’esprit de le faire eux mêmes. Ils avaient un alibis qu’ils n’ont jamais vérifié ou remis en cause : « les solutions existent, il suffit d’avoir des patous, ceux qui sont attaqués sont ceux qui ne se protègent pas ». Beaucoup de bergers ont souffert de l’injustice de cette dernière assertion, quand aux patous, ce sont les randonneurs qui n’en peuvent plus. L’état dans sa passivité constate donc les dégâts, et prend des mesures en conséquences. Mais ce sont en quelque sorte des mesures qui accompagnent la détérioration de la situation. Pour caricaturer, l’état, par souci d’égalité,finira par abattre tout les loups, ayant fait le constat que ceux ci auront définitivement détruit le pastoralisme. On est en droit d’attendre plus d’anticipation.

 

Je suis plutôt rassuré d’apprendre que dans un parc national, celui des Ecrins, des mesures d’effarouchement ont étés prises. Un tabou néfaste est tombé. Il faut savoir que ce parc posait question depuis longtemps. Sur les cartes représentant les zones de présence permanente du loup, il représentait un trou difficile à expliquer. Aucune explications donnés officieusement par du personnel du parc n’était convaincante. Pour les bergers, le parc était si fier de sa réintroduction réussie de bouquetins, qu’il n’avait pas envie de laisser détruire ses efforts dans ce sens et a fait en sorte d’empêcher l’installation de meutes de loups. C’était aussi un territoire qui appréhendait grandement ce moment, car c’est un endroit ou se pratique les estives à « l’arrage » c’est à dire, de troupeaux non gardés. Cela se justifie parfaitement dans un endroit aussi accidenté que l’est ce parc. Même avec la présence du loup, il est fort possible que l’on continue d’avoir de petits troupeaux dispersés et sans gardes, car un grand troupeau, même gardé, cela représente aussi de gros dangers, dus à l’ « over killing » comme on dit, ou le loup dans son excitation tue plus qu’il n’en a besoin et provoque stress et dérochement.

La direction du parc sait évidemment cette situation et que son territoire est un des plus difficile à protéger et sa réaction est sensée. Mais dans les Alpes Maritimes on trouve aussi ce genre de cas. Il faudrait harmoniser les réactions. On a le sentiment que ce département et ses voisins ont étés sciemment sacrifiés ce qui serait inadmissible.

Publié dans:Non classé |on 23 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Pourquoi pas des Drônes

On en parle de plus en plus des GPS et autres techniques. Je ne sais pas ce que ça peut vraiment apporter mais d’emblé, cet article là n’est pas rassurant.

http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2014/06/23/cyberbergers-dans-les-pyrenees_4443630_3244.html

Publié dans:Non classé |on 29 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Oui la concurence étrangère pose problème

On nous dit souvent que la concurence d’agneaux étrangers seraient le vrai problème des éleveurs Français et non pas les prédateurs. C’est vrai, les Royaumes Unis sont des iles ou l’on ne pourra jamais prétendre qu’un prédateur y est réapparu naturellement.  En Australie, celui qui tue un dingo qui est leur prédateur se fait une fortune en primes diverses. Et enfin, pour ce qui est de la Nouvelle Zélande je viens de trouver un petit article qui  répond à bien de mes questions. En voici le lien:  http://selection.readersdigest.ca/voyage/destinations-de-voyage/5-choses-que-vous-ignorez-sur-la-nouvelle-zelande/?id=4

Publié dans:Non classé |on 27 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Une maladie sous estimée

Il y a eu à Strasbourg la semaine dernière un colloque sur la maladie de Lyme. Il est très important de faire connaitre le risque qu’elle représente. Les bergers y sont particulièrement exposés. Elle est encore beaucoup trop occultée parce que très gênante. Elle met en échec les scientifiques, elle est difficile à diagnostiquer et à prouver. Cet article en rend très bien compte.

http://www.thierrysouccar.com/blog/maladie-de-lyme-pourquoi-nous-sommes-tous-menaces

 

Publié dans:Non classé |on 17 juin, 2014 |Pas de commentaires »

PLate plate-forme

Mardi 10 juin, c’est tenu à Bruxelles la première « plate-forme européenne sur la coexistance entre l’homme et les grands prédateurs ». La première chose que je noterais, c’est qu’aucune association de bergers n’est représentée. Avec le Groupe National Loup, c’était pareil, pendant de nombreuses années, il a fonctionné sans aucun représentant de bergers. Évidemment, il a pu y avoir des éleveurs bergers qui siégeaient par le biais de leur syndicat, mais il n’y avait pas de place réservée à un représentant de ce métier. Étonnant non ? Depuis, il a été concédé un siège sur plusieurs dizaines de membres.

