Archive pour décembre, 2018

Ca n’a pas de sens

Dans les disputes qui opposent les militants pro-prédateurs aux bergers et éleveurs, on voudrait nous faire croire que nous sommes en infériorité par rapport à une association écologiste dont les bonnes intentions sont assurées par le but non lucratif.

Mais une association sans but lucratif est constituée de personnes qui gagnent leur argent d’une autre façon, rarement sans impact sur la nature. C’est ainsi que, souvent, ils ont besoin de s’acheter une bonne conscience et ce marché est florissant.

Ce n’est pas ainsi que l’on peut avoir une action bénéfique sur notre environnement mais en tâchant de faire des actions justes à tout moment. Un artisan qui produit des meubles solides et beaux n’utilise pas les ressources de la nature en vain. Son travail durera plusieurs générations et pourra être revendu le cas échéant. Les ressources naturelles auront le temps d’être régénérées avant qu’il n’y ait besoin de remplacer ce meuble.

Lorsque donc on prétend « remettre les bergers à leur place » en leur rappelant que le but de leur activité est de produire de la viande et gagner de l’argent, je me dis tant mieux ! Nous sommes quittes de prendre le prétexte de « sauver la planète » pour faire tout et n’importe quoi.

Notre activité lucrative nous préserve de cette énorme présomption alors que le WWF par exemple a certes une activité à but non lucratif et vit de dons mais il garde une mentalité de banquiers. Leur façon de procéder est basée sur la financiarisation de la nature avec des dérives bien connues.

Férus l’association pro-prédateurs n’est pas plus une structure de défense de la biodiversité que ne l’est un berger avec ses moutons et ses chèvres car elle ne cherche le développement que de trois espèces de prédateurs qui font fantasmer les humains et dont l’impact positif sur notre environnement naturel n’est pas du tout plus évident que celui des troupeaux. Ce n’est pas une valeur absolue.

Gilbert Cochet, un militant écologiste radical est connu pour sa petite phrase « l’homme même avec ses troupeaux n’a jamais créé la moindre orchidée ». Tant mieux, ce ne sont pas les nombreux bergers qui combattent les OGM qui diront le contraire. Un naturaliste non plus n’a jamais créé la moindre orchidée. D’où vient cette idée ? Les bergers seraient trop stupides pour comprendre ce que signifie « favoriser la biodiversité » ? Je n’avais jamais entendu des paysans prétendre que leur activité avait créé des espèces naturelles avant la diffusion de cette petite phrase.

D’où vient alors l’idée que les troupeaux auraient pu créer des espèces d’orchidées ? Eh bien de Gilbert Cochet lui même et de ses semblables. Ces écologistes radicaux passent leur temps à démontrer que la nature sauvage ne peut être que de foret. De fait, ce serait même le cas de la steppe ou de la savane s’il n’y avait pas d’herbivores or ce n’est pas non plus l’homme qui à inventé le pâturage. A force de nier l’existence des milieux naturels ouverts, Gilbert Cochet s’est trouvé dans une impasse ne sachant comment expliquer les espèces naturelles spécifiques de ces milieux et s’est alarmé qu’on puisse penser que c’est l’homme avec ses troupeaux qui les a créées.

Cette façon d’idéaliser la foret se retrouve très fort dans les arguments en faveur du loup. On nous dit que grâce à ces prédateurs, il y aurait enfin une régulation des herbivores sauvages qui décimeraient les forets. Pourtant, les articles abondant dans ce sens font référence à la sylviculture, rarement à la foret naturelle. Pour la sylviculture, il en va de même que des autres cultures, les dégâts des herbivores sauvages sont réels. Mais pour la nature sauvage comment la juge t’on ? Il faut savoir que par ailleurs, dans les programmes très interventionnistes qui accompagnent le retour du loup, on réintroduit et favorise le développement d’herbivores dans des endroits ou le loup pourrait manquer de nourriture. On ne juge donc pas comment le loup est utile mais comment être utile au loup et les conséquences de tels programmes sur le reste de la biodiversité n’est pas, à priori, plus bénéfique que le pastoralisme.

