Archive pour novembre, 2015

N’avez vous pas honte?

 

C’est ce que dit systématiquement un militant pro prédateur à un éleveur pratiquant le pastoralisme et permettant donc à ses bêtes de se nourrir au pâturage.

Cette année, la mode était aux clôtures. Elles ne sont pas suffisantes pour arrêter les prédateurs et ne permettraient donc pas la « cohabitation ». Effectivement, tout le monde le sait, les clôtures n’ont pas été conçues pour cela.

L’ASPAS a commencé la saison en faisant vraiment très fort. Elle s’indignait que des dégâts de loups aient lieux « dans (une) commune (ou) des veaux pâturent dans des prés dont les clôtures sont de vraies passoires à loups ».

Effectivement, les éleveurs bovins ont la chance d’avoir des animaux faciles à enclore ce qui fait qu’ils peuvent avoir de grandes clôtures fixes légères ayant peu d’impact sur la faune sauvage qui peut les traverser facilement. Croyez vous une seconde que L’Association de Protection des Animaux Sauvages, parmi les plus radicales des association écologistes, pourra supporter longtemps qu’il y ait en campagne des milliers de kilomètres de clôtures infranchissables pour la faune sauvage, isolant les bosquets et les forets et détruisant toute idée de corridors écologiques ? Évidemment que non ! Ceci n’est qu’une étape. La preuve en est que cette préconisation n’ a jamais existé au par avent. Elle est absurde, mais c’est le passage obligé pour l’ASPAS pour en finir avec le pastoralisme extensif. Cela paraît incroyable que les ultra écolos soient objectivement si proches de l’agriculture productiviste et de ses élevages hors sol. Mais encore une fois se confirme avec évidence l’adage comme quoi, « les extrêmes se rejoignent ».

Ces exploitations bovines seront, si elles devaient suivre les injonctions de l’ASPAS stigmatisées d’ici très peu de temps par les mêmes écologistes pour l’impact désastreux sur la faune sauvage de cette façon de faire. La seule réponse sensée ne consistes donc pas à renforcer les clôtures mais à lutter contre les partis pris de l’ASPAS.

« Culpabilisez, si vous ne savez pas pourquoi, eux le sauront ! ». C’est à peu près le mot d’ordre de l’ASPAS à ses militants. Le problème c’est qu’il n’est pas du tout évident pour un éleveur de culpabiliser lorsqu’on a des brebis aussi saines et aussi sereines que celles filmée par les commandos de l’ASPAS dans une série de vidéo http://www.ledauphine.com/drome/2015/11/13/les-militants-pro-loups-contre-attaquent-avec-une-video tentant de montrer que les brebis sont abandonnées. La phrase : « Des éleveurs qui ne font pas leur travail, cela n’a rien d’extraordinaire ». Est une diffamation manifeste et ridicule lorsque l’on voit les bêtes. Là encore, ce sont les clôtures qui sont en cause. Elles sont mobiles, légères, en filet ou en fils de façon à enclore les grandes surfaces dont on besoin en automne, les brebis sur de la repousse dans les prés ou pour se nourrir dans les friches. Les clôtures mobiles permettent de pouvoir les enlever après le pâturage et replacer sur d’autres zones car les clôtures à moutons sont beaucoup plus complexes que celles des bovins pour lesquels quelques barbelés fixes suffisent. Si toutes les clôtures des ovins étaient fixes, leur coût serait exorbitant et l’impact sur la faune sauvage très lourd. Par ailleurs, les clôtures pour ovins doivent être souples pour céder en cas de panique du troupeau.

