Archive pour juillet, 2014

Les nouvelles zones à loups

Les réactions officielles dans les territoires nouvellement colonisés par le loup montrent que l’état est entrain de changer d’avis par rapport à la protection des prédateurs. La situation qu’il constate n’est pas celle prédite par les défenseurs du loup. Les représentants de l’état, qui ne sont pas forcément des naturalistes confirmés, semblent se mordre les doigts d’avoir écouté les boniments angélistes et simplistes des associations pro- loup. En fait, il n’y a pas que l’état, les médiats nationaux après avoir unanimement fêté le retour du prédateur, se sont rendus compte de l’ampleur du problème assez tôt.

Le loup, après avoir bénéficié d’un capital de sympathie très fort, est entrain de voire celui ci disparaître. Pourquoi ? Eh bien, ces défenseurs l’ont présenté avec un angélisme incroyable et une grande persuasion qui se retrouve démentie. Ce « capital de sympathie du loup » suit tout bonnement une situation qui après un moment d’exaltation, n’en finit plus de se dégrader. On a commencé par sacraliser le loup d’une façon qui n’a absolument rien de naturel, empêchant jusqu’aux effarouchements et bien sûr les tirs de défense. L’argument était que la population de loup en France était trop petite donc trop fragile. Il est inutile de cherché plus loin le sentiment que le loup est arrivé artificiellement en France, puisque là, on l’a présenté comme coupé de la population Italienne. Est il vrai oui ou non qu’il soit revenu naturellement d’Italie ? Si oui, il n’y avait pas de raison de lui accorder une protection aussi artificielle, incompréhensible dans la nature . Le loup a donc fini par se comporter autrement que dans les régions ou il n’a jamais cessé d’être présent. Aujourd’hui, on se rend compte de l’erreur mais le mal est fait et pour longtemps. On ne redressera pas facilement la situation. Il aurait bien mieux valu être plus sensé tout de suite, ne pas céder à cette exaltation. Le retour du loup se serait fait plus lentement, par étapes, mais la situation ne serait alors pas aujourd’hui entrain de suivre une courbe descendante dont je ne vois pas comment elle serait inversée à présent. Il en ira peut être différemment des nouvelles zones de présence du loup. On autorise beaucoup plus facilement les tirs et autres réaction. Mais comment réparer les dégâts dus à la logique désastreuse qui était de mise au début ? Comment redresser la situation dans les Alpes Maritimes ou 1200 brebis sont tuées chaque année ? Comment rétablir une égalité de traitement par rapport aux élevages des Alpes du Sud ?

Les militants pro-prédateurs se sont trouvés dans la situation de ces petits partis politiques, habitués à être dans l’opposition, qui, lorsqu’ils arrivent au pouvoir, ne savent qu’en faire et continuent à revendiquer tous azimut. L’état, qui aurait du permettre un minimum d’intervention, c’est fié aux militants pro-prédateurs qui venaient d’obtenir par diverses tractations la signature intégrale de la convention de Berne et appliquait donc le principe que la nature ça ne se gère pas, ce qui l’arrangeait puisqu’il n’avait pas d’avis sur la situation. Seulement, il fallait prévoir que les écologistes militants attendaient d’être modérés, ils n’ont jamais eu dans l’esprit de le faire eux mêmes. Ils avaient un alibis qu’ils n’ont jamais vérifié ou remis en cause : « les solutions existent, il suffit d’avoir des patous, ceux qui sont attaqués sont ceux qui ne se protègent pas ». Beaucoup de bergers ont souffert de l’injustice de cette dernière assertion, quand aux patous, ce sont les randonneurs qui n’en peuvent plus. L’état dans sa passivité constate donc les dégâts, et prend des mesures en conséquences. Mais ce sont en quelque sorte des mesures qui accompagnent la détérioration de la situation. Pour caricaturer, l’état, par souci d’égalité,finira par abattre tout les loups, ayant fait le constat que ceux ci auront définitivement détruit le pastoralisme. On est en droit d’attendre plus d’anticipation.

 

Je suis plutôt rassuré d’apprendre que dans un parc national, celui des Ecrins, des mesures d’effarouchement ont étés prises. Un tabou néfaste est tombé. Il faut savoir que ce parc posait question depuis longtemps. Sur les cartes représentant les zones de présence permanente du loup, il représentait un trou difficile à expliquer. Aucune explications donnés officieusement par du personnel du parc n’était convaincante. Pour les bergers, le parc était si fier de sa réintroduction réussie de bouquetins, qu’il n’avait pas envie de laisser détruire ses efforts dans ce sens et a fait en sorte d’empêcher l’installation de meutes de loups. C’était aussi un territoire qui appréhendait grandement ce moment, car c’est un endroit ou se pratique les estives à « l’arrage » c’est à dire, de troupeaux non gardés. Cela se justifie parfaitement dans un endroit aussi accidenté que l’est ce parc. Même avec la présence du loup, il est fort possible que l’on continue d’avoir de petits troupeaux dispersés et sans gardes, car un grand troupeau, même gardé, cela représente aussi de gros dangers, dus à l’ « over killing » comme on dit, ou le loup dans son excitation tue plus qu’il n’en a besoin et provoque stress et dérochement.

La direction du parc sait évidemment cette situation et que son territoire est un des plus difficile à protéger et sa réaction est sensée. Mais dans les Alpes Maritimes on trouve aussi ce genre de cas. Il faudrait harmoniser les réactions. On a le sentiment que ce département et ses voisins ont étés sciemment sacrifiés ce qui serait inadmissible.

Publié dans:Non classé |on 23 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

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