Le pastoralisme n’a pas pour but de préserver la biodiversité ou sauver la planète et c’est tant mieux tant ces considérations sont aléatoires mais, en plus du travail incontestable (lui) d’entretien de notre environnement, le pastoralisme a une réelle « mission » dans notre société dont je ne doute absolument pas de ses répercussions positives y compris en matière de biodiversité.

Lors du festival de film « pastoralisme et grands espaces » a été projeté un film « grazy » ou étaient filmés différents débats sur le loup. Une représentante de France Nature Environnement qui n’avait rien d’une « ultra-écolo » y prenait la parole très calmement pour exposer une idée qui semblait évidente pour elle. Elle comprenait les éleveurs qui parlaient d’endroits ou la prédation était devenue insupportable et sa réaction était qu’il fallait donc envisager d’abandonner certains pâturages.

Cette idée qui semble à certains consensuelle me fait bondir.

L’intérêt du pastoralisme extensif que pratiquent les bergers est d’effacer les clôtures, les cloisonnements. Un berger qui fait pâturer l’orée des forets et entretient les clairières accepte par ailleurs les bosquets ou les mares dans les espaces ouverts. S’il ne peut plus faire pâturer les forets et la broussaille il intensifiera l’exploitation des terrains qui lui restent, coupera les bosquets pour que le loup ne s’y cache pas, asséchera les mares. N’y a t’il pas suffisamment de dégâts en ce sens pour vouloir en rajouter ? L’opposition entre nature et culture se figera sous forme d’une frontière imperméable entre les deux espaces ou le pastoralisme n’aura de toute façon plus sa place.

Lors de la même séance un autre film était projeté « La bergerie des Malassis » sur un habitant de cité HLM qui avait créé une bergerie associative et faisait pâturer une poignée de moutons et chèvres aux pieds des HLM. Cela était suivi par un débat sur le thème « Le pastoralisme, une opportunité pour nos sociétés en quête de sens ? »

Oui, le pastoralisme extensif a du sens. Il combat directement et concrètement les cloisonnements. Le pastoralisme est en mesure de donner une raison d’être à un no man’s land. Les pâturages extensifs sont, pour le berger, des terres à protéger notamment de la spéculation tandis qu’un espace naturel protégé, en étant considéré comme un patrimoine naturel, n’est pas assuré de demeurer un milieu vivant car un décret, un règlement sont subis passivement. En matière de sens ils sont inertes et c’est le début d’une autre logique, celle de la financiarisation de la nature avec ses capitaux naturels et même des dividendes.

Si l’on se pose la même question par rapport au loup, quel sens peut-on trouver à son retour, quelle philosophie peuvent porter les militants pro-prédateurs ? il s’agit surtout de tolérance du « vivre ensemble » que serait sensée développer la fameuse « cohabitation ».

Or cette idée est en échec car les organisations militantes pro-prédateurs préfèrent utiliser le fameux prétexte de sauver la planète pour justifier l’autoritarisme et l’arbitraire.

On nous dit que le pastoralisme n’est pas le seul utilisateur des espaces naturels, le tourisme serait bien plus rentable. C’est cet aspect qui nécessiterait d’avoir des grands prédateurs car les touristes en seraient friands.

D’abord, il faut savoir de quels touristes on parle car les nombreux randonneurs qui sillonnent les montagnes depuis des décennies ont aujourd’hui peur des chiens de protections des troupeaux d’une façon significative pour le chiffre d’affaire des professionnels du tourisme.

Mais pourquoi vouloir confronter tourisme et pastoralisme ? Eh bien parce que les touristes c’est un peu tout le monde alors que les bergers ne sont qu’une minorité.

Le tourisme ne serait pas une exploitation de la nature ? Ses interactions négatives avec le pastoralisme ne se produisent que suite à de mauvais comportements. Cela n’est-il jamais le cas par rapport à la nature ? Si on fait au lynx le même coup qu’au loup, s’en servir comme appât à touristes, il disparaît.

