ADN, ADN tout n’est qu’ADN

Je fais un petit résumé de la façon dont on a utilisé la « science », la vraie, la génétique dans le débat sur le loup.

Vu la très haute technologie que consistent les analyses ADN, leur résultats seraient incontestables. Du coup, se cristallisent autour des positions simplistes et caricaturales, des mots d’ordres pour les argumentaires.

Ainsi, j’ai entendu depuis vingt ans que le retour naturel du loup est incontestable puisque les analyses ADN effectuées prouveraient qu’il est bien d’origine Italienne, même lorsqu’il s’agit d’un loup trouvé dans les Pyrénnées.

Et alors ? Un loup Italien ne peut pas être capturé et relâché ailleurs ?

On m’a certifié que non, le loup Italien serait trop malin, lui, contrairement à d’autres origines. Entre temps, j’ai pu remarquer que ceux qui me répondaient ainsi bluffaient ou, plus certainement, ne s’étant jamais posés la question, s’étaient auto-persuadés que la science avait rejeté cette hypothèse.

Le fait est que le chevrier Bruno Lecomte qui a fait plusieurs enquêtes en vidéo a, lui, trouvé des preuves du contraire.

Bref, on ne pouvait pas avancer la moindre objection sur la thèse officielle, les partisans du loup, couvraient votre voix.

J’avais également du répondre, sur un blog anti-pastoral, à un article qui prétendait qu’il existait une « étude qui change tout » concernant la prédation comparée des loups et des chiens divagants, le sujet des dégâts de chiens était de tout temps utilisé pour relativiser la prédation des loups. Il a donné lieux à des estimations si grossièrement fantaisistes qu’elles sont la preuve la plus évidente que les associations militantes n’ont aucune objectivité même lorsqu’elles ont pignon sur rue.

La fameuse étude qui change tout consistait à prélever de l’ADN sur des crottes de grands canidés, afin de différencier des chiens ou des loups et de voire ce que chacun mange. On trouve essentiellement de la viande d’animaux domestiques dans les crottes de chien et des reste d’animaux sauvage dans les crottes de loups. Cette étude confirme donc bien … qu’un chien mange de la viande. Mais elle ne nous dit rien sur ce que chacun de ces canidés a tué lui même. Il est tout à fait normal qu’un chien nourrit par son maître ait à manger de la viande d’animaux domestiques et sur des charognes de ces derniers, les chiens reviennent jusqu’à ronger les os alors que le loup ne mange souvent que le contenu de la cage thoracique des animaux d’élevage qu’il tue, parfois il n’y touche même pas.

Donc on a beau faire appel à la science la plus sophistiquée, encore faut il savoir quoi en faire.

L’utilisation des analyses ADN que l’ONCFS a faite a donné lieux a une interprétation si simpliste que cela a éveillé des soupçons chez les bergers et les éleveurs.

Dans le même temps, il se préparait discrètement au niveau du parlement européen une loi visant à accorder aux hybrides chiens/loups, la même protection que pour les vrais loups.

Ce projet, repéré in extrémis, avait provoqué de vive réactions dans le monde de l’élevage et a été modifié. A l’époque, Luigi Boitani, la référence mondiale sur le loup, c’était exprimé avec beaucoup d’élégance disant que la rumeur sur l’existence d’hybrides qui commençait à se diffuser chez les éleveurs ovins était une idiotie. Ah bon ? Mais alors quel est l’idiot qui a voulu leur protection ?

Les éleveurs ont donc voulu en avoir le cœur net et un collectif s’est créé pour faire une contre enquête avec des prélèvements d’ADN de prédateurs sur les animaux tués. Celle ci donne un résultat radicalement différent de l’enquête de l’ONCFS, a croire qu’en matière d’analyse génétiques, on trouve … ce que l’on cherche. La totalité des analyses effectuées par les éleveurs donne comme résultats soit des hybrides chiens-loups, soit des loups d’une autre origine qu’Italienne. Donc, selon la version officielle, ils ne seraient pas là naturellement et ne sont donc pas à protéger.

Une confrontation va avoir lieux avec les différents protagonistes dont les deux laboratoires d’analyses génétiques mais d’emblée, les certitudes de la version officielle sont battues en brèche.

En attendant, je me pose quand même la question : Pourquoi les pro-loups tiennent ils tant au discours officiel ? En effet, il me semble clair que l’on soutient telle ou telle version selon qu’on est pour ou contre le loup. Or en comparant ces analyses, je vois des hypothèses qu’on aurait tout intérêt à vérifier, qu’on soit d’un camp ou d’un autre.

L’importance de ces analyses, ce n’est pas qu’une race serait plus dangereuse qu’une autre, mais il y a de fortes chances qu’un loup lâché artificiellement soit né en captivité et n’ait pas été éduqué à la chasse par une meute. Un hybride non plus n’a pas reçu cette éducation qui est stricte et on peut supposer que c’est pour cela qu’ on les retrouve parmi les individus à problème qui attaquent le bétail et dont toute les personnes qui s’expriment ouvertement conviennent qu’il faut les éliminer.

Ce serait là peut être le début de la solution concernant les vrais loups.

Finalement, on peut se poser la question si la protection du loup a un sens en elle même ou si c’est juste une façon de parvenir au « rewilding », le fameux projet de réensauvagement que certains spéculateurs ont réussi à développer moyennant un fort lobying au sein des instances Européennes. En clair, cela signifie confisquer aux paysans les pâturages extensif et la foret afin que les puissants puissent avoir la maîtrise de la nature à l’instar de l’oxygène qui fait aujourd’hui l’objet d’un marché.

Publié dans : Non classé |le 4 décembre, 2017 |Pas de Commentaires »

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