On n’est plus là en alpage, le troupeau est bien plus petit et souvent, à cette date, morcelé pour l’agnelage. L’éleveur ne peut pas être partout en même temps et, s’il y avait un patou dans ce troupeau, comme l’ASPAS l’exige,cela voudrait dire une dizaine de patous en alpage. Avez vous déjà entendu l’ASPAS prévenir ces « clients » de la situation que ça représente? L’avez vous déjà vu démarcher les mairies et les offices de tourismes pour permettre la cohabitation entre touristes et les meutes de patous? JAMAIS ! elle n’a jamais su que prendre les français dans le sens du poil et leur vendre des fantasmes bon marché sur la nature sauvage. Dans ce sens, elle s’inscrit complètement dans la logique de ceux qui spéculent sur la valeur marchande de la nature.

Il faudrait donc des miradors pour protéger les brebis ? Il semble bien que se soit cela la position « politiquement correcte » des pro-prédateurs… pour le moment. En effet, si l’ASPAS tient un discours si extrême qu’il n’a plus de logique, l’association FERUS qui se voue à la protection des grands prédateurs n’est guère en reste avec cet article de Patrick Boffy http://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/9328-abattage-de-loups-la-france-est-une-triste-exception-en-europe/

Il s’agit là des clôtures de parc de nuit et il est vrai qu’elles sont, en ce moment, étudiées pour renforcer leur efficacité. Mais la vraie solution n’est pas encore trouvée et on admet généralement que les parcs en filets sont, dans la plus part des cas, efficaces sauf si le loup parvient à provoquer un mouvement de panique et que le troupeau lui même défonce les filets. Dans ce cas, on est très content que la clôture ne soit pas plus solide car les brebis s’y étoufferaient par dizaines.

 Au début on nous a dit qu’on ne pouvait plus laisser les brebis en couchades libres la nuit. Il faut comprendre ce qu’on a perdu alors, avec des brebis dont on doit arrêter le pâturage au coucher du soleil, au moment ou elles mangent le mieux, mais aussi dans un moment de grande sérénité ou elles s’apprêtent à dormir. Si le parc est loin on doit les stresser pour arriver à temps et souvent s’énerver très fort parce qu’elles n’ont aucune envie d’obéir à cet ordre absurde. Pour reconstituer quelque peux des conditions naturelles, je fais un parc le plus grand possible, avec de l’herbe à manger dedans. Les filets souples permettent aussi de changer souvent le parc pour qu’il soit propre et éviter ainsi le piétin. Quelle est alors cette nouvelle injonction dont il n’avait jamais été question au par avant? Les filets ne feraient pas l’affaire?. Patrick Boffy en parle comme d’une évidence, mais ce n’est pas ce qui était dit jusque là. Cela semble plutôt une façon de déguiser l’aveu que FERUS est dépassé par la situation qui n’est pas celle fantasmée au départ. J’ai entendu parlé de grands parcs de nuit, avec un matériel costaud que le berger ne peut pas installer seul. Cela veut dire qu’il ne peut pas le changer de place selon les situations. C’est grave tant pour les bêtes qui vont piétiner dans la merde, que pour le métier auquel on enlève encore de l’initiative et de la compétence.

Pour ce qui est de ces « veilleurs », je n’ai jamais entendu ce mot dans le vocabulaire des mesures de protection. J’ai, comme tout le monde, entendu parler d’aide berger qui dort à la cabane, si possible une autre que celle du berger, souvent à construire. Il n’a jamais été question nulle part d’une personne veillant la troupeau la nuit. L’homme ne voit rien la nuit, n’a pas d’odorat, ne sait pas courir , alors que ferait il de plus que le patou? S’il y a une différence avec les pays voisins c’est que là bas on n’a jamais cessé de tirer le loup, même en Italie et FERUS le sait bien; Ils veulent éviter la « solution à l’Italienne » c.a.d le braconnage. Chez nous, la protection extrême dont jouit le loup n’est absolument pas naturelle et cela prendra des décennies pour rectifier le comportement que le loup a pris.

lI est bien dommage que les associations écologistes mettent tant de moyens pour dénigrer les éleveurs plutôt que dans un travail constructif. Soit c’est de la bêtise, soit c’est une volonté délibérée de détruire l’élevage extensif.

Publié dans:Non classé |on 20 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

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