Aujourd’hui, même les militants pro-prédateurs utilisent le prétexte de la rentabilité pour dénigrer le pastoralisme. La boucle est bouclée et c’est bien par l’argent que les apprentis sorciers de l’écologie prétendent donner ou retirer du sens au pastoralisme ou à la nature. Or retirer du sens tout le monde sait le faire aujourd’hui, mais en trouver c’est une autre paire de manche car il ne faudrait pas s’imaginer que ce qu’on détruit d’un côté servira à renforcer l’autre. Non, c’est autant de perdu pour tout le monde !

La défense du pastoralisme se développe de plus en plus. Certes, elle prend souvent la forme d’une lutte anti-prédateurs ce qui peut choquer. Mais notre société a abandonné tant de ses valeurs qu’elle n’est plus capable de proposer un engagement authentique pour la nature. Elle se raccroche donc à quelques faire valoir comme le loup qui ne sont pas réellement convaincants.

Par contre, la mobilisation pour le pastoralisme a déjà motivé les bergers à se préoccuper de leurs collègues nomades dans d’autres continents, à se rapprocher des bergers sans terre d’Europe de l’est confrontés à un jeux de Monopoli géant et à afficher leurs solidarité pour les communautés traditionnelles de chasseurs cueilleurs dont on voudrait nous faire croire qu’ils n’ont plus de place dans le monde actuel que comme figurant pour touristes.

Ce combat est évidemment positif.

Mathieu Erny

Publié dans:Non classé |on 19 décembre, 2018 |Pas de commentaires »

Manifeste de P.A.N

Les femmes et les hommes qui ont choisis le métier de berger le font avec passion pour la vie animale et végétale.
Pourtant, il se trouve que notre profession est devenue le symbole d’une résistance «anti-nature».
Le mot de résistance est juste car c’est avec conviction qu’il nous faut lutter contre la perversion de l’idée de nature. En effet, nos écrans de télévision et d’ordinateurs sont saturés d’images et de films sur la vie sauvage sur lesquels le peintre Magritte aurait pu écrire «ceci n’est pas la nature».
La défense de l’environnement n’a de raisons d’être qu’a cause des dégâts qu’il subit. Trop souvent les défenseurs et réparateurs de l’environnement suivent la même logique que ceux qui le détruisent et sont financés par ces derniers.

Dans ce contexte, la politique d’accompagnement du retour du loup prend la forme d’un néocolonnialisme à l’encontre des bergers. Dans la culture du pastoralisme, on a toujours du composer avec la nature spontanée et un certain degré de prédation. Cette tolérance aurait pu être développée pour qu’il soit possible d’accepter davantage de prédateurs. Cette option a été balayée par une société qui ne comprend ni la nature, ni la tolérance et qui a imposé le loup par la force.

Nous les bergers, travaillons sur des espaces de marge entre la nature dite sauvage et les terrains exploités par l’homme. Ce sont des endroits ou l’on sait encore ce qu’est la liberté. Ils constituent un milieu naturel à part entière, en nier la valeur écologique est aussi aberrant que de nier l’intérêt de la savane ou de la steppe.
La broussaille par exemple y tient une place que l’on ne reconnaît pas dans les espaces protégés. La végétation spontanée s’y adapte aux contraintes qu’elle rencontre or la nature c’est ça.
Selon un communiqué de France Nature Environnement : « En métropole, les surfaces de grands espaces toujours en herbe diminuent. Les milieux dits « ouverts », constitués des prairies, pelouses sèches et pâturages constituent le premier milieu détruit par l’artificialisation, avec près de 52 000 ha perdus entre 1990 et 2012. » Il s’agit là de pâturages extensifs. Par ailleurs, on a récemment appris dans le journal télévisé que nos campagnes ont perdu en quinze ans un tiers de leurs oiseaux du fait de la disparition des friches et des insectes qui y habitaient. C’était un système incluant le pastoralisme.