Au niveau européen donc cela se renouvelle, un oubli assez significatif tout de même. Mais les choses n’ont elles pas été pensées de cette façon des le début ?

En effet, commencer des travaux sur la coexistence avec les prédateurs juste au début de la période d’ estive, cela signifie très clairement que l’on écarte les bergers de cette « concertation ».

Ceci dit, qui croit encore à ces rencontres ? Va t’ on là aussi faire des marchandages sur le nombre de loups qu’il sera possible de tuer sachant pertinemment que ce chiffre est totalement abstrait ?

Des discussions, on en a connu des dizaines. En général le seul résultat était de permettre aux organisateurs (services de l’état associations écologistes) de montrer qu’un dialogue existe, peu importe qu’il n’en soit rien ressorti. Cela n’a fait que conforter le point de vue des ultra-pastoraux pour qui s’asseoir à la table de discussion équivaut à accepter le loup.

Il y a Par ailleurs, une chose particulièrement pénible, On demande souvent aux bergers présents dans ces rencontres de professer leur bonnes intentions pour le dialogue et pour la recherche de solutions et de compromis. Y a t’il donc vraiment pour un berger besoin de se justifier ? Cela aussi est exploité ultérieurement.

Cette plate-forme européenne ne fait pas exception, elle pose comme condition que les participants reconnaissent la directive habitat. A quoi cela sert-il ? Soit cette directive est négociable et donc pourquoi la reconnaître ? Soit elle n’est pas négociable et alors à quoi servent les discussions ? De toute façon la loi c’est la loi, elle est appliquée par la force et il n’y a donc pas de discussion à ce niveau.

D’emblée, cette plate-forme commence par une cérémonie assez niaise ou les représentant des organismes participants arborent, l’air ravi, fiers comme des « louveteaux » venant de faire leur promesse, le document qu’ils ont signé prouvant leur bonnes intentions. (Il n’en existe pas de traduction française).

Comme toujours lorsqu’il s’agit de l’union européenne, tout est impersonnel. En face des grandes société anonymes de l’écologie, WWF, IUCN, il y a pour représenter les chasseurs, une unique organisation européenne « FACE » et pour les agriculteurs également une unique structure appelée « COPA . COGECA » L’union Européenne a ressuscité les système de l’union soviétique : le parti unique.

Le tenancier de la « Buvette des Alpages » faisait peu de temps auparavant la bonne vieille prédiction comme quoi Les syndicats Français dominants dans l’agriculture, la FNSEA et la FNO s’abstiendraient de participer à cette plate-forme. Sur ce point là, il a toujours été décalé de la réalité. La FNO et la FNSEA sont bien parti prenante, c’est la confédération paysanne et d’autres syndicats minoritaires qui ont refusés ce fonctionnement.

Enfin, La présidente de cette plate-forme aurait pu éviter de faire des remarques subjectives dans son discours d’ouverture. Lorsqu’elle dit : « Je terminerai sur le rôle des médias, qui joue un rôle tres négatif dans mon pays : jamais le berger qui n’est pas attaqué aura la parole ». On comprend que ce berger qui n’est pas attaqué c’est parce qu’il a mis en œuvre les mesures de protection. Sinon, quel serait l’intérêt, sur le sujet du loup, d’interroger un berger qui n’a pas été attaqué. Ceci est terriblement insidieux. C’est encore, une fois, insinuer que ceux qui se font attaquer sont des mauvais bergers.

Tout le monde a toujours l’impression que les médias favorisent l’autre camp. Pour ce qui est de la parole des bergers qui n’ont pas encore été attaqués et se déclarent franchement pro-loup, ils n’ont jamais eu de mal à s’exprimer. Je connais d’expérience comment les associations écologistes cherchent parmi les jeunes bergers qui n’ont pas encore étés à l’épreuve du feu, des gens prets à faire leur les idées qu’on leur donne, en les flattant justement sur le fait que ce sont de bons bergers. Ensuite on leur tend les micros pour récupérer de leurs bouche la leçon qu’on leur a apprise. C’était extrêmement fréquent. Cependant, le jour ou ces bergers se retrouvent confrontés à une attaque, le choc est d’autant plus grand et laisse beaucoup d’amertume. C’est la raison pour laquelle cette pratique est de moins en moins répandue en France. Mais par cet article, http://www.buvettedesalpages.be/2014/06/comportement-naturel.html on peut avoir un aperçu de cette pratique. Cette bergère semble très médiatisée sur internet. Elle a le privilège de mener paître un troupeau visiblement bien trop petit pour assurer un salaire par la production, dans un des très rares espaces naturels des Pays bas. Cette situation tout à fait abstraite ne peut être une référence et de fait, le texte est d’une naïveté incroyable. Rien de ce qui est dit concernant le loup n’est du vécu.

