Archive pour la catégorie 'Coup de Gueule'

Big Brother et ses vérités

Je redescend à peine d’estive  pour trouver d’emblé, sur la Buvette des alpages qui se veut un modèle d’éthique un article assez sidérant. Pendant que le web master de ce blog donne sur d’autres sites des leçons d’éthique, il fait passer ce 22 septembre  deux articles comparés http://www.buvettedesalpages.be/2012/09/descente-prematuree.html    dont le but est de présenter le deuxième comme un déni du premier donnant à une descente prématurée d’estive une autre raison que celle du message communiqué par la FNO à savoir que cette descente prématurée était due à l’ours. Si on lit le deuxième texte, il traite effectivement d’un autre évènement (heureux lui) mais dont il est clairement dit qu’il n’est pas à l’origine de cette descente prématurée.  On y trouve : « Cette semaine a mal commencé pour le couple. Dimanche et lundi, le troupeau a été attaqué deux fois par un ours. «C’est terriblement frustrant. On prend soin des bêtes pendant plusieurs mois et puis en une nuit, tout est fini», regrette Aude. La vie en montagne, dans la cabane de l’estive d’Urets, n’est pas un problème pour la jeune femme. À cause des attaques, les bergers ont décidé de redescendre d’estive plus tôt, avant-hier ».

Je suis presque admiratif du pouvoir de persuasion acquis par Baudouin de Menten qui, aujourd’hui est pareil à celui de Big Brother dans le livre et le film 1984. Dans ces cas (car ils sont nombreux) les commentaires montrent bien que les lecteurs ont bel et bien compris la même chose que ce que leur a suggéré leur gourou et souvent, même les contradicteurs de la Buvette passent et parfois même commentent sans relever l’erreur sur laquelle se base cette comparaison. Entre l’auto-persuasion assistée des uns, la lassitude des autres, c’est le fruit d’un énorme travail de plusieurs années qui donne aujourd’hui un tel pouvoir à Baudouin de Menten. Je lui ai déjà à plusieurs reprises suggéré (comme à d’autres) de débattre sincèrement des critères éthiques mais je n’ai jamais eu que les sarcasmes habituelles. Cet exemple semble dérisoire, certains le prendraient presque comme un exemple de l’humour particulier de la Buvette mais il a fait la même chose à propos d’enquêtes scientifiques. C’est pourquoi, je n’arrive pas, pour ma part à digérer cette ambiance de mensonge.

 

Publié dans:Coup de Gueule |on 24 septembre, 2012 |1 Commentaire »

ET HOP DIX ANS DE PERDUS

Je viens de voir dans la Buvette des alpages un aricle sur un scientifique Suisse qui analyse les ADN de loups de son pays. Il en conclut que tout les ADN disponibles viennent bien de la souche Italienne (comme ne France) qui est facile à identifier. Personnellement je n’en doute pas mais ce scientifique devrait se contenter des faits. Au lieu de cela, il renchérit, avec le reporter qui l’interroge, sur le fait que cela prouve irréfutablement  que le loup est revenu naturellement. Passionnant! il a fallut dix ans (en France) pour que les conflits que génère cette question s’estompent. Il est assez facile de penser que si le premier loup n’était pas arrivé naturellement, ce n’était q’une question de mois pour que ce soit le cas et on ne se sert plus guère de cet argument dans les milieux pastoraux. Par contre, en quoi est-ce que le fait que le loup soit d’origine Itaienne constitue t-il une preuve scientifique qu’il n’a pas été réintroduit ? Pourquoi ceux qui auraient eu la volonté de réintroduire un loup seraient t’ils allés le chercher au Canada? Drôle d’idée! J’ai toujours du mal à réaliser que des scientifiques faisant un travail aussi aprofondi,, mobilisant des moyens très important, sont capables de donner à la présentation de leur travail une conclusion si simpliste qu’un enfant de cinq an peut la réfuter. Réactiver ce débat c’est perdre 10 ans dans le chemin vers une cohabitation sereine.