L’ authenticité du métier de berger est aussi très fragile. En nous imposant la présence du loup, notre société s’imaginait qu’il suffirait d’indemniser les dommages du prédateur. Or nous refusons que l’on fasse perdre son sens à notre métier.
Bien qu’ayant encore récemment été exploité de façon diffamatoire*, le montant des aides et des indemnisations que l’état verse aux éleveurs est impressionnant et peut laisser croire qu’il y a là une manne qui profite confortablement aux paysans. Pour quelqu’un qui ne croit plus en l’avenir du pastoralisme cette façon de voire les choses n’est pas fausse, laisser attaquer ses bêtes peut être rentable. Mais pour ceux qui se battent pour empêcher le prédateur d’attaquer afin de garder et transmettre un troupeau serein qui a confiance en son berger, le compte n’y est pas du tout. Le fait que ce sont les premiers qui servent de référence pour prétendre que la cohabitation avec le loup est profitable montre qu’il y a là l’intention de prostituer le pastoralisme.

On nous dit que nous ne sommes plus les pasteurs traditionnels d’autre fois, mais nous n’avons pas vocation à être des figurants pour les touristes. Devrions nous accepter avec confiance la bienveillante condescendance de nos contemporains alors que nous viennent de partout dans le monde les échos du génocide culturel des peuples pastoraux?

Celui ci a lieux dans une grande discrétion car il utilise encore une fois le prétexte de l’écologie.

Un grand mouvement international se dessine qui veut réensauvager la planète. Il séduit même les plus grands pollueurs du monde car il implique qu’en dehors des espaces naturels protégés on peut détruire toute la nature dite ordinaire, les espaces protégés n’en seront que plus extraordinaires. Ce projet est une aubaine pour tous les hommes de pouvoir puisqu’il implique que chaque parcelle de terrain doit être maîtrisée, classée et faire l’objet d’un titre de propriété. C’est ainsi que les nomades sont de plus en plus persécutés et que les communautés traditionnelles de chasseurs-cueilleurs sont considérées comme des braconniers.

Le loup est utilisé comme moteur de ce « rewilding » car tout le monde sait qu’il véhicule énormément de fantasmes. On ne connaît que trop bien ceux du passé, négatifs pour le loup et qui permettent de se persuader que ceux qui sont critiques par rapport à son retour sont des arriérés.

C’est aussi la meilleure façon d’ignorer le poids énorme des fantasmes positifs pour le prédateur ou même les scientifiques perdent leur objectivité.

Si on regarde les films mettant en scène le loup ou un autre animal sauvage, on remarque que le fantasme c’est de l’apprivoiser.

Or que devient dans une société qui consomme du sauvage, un animal apprivoisé? Il n’a guère plus d’intérêt qu’un de ces chiots qui, une fois adultes, sont abandonnés sur le bord de la route parce qu’ils sont devenus moins naïfs, moins drôles. Pourtant, il y a autour de nous des centaines de milliers d’êtres animaux ou humain, qui demandent, eux, à être apprivoisés. Si tout ceux qui ont des dispositions dans ce sens avaient la bonne idée de choisir un métier d’éducateur, la vie serait belle.

Nous les bergers, cela fait 6000 ans que nous restons fidèles à l’engagement contracté par nos ancêtres à tous envers les animaux domestiques et c’est toujours un métier passionnant.

Le rôle de régulateur de la faune attribué au loup est dérisoire en France ou les gestionnaires d’espaces naturels ne sont pas d’accord entre eux pour savoir si les effectifs d’herbivores sauvages sont trop abondants ou au contraire insuffisants et ou l’on cherche à avoir pour les réguler un prélèvement très précis.

Le seul animal qui soit capable de donner une indication de la bonne santé des espaces naturels est le chien de protection. Lorsque sa présence est acceptée peut se développer la tolérance pour la nature spontanée. C’est malheureusement très loin d’être le cas.