Voici par ailleurs quelques documents sur ce sujet.

 http://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement/Institutions-Commissions/Union-Europeenne/Plateforme-Europeenne-Coexistence-Population-Grands-Carnivores/2014-06-10-CP-Signature-Parties-Prenantes-Accord-Plate-Forme-Europeenne-Coexistence-Grands-Carnivores.php
Publié dans:Non classé |on 14 juin, 2014 |1 Commentaire »

A ne pas manquer

A ne pas manquer


Je viens de recevoir l’annonce du festival biennal du film « Pastoralisme et grands espaces. Je ne manquerais pas cette manifestation.

La XIème édition du Festival du Film « Pastoralismes et Grands Espaces » et les « Rencontres Internationales du Pastoralisme » se tiendront :

du 15 au 18 octobre 2014
à Prapoutel les 7 Laux (38), au village de Vacances « les Ramayes »


Trois jours durant, pour voir, entendre, et découvrir le pastoralisme d’ici bien sûr, mais aussi d’ailleurs
, se rencontrer autour e sujets partagés par les pasteurs du monde entier. Le festival est aussi l’occasion de mettre en lumière les métiers d’éleveurs et de bergers, les engagements de ces familles dont la vie est rythmée par les saisons pastorales, les passions de ceux qui oeuvrent pour que les espaces pastoraux restent des espaces de haute qualité, accueillants, productifs de richesses.

Éleveurs, bergers, pastoralistes, réalisateurs ou producteurs cinématographiques, ce festival international est le vôtre. Vos messages, vos préoccupations, vos moments de bonheur, vos images y trouveront un espace de mise en valeur que nous nous attachons à faire vivre plus longtemps que les 3 jours que dure ce festival. Nous comptons sur vous, public averti ou seulement intéressé, habitants de Belledonne ou d’ailleurs, chaque année plus nombreux et passionnés, pour faire vivre le festival, contribuer à écrire les contours du pastoralisme de demain.

Si vous avez connaissance de films ayant pour thème les bergers d’où qu’ils soient, les alpages, les estives, les transhumances, les peuples et populations dont l’économie est liée aux systèmes pastoraux, leurs troupeaux, la préservation des écosystèmes pastoraux d’ici ou d’ailleurs…, n’hésitez pas à nous le faire savoir (inscription des films avant le 1er juillet 2014).

Le site internet du Festival du Film Pastoralismes et Grands Espaces

est en ligne sur : http://www.alpages38.org/festival

vous pouvez notamment remplir ou télécharger vos bulletins d’inscriptions de film en ligne,


Des Rencontres Internationales pour comprendre les évolutions et penser l’avenir
Ces Rencontres Internationales ont pour objectif de faire des propositions en faveur d’un plaidoyer pour un code pastoral, et de proposer des contributions aux élus, aux éleveurs, aux citoyens…

Le Festival et les Rencontres, c’est aussi :

-
Un invité d’honneur : après le Mali, la Mongolie, le Sénégal, l’Algérie et le Maroc, l’Inde (Ladakh) sera notre invité cette année

-Solidarité internationale en Grésivaudan :
-Présentation des posters des associations de solidarité internationale (ASI) du Grésivaudan
-Présentation de l’annuaire des associations, du Grésivaudan, de solidarité internationale, année 2014;
-Une table ronde autour de la solidarité internationale et sa déclinaison en Grésivaudan,

-Des Expositions :
-Solidarité Internationale en Grésivaudan : Les associations et partenaires qui se mobilisent localement
-Stands et expositions sur le l’Inde,
-Les Maisons Thématiques du Pastoralisme
-Et d’autres expositions donnant à voir les pastoralismes d’ici et d’ailleurs.
-…

-
Des Réunions nationales et internationales : Le Festival propose aussi aux organisations nationales et internationales désirant saisir cette opportunité des espaces de travail, de réunion ; à cet effet, des salles pourront être mises à disposition par l’organisation, nous consulter.

-
Les Maisons Pastorales : Table ronde, Posters et Stands avec librairie, vente d’objet, bonnes adresses…

-Des partenariats renforcés avec les Lycées : À l’occasion de cette 11ème édition, l’accent est mis sur un partenariat renforcé avec les établissements d’enseignement agricole Rhône Alpins (délégations, un jury d’étudiants, contributions, réalisations de films..).

——
Pastoralismes du Monde
La Grange
38190 LES ADRETS
Tel : 04 76 71 10 20
Mail : 
festival7laux@alpages38.org
Site : www.alpages38.org

Publié dans:Non classé |on 6 juin, 2014 |Pas de commentaires »
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