Archive pour février, 2017

Phobies

 

Sur ce sujet des phobies humaines envers les animaux, les supposition non vérifiées des écologistes peuvent être réellement dangereuse pour la protection de la nature. L’exemple des vautours est assez parlant. Un présupposé largement répandu des écologistes militants veut que ce nécrophage soit victime de son aspect répugnant lié à la charogne. Or, des spécialistes de cet animal comme l’ornithologue Jean Pierre Choisy, pourtant radical dans sa conception de l’écologie, reconnaissent que les supposées superstitions sur ce charognard n’existent pratiquement pas. De fait, lorsque des Pyrénées a commencé à se diffuser la rumeur que des vautours s’en étaient pris à des animaux vivants, j’ai fait une recherche sur internet pour savoir comment de part et d’autre était présenté ce phénomène. Tout le monde et surtout les sites proche des paysans, expliquaient que ce comportement était anormal et que la cause en était un changement de législation en Espagne qui faisait que les cadavres des animaux d’élevage ne devaient plus être laissés à disposition des charognards. On a donc affamé les vautours qui sont devenus plus pressant dans leur recherche de nourriture. Or la réaction méprisante des écologistes intégristes a fait dégénérer la situation. Il était impossible pour ceux qui ont un a priori contre les paysans de ne pas se saisir de cette rumeur pour présenter les éleveurs comme des éradicateurs. Ce faisant, ils ont désigné eux même le vautour comme bouc émissaire pour ceux qui en avaient besoin. Avec ce genre de débat, la situation ne peut que dégénérer. De fait, lorsque les écologistes prétendent avec toute l’assurance du scientifique « éclairé » que les vautours ne peuvent en aucun cas tuer un agneau, comment les croirais-je moi qui ai vu de simples corneilles tuer des agneaux nouveau nés. Mais ce que je sais également, c’est qu’en montagne, un agneau nouveau né dont la mère reste indifférente a de toute façon peux de chance de s’en sortir. Malheureusement ceux qui se complaisent dans la polémique on sorti le débat de ce contexte très simple.

 

On pourrait passer des heures à comparer les phobies supposée des paysans sur la nature… et celles des citadins « éclairés » je voudrais juste encore évoquer le cas de la souris.

On dit que les animaux que l’imaginaire présente d’une manière négative sont persécutés par l’homme. Or même ceci est faux. La souris par exemple jouit d’une image très positive. C’est un animal très mignon que tout les contes ou dessins animés présentent avec bienveillance. Or tout le monde tue des souris (ou les fait tuer), y compris les écologistes et je sais de quoi je parle. Pourtant il est plus facile de cohabiter avec une souris dans son bureau qu’avec un loup dans ses pâturages.

Les paysans auraient donc une peur irrationnelle du loup ? Ben quand même pas au point de grimper sur sa chaise en hurlant.

 

Croyances.

Pour en finir avec l’irrationnel, abordons encore le thème des croyances et de la religion.

Quand l’historien Jean Marc Moriceau a entamé son travail de recensement des attaques de loups sur l’homme, il a été et est toujours violemment critiqué non pas sur sa technique qui est irréprochable mais tout bonnement parce que chercher sur ce sujet passait pour une imposture.

Comment peut on prétendre que vérifier une rumeur serait de l’obscurantisme ? JM Moriceau montre de façon tout à fait convaincante qu’au moyen âge ou à l’époque de la bête du Gévaudan, le petit pâtre était de loin l’animal le plus facile à tuer. S’il gardait des bovins, ce sont souvent eux qui l’on défendu. Pourquoi alors le loup se serait détourné d’une proie si facile ?Un des argument pour décrier ce travail est que les registres de décès étaient tenus par les curés et que ceux ci étant des hommes de religion, leurs notes ne seraient pas fiables. Lorsque je vois comment l’information peut être diffusée ou interprétée aujourd’hui, je ne pense absolument pas que nous soyons en reste en matière de manipulation par rapport à cette époque. Cet a priori part du principe que tout ceux qui nous ont précédés sont des imbéciles. Je ne pense pas qu’une vision objective peut se construire sur de telles bases, surtout lorsqu’il s’agit d’une tâche administrative. C’est donc bien le rôle d’un historien de respecter des sources aussi nombreuses et cohérentes et de les examiner.

On prétend que les autorités religieuses auraient inventé la peur du loup et l’aurait diffusée dans les campagnes. On trouve bien évidemment de nombreux exemple ou le loup a été diabolisé mais cela est assez naturel si le peuple le craignait déjà du fait de la situation qu’il vivait. Pour ce qui est de l’accusation d’une manipulation des autorités religieuses, la première question devrait être :« pourquoi choisir le loup comme incarnation du mal plutôt qu’un animal plus dangereux ?». Or la réponse semble bien être qu’il n’y avait pas plus dangereux. Ensuite, il suffirait de chercher si la diabolisation du loup était plus forte dans les grands textes théologiques voir dans la bible ou si on la trouve plutôt dans la légende dorée des saints ou dans les contes populaires et là je crois que c’est évident. Je ne suis pas érudit sur la question mais dans la bible, il ne me semble qu’il n’y a guère que la prophétie : « Le loup pâturera avec l’agneau. » pas de quoi en faire un diable. Dans les légendes des saints, on trouve autant d’anecdotes positives pour le loup comme celle de Saint François d’Assise civilisant un loup agressif que d’histoires négatives. Par contre, les contes populaires du moyen âge portent une grande peur du loup. Cette peur vient donc bien de la base et ne s’est pas installée artificiellement par l’œuvre de quelque manipulateur.

 

Publié dans:Non classé |on 22 février, 2017 |Pas de commentaires »

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