Même s’il faut relativiser son efficacité, le chien est le seul véritable moyen de protection des troupeaux. C’est également la seule innovation due à la présence du loup qui respecte la nature du métier de berger. Les autres gadgets tels que clôtures symboliques ou effaroucheurs sont une perte de temps. Ils ne servent que de faire valoir.
Il faut également préciser que les clôtures ne sont pas non plus des moyens de protection. En ce sens, elles ne servent qu’a optimiser le travail des chiens.
Ces derniers se sont bien développés dans nos campagnes, compte tenu du fait que nous sommes confrontés à infiniment plus de tourisme qu’en Turquie ou au Tibet. C’est dire que les éleveurs ovins ont réellement pris au sérieux la protection des troupeaux et cela malgré le fait que les associations pro-loup qui en faisaient la promotion voyaient avant tout dans ces gardiens la meilleure façon de rendre le pastoralisme impopulaire.

Depuis le jour de la signature de la convention de Berne il y a plus de quarante ans, le chien de protection des troupeaux avait une raison d’être suffisante pour que son élevage soit soutenu et encouragé.
Or il n’en est toujours rien 25 ans après le retour du loup chez nous. Le chien de protection est tout juste subventionné ce qui n’est pas la même chose car les seuils de subventions ne permettent pas l’acquisition de chiens sélectionnés, éduqués et suivis.
Il faut savoir qu’il faut quatre années pour qu’un éleveur ovin parvienne à constituer une meute de chiens de protection équilibrée or ces derniers ne sont subventionnés que dans les zones de présence du loup.
Au lieux de développer l’anticipassions des problèmes, les services de l’état cachent les renseignements qui permettraient de prévoir la colonisation de ce prédateur. Ainsi, lorsque la présence du loup est enfin officiellement avérée dans un secteur, c’est un moment de crise qui laisse des séquelles. C’est le fameux état d’urgence avec tout l’arbitraire, la précipitation et l’amateurisme que l’on connaît.
La présence de chiens de protection dans les lieux fréquentés par les randonneurs est une contrainte énorme pour les bergers et il est proprement scandaleux que l’état ait à ce point ignoré sa responsabilité.

Par ailleurs, si la politique de défense des troupeaux était elle aussi plus volontariste, elle aurait déjà permis d’éliminer les loups à problème qui pullulent et dont les origines semblent de plus en plus suspectes.

L’assurance des scientifiques prétendument spécialistes du loup que l’état a écouté pour prendre ses décisions n’a jamais été que du bluff. Depuis 1992 le taux de prédation des troupeaux n’a jamais changé ce qui signifie très clairement qu’en visant le nombre officiel de 500 loups en 2023 l’état accepte un chiffre de 16000 animaux domestiques tués par ce prédateur par an or nous savons qu’a ce moment là, ce seuil sera encore augmenté.

Au diable les discutions stériles sur le nombre de loups qu’il faudrait avoir en France pour une population viable car si vraiment le loup est revenu naturellement d’Italie, le premier individu présent en France faisait déjà partie d’une population viable. Les discutions doivent se concentrer sur la résilience du pastoralisme afin qu’il demeure un système vivant et sain.

Stop au secret qui permet aux décideurs des services de l’état d’intervenir (et surtout de ne pas intervenir) sur le problème du loup sans avoir besoin de se justifier.

Nous mettons en garde, le temps est compté. La situation se dégrade inexorablement de jours en jours. Ce qui était possible hier ne l’est plus aujourd’hui. Ce qui reste possible aujourd’hui ne le sera plus demain. Il est urgent que nos concitoyens comprennent que l’acceptation du prédateur est à présent essentiellement leur affaire et que, à l’heure actuelle, ils ne méritent toujours pas le loup.
Mathieu Erny président de P.A.N

* L’appel de 30 personnalités Pour une vraie protection du loup et de la nature en France. Paru dans France Soir le 1 Juin 2017 qui prétend qu’une brebis tuée par le loup est indemnisée 9500 euros et que 19 millions ont été dépensées pour les indemnisations en 2016 en France. Il demandait que cet argent serve aux moyens de protection alors que ce chiffre est justement celui du budget des moyens de protection. Celui des indemnisations était alors de 3 millions. Parmi les signataires il y a une ancienne ministre c’est donc dire que ce n’est pas une erreur de débutants mais un mensonge caractérisé.

Publié dans:Non classé |on 10 décembre, 2018 |Pas de commentaires »

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