Publié dans:Coup de Gueule |on 27 mars, 2011 |1 Commentaire »

Lettre aux associations militantes pro-loup

Ceux d’entre vous qui suivent vraiment l’actualité liée au loup savent déjà que le bilan de l’année 2010 de la prédation amène et amènera des réactions sans précédent de la part des organisations pastorales. Il posera, je le crains, de grands problèmes aux associations de bergers qui avaient à cœur d’éviter la prise de position pro ou anti-loup pour ne pas nuire à la solidarité entre leurs membres et préserver leur noodiversité. Je vous accuse d’avoir sciemment et parfois cyniquement saboté votre part du travail concernant les techniques liées à la cohabitation des troupeaux avec ce prédateur. Parce que la protection des troupeaux dont certes vous faites la promotion, c’est la part du berger. Elle est largement mise en place puisqu’on constate une baisse du nombre de victimes par attaque. Mais ce n’est q’une face du travail nécessaire et, sans la contre partie, (le travail sur le prédateur) elle perd de son efficacité par l’accoutumance du loup jusqu’à devenir dérisoire. En effet, malgré les résultats obtenus par le travail des bergers, la prédation  continue d’augmenter fortement car le nombre d’attaques lui, est devenu énorme et, en dehors des victimes, chaque attaque c’est du stress. Le fait de votre part de ne pas envisager les solutions réalistes et efficaces amène à ce que d’autres en envisagent à leur façon à votre place. Pour influer sur le comportement du loup il faut:D’abord l’effaroucher, mais sérieusement. Vous, vous préconisez de mettre des épouvantails sur les alpages soit disant pour faire peur au prédateur. Tout le monde se doute y compris vous que cela le fait plutôt rigoler. La peur ça s’entretient, il faut que le loup prenne un grand risque d’avoir réellement mal. Cela le berger ne peut absolument pas le faire lui même. En effet il faut par exemple tirer sur le loup avec du gros sel ou du petit plomb. Ceci est irréalisable par le berger parce que le loup attaque de nuit ou par temps de brouillard et s’il se montre c’est trop loin et trop furtivement pour qu’on aie seulement le temps de charger le fusil. On a vu récemment une exception notable mais bien trop rare pour que cela vaille la peine que le berger se promène armé à longueur de journée. Ces mesures sont non létales et peuvent donc être appliquées dans le but de réussir, avec les moyens nécessaires. Un loup touché ainsi délaissera les troupeaux par la suite. Un loup qui entend des coups de feu à blanc ne sait pas de quoi il s’agit.La mesure qui vient ensuite est le tir de défense qui est de blesser ou tuer un loup entrain de s’en prendre au troupeau. Pourquoi pas? C ‘est un mode de sélection juste lorsque la première façon de procéder s’avère un échec. C’est néanmoins beaucoup plus abstrait puisqu’un loup tué ne peut communiquer sa peur de l’homme et c’est dangereux si on incite les bergers à le réaliser eux mêmes, or c’est le but de cette mesure. En fait le problème ici c’est qu’impressionné par la gravité du tir, on fait en sorte d’autoriser cette mesure de façon qu’elle ne réussisse pas. Quel intérêt alors? Absolument aucun! Mais certains pensent que l’essentiel est de faire une concession aux éleveurs pour « leur occuper l‘esprit». Ce genre de raisonnement fait preuve d’un grand mépris. Il existe malheureusement et vous auriez bien plutôt intérêt à lutter contre.

La troisième mesure est à l’état actuel, le « tir de prélèvement ». C’est effectuer une sélection afin d’éliminer un loup à problème comme cela se passe dans la nature pour un animal qui s’expose de trop. Il est tout à fait justifié mais encore un peu plus « abstrait » par rapport aux précédentes mesures puisque réalisé en dehors d’un moment de prédation du loup sur les troupeaux.

La logique dans tout ceci est qu’en développant un savoir faire concernant « l’éducation » et la sélection du loup ainsi que la connaissance de son comportement on peut arriver a diminuer la prédation plus efficacement et de façon plus intéressante que par une régulation. Or votre savoir faire en la matière est totalement nul et non seulement vous ne cherchez pas à l’acquérir mais vous dissuadez même les louvetiers et les agents de l’ONCFS de le développer. Vous a t’il donc échappé qu ‘après le tir de prélèvement vient la régulation purement et simplement? Cette dernière technique est évoquée, vous l’ignorez peut-être depuis votre tour d’ivoire, et c’est tout à fait logique. Dans la mesure ou aucun savoir faire n’a jamais été développé concernant le comportement du loup, il est normal que l’évolution des techniques se fasse dans un sens arbitraire n’ayant que faire d’une connaissance du prédateur.

Cette logique est la votre depuis longtemps puisque le seul métier que vous ayez développé est celui de juriste dans lequel vous excellez. En effet vous avez fait annuler un tir de prélèvement au prétexte qu’il n’avait pas été précédé d’une autorisation de tir de défense. Dans l’état actuel, ce tir est réalisé par un éleveur et si donc il n’y a pas eu d’autorisation c’est certainement qu’elle n’a pas été demandée. Vous prétendez donc obliger les éleveurs à tirer sur le loup! Or vous avez déjà obtenu que cette mesure là soit inefficace. Vous ne voulez pas plus de ce tir de défense mais cela vous a permis grâce aux chicanes procédurières d’annuler le tir de prélèvement.

Ces connaissances en matière de procédures juridiques les bergers ne les maîtrisent évidemment pas et n’ont bien sûr pas les moyens même en association de se payer l’avocat qu’il leur faudrait pour vous contrer. Il faudra donc se rapprocher d’un groupe plus puissant dont on ne pourra plus éviter qu’il ait un parti pris anti-loup.

Ne vous leurrez pas, vous n’auriez jamais pu être que des adversaires pour les bergers, nos points de vue s’affrontent forcément.

Mais aujourd’hui, vous êtes en passe de devenir les ennemis du pastoralisme, donc de la « cohabitation« .

Publié dans:Coup de Gueule |on 31 janvier, 2011 |Pas de commentaires »

Le droit de dormir n’est pas un droit élémentaire de l’homme

En tout cas pas du berger . Les rédacteurs de la déclaration universelle des droits de l’homme ont omis ce besoin vital parce que même pour eux cela semblait trop évident.Et bien sûr, cela ne figure non plus dans aucune convention collective ou mesure T. En parler c’est s’exposer aux sarcasmes de ses détracteurs (et il sont nombreux pour l’innocent métier de berger) et la réactions à l’article de Laurent Garde sur le berger de Cëuze en sont encore un exemple magistral.Passé l’abasourdissement devant le sommet d’ignominie dont a été capable le tenancier de la « buvette des Alpages« , je vais quand même tâcher d’expliquer quelques points.

-Une meute de sept loups ce n’est effectivement pas rare. Ce qui l’est c’est qu’elle se montre en plein jour au berger. Cette photo prouve bien que « l’éducation » du loup a été négligée en France (contrairement à la plus-part des autres pays) mais au lieu de reconnaître les disfonctionnements de la gestion du loup, les écolos qui nous ont cassés les oreilles pendant des décennies sur la timidité-du-loup-qui-craint-l’homme essayent maintenant de faire diversion pour ne pas reconnaître le problème dont ils sont les responsables.

-Je sais qu’il a été abondamment dit que le pâturage tardif d’un alpage est particulièrement risqué par rapport à la prédation et donc cela passe illico pour une pratique antiécologique. Ce que ne réalisent pas les grandes gueules d’internet c’est qu’un troupeau on ne peut malheureusement pas le faire disparaître lorsqu’on ne sait pas ou le mettre. A la fin de l’alpage, les éleveurs font l’agnelage et emportent au fur et à mesure les brebis sur le point d’agneler jusqu’à ce qu’il ne reste plus au berger que les brebis vides que l’on doit garder séparées des autres. Si donc il n’y a pas comme c’est le cas ici un bas d’alpage propice et bien dégagé, les éleveurs de montagne ou de collines font pâturer le « vassieu » (le troupeau vide) dans les prés les plus éloignés de l’exploitation donc difficiles à surveiller et souvent à l’orée de forets. Parfois ces troupeaux sont gardés mais c’est un gardage qui coûte extrêmement cher à l’éleveur vu la petite quantité de bêtes. Il arrive aussi que plusieurs éleveurs se mettent ensemble pour cela mais quelle est alors la différence avec un bas d’alpage?

-Le nombre de patous serait insuffisant. Ca c’est une réflexion qui vient de gens qui prennent le patou pour une peluche. Pour un troupeau de 1500 bêtes il faudrait d’après le pochtron de la buvette des alpages 5 à 6 patous. Eh bien le jour ou vous aurez vu débouler six patous vers vous, vous comprendrez pourquoi cela ne se pratique pas ainsi. Un patou est sensé prendre le troupeau pour sa famille, seulement si les patous forment une meute, ce n’est plus si évident. D’ailleurs rien n’est évident avec les patous toutes les descriptions idylliques que l’on fait de ce chien, son comportement etc… sont des avis très théoriques que l’on peut constater lorsque tout a réussi. Or un chien c’est du vivant, ça a son caractère à lui, indépendamment des tendances que donnent sa sélection génétique. Et puis, on ne parle du problème de l’aboiement nocturne des patous que lorsqu’ils sont à l’exploitation avec des voisins (car le patou on ne peut pas non plus le faire disparaître lorsqu’on n‘en a plus besoin) mais rien qu’un seul patou peut vous tenir éveillé une bonne partie de la nuit, alors une meute de 6…

La ou les péroraisons de Baudouin de Menten font le plus mal c’est lorsqu’il fait des allusions sur la charge de travail du berger. Je peux confirmer qu’un berger consciencieux dans les circonstances ou se trouve Philippe Lemoine fait effectivement plus de trois cents heures par mois. J’ ai l’impression que Baudouin de Menten ne le nie même pas mais qu’il trouve cela normal.

-De même, il paraît normal que le berger n’aie pas besoin de dormir. « La sieste!? Vous n’y pensez pas, vous êtes Corses? On voit bien que les bergers sont des fainéants« !

Lorsque vous finissez votre boulot à 9 heures du soir n’est il pas normal d’avoir une pause en milieu de journée lorsque les brebis chaument? Comme le rappelle Philippe Lemoine il faut aussi pouvoir faire sa lessive parce qu’il n’y a pas de machines à laver en alpages et ceci n‘est qu‘un exemple.

Pour ce qui est des contraintes de la nuit, c’est pire que tout. Il paraît tout à fait normal aux donneurs de leçons de pastoralisme, d’exiger que le troupeau dorme à côté de la cabane, (malgré les grands problèmes écologiques et économiques que représente le fait de ramener chaque soir le troupeau jusque là) afin que le berger puisse intervenir en cas d’alerte (on comprend donc bien que le berger ne dort pas bien profondément et c’est vrai, un rien le réveille). Or des alertes il y en a tout le temps puisque les patous n’aboient pas que contre les loups. Cela, en théorie toute personne s’intéressant au sujet de la cohabitation loup-troupeau le sait mais cela semble tout à fait négligeable.

Rappelons qu’en cas d’attaques du loup le berger, lui, n’a droit à aucune indemnisation pour son stress. Et dire qu’il est question de donner des armes a des bergers stressés et excédés.

Publié dans:Coup de Gueule |on 9 janvier, 2011 |1 Commentaire »

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