Archive pour mars, 2013

Plan loup

Il est assez drôle de voire comment l’annonce faite du plafond de 22 loup prélevable pour 2013 a provoqué toute une série de réactions offusquées et très théatralisées alors que tout le monde sait que ce plafond est totalement fictif. En 2012 ce plafond était de 11 loups et seulement trois ont étés tués officiellement, un en tir de défense et deux en tirs de prélèvement (selon FERUS même).

Il est vrai que les tirs de prélèvement n’ont certainement pas servi à grand chose directement puisqu’il s’agissait de n’importe quel loup, ce qui dans une meute peut être insignifiant. On pourrait donc se réjouir que ces prélèvements aléatoires ne soient plus de mise dans le nouveau « plan loup ». Encore faut-il qu’ils soient remplacés par une solution cohérente avec des moyens adéquats. Car malheureusement, il semble que tuer un loup bien défini, n’est pas réalisable en France, en tout cas l’ ONCFS n’a jamais su le faire. Ainsi, prélever un loup au hazard aura au moins eu le mérite d’entretenir une pression sur ce prédateur. C’est ainsi que cela se passe dans tout les autres pays ou le loup est plus anciennement présent et qui sont régulièrement cités comme exemple parce que tout s’y passerait bien. En Espagne ce sont au moins 400 loups qui sont tués chaque année et tout se passe très bien. En Italie on ne sait pas car on y compte presque officiellement sur le braconnage et cela doit faire vraiment beaucoup par rapport à la France. La aussi, aux dires des écolos tout ce passe très bien. Il est assez sidérant de remarquer comment les grandes associations écologistes, sont capables de fournir elles mêmes les arguments pour la régulation. Dans sa lancée, l’ASPAS en était même arrivée un jour, à prétendre qu’en Suisse tout se passe mieux qu’en France . Sachant que ce pays est celui qui applique le plus fortement la solution de la régulation dans un pays ou le loup est récemment de retour, il y a vraiment de quoi rire. D ‘ailleurs, en Espagne et en Italie, les indemnisations sont très faibles voire nulles pour mieux inciter les éleveurs à se débrouiller eux mêmes.

Ces deux tirs de prélèvements faits au hazard auraient pu être avantageusement remplacés par des tirs non létaux massifs. Malheureusement, il est évident que pour mettre autre chose qu’une balle dans son fusil, il faudrait être un défenseur des loups et là il y a un tabou. La solution de « l’éducation du loup » a toujours été tournée en dérision par les intégristes de l’écologie. Cette attitude est totalement irresponsable de leur part . En effet, leur discours concernant les troupeaux est que l’on a perdu l’habitude de se préserver des prédateurs et pris de mauvaises habitudes. Sur les herbivores sauvages, il paraît que leur comportement a dégénéré faute d’avoir un prédateur de même que la qualité du cheptel qui manque de sélection. Mais cette sélection, ce comportement vigilant, le prédateur n’en aurait pas besoin ? Pour développer la population non, mais pour pouvoir coexister avec les humains si , évidemment.

Pour moi ce plan loup va dans le bon sens s’il peut réveiller les écolos afin qu’ils s’investissent dans des techniques qui peuvent protéger le loup de la sorte (parce que la protection des troupeaux, elle, est déjà bien en place et n’est pas la part de travail qui leurs revient. Elle n’est d’évidence pas suffisante à elle seule). Et même si les écologistes n’ont pas le bon sens de réagir ainsi , la pression de chasse sur le loup aura par elle même un impact bien plus significatif que le risque d’éclatement des meutes dont on parle tant mais de manière abstraite.

Enfin, il est évident que même en atteignant le quota de 22 loups tués,(ce qui est tout a fait improbable) cela aura un impact dérisoire sur le développement de la population. Bien des discutions sont donc vaines voire ridicules . Il faut envisager des moyens efficaces dans le temps et sur plusieurs génération de loups. Mais quand FERUS dit : « Nous mettons en avant depuis le début du Groupe Loup France que la protection des troupeaux est LA solution efficace contre les dégâts que peuvent causer les loups, nous nous devons de défendre cette idée partout où elle n’est pas ou mal envisagée » Cette association fait preuve d’irresponsabilité car elle n’envisage qu’une solution qui implique le travail des éleveurs . Les situations à problèmes sont d’ amblé mises sur le compte d’une mauvaise protection. Emballez c’est pesé ! Les missionnaires de FERUS doivent apporter la lumière des bonnes pratiques sans écouter ceux à qui ils s’adressent. C’est écrit noir sur blanc dans cette phrase.

 

Publié dans:Non classé |on 27 mars, 2013 |2 Commentaires »

Radicalisme ou justice


 Il faut croire qu’entre les deux il faut choisir.

 Après le texte, clairement injurieux envers les agriculteurs, de Gérard Charollois http://www.ecologie-radicale.org/index.php?option=com_content&view=article&id=464:eduquer-les-nuisibles&catid=46:edito&Itemid=90  J’ai cherché à me documenter sur l’ association Convention Vie et Nature. On trouve sur leur site une charte et un manifeste « pour une écologie radicale » globalement assez sensés mais dont on ne retrouve rien dans l’ensemble des articles affichés sur le site, y compris les archives consultables. L’intention affichée dans la charte est de changer complètement la société :« Le combat pour l’écologie est donc d’ordre politique, économique, social, juridique, culturel, scientifique, technique, philosophique et comportemental »

Or l’ensemble des articles du site s’en prennent à quelques têtes de turcs qui sont pourtant dépendants d’un contexte,c’est l’arbre qui cache la foret.

Par rapport à l’agriculture, j’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé de la part de cette association aucune contre-propositions constructive, aucun encouragement pour les personnes si nombreuses qui ont pris leurs propres initiatives.

 C’est à croire que les membres de Convention Vie et Nature mangent en cachettes comme les autres vont aux WC. Avec des phobies de cet ordre, il est difficile de parler de la vie.

Je suis bien évidemment anthropocentriste . Il me semble normal pour un homme de réagir avec ses sentiments, sa perception du monde, sans quoi il a de ce qui l’entoure une conscience totalement abstraite . C’est le cas pour n’importe quel être vivant. Lorsqu’on a commencé à abandonner l’idée de se représenter l’homme comme un microcosme, un petit monde à l’image du macrocosme, le grand monde, on a fait le premier pas vers la bombe atomique.

 Lorsque je regarde le site de CVN je ne trouve que des références à la loi, aux règlements etc… sûrement une déformation professionnelle du président.

La loi comme le dit Lanza d’el Vasto, c’est ce qui sert à vivre confortablement dans le désamour. La loi, c’est ce que l’on utilise lorsqu’on veut contraindre l’ autre. De fait, dans le site de CVN il n’y a pas d’autres alternatives, ces gens sont tous des urbains et clament très clairement leur méfiance, voir leur mépris du monde rural. Ce ne sont donc pas des producteurs de denrées agricoles mais des consommateurs, forcément. Les actions les plus efficaces qu’ils auraient pu faire auraient donc eu pour but d’agir avant tout sur le monde dont il font parti, les consommateurs, qui sont plus que les producteurs déterminants sur la production agricole. Qu’en est-il ? Rien ! On a beau éplucher le site CVN on y trouve toutes sorte de malédictions sur les paysans ou les producteurs en général mais aucune contre-proposition constructive. C’est très facile d’être écologiste à ce compte là. De même aucune initiative spontanée n’est relevée dans ce site, uniquement ce qui passe par la loi. Il y a proportionnellement beaucoup plus de paysans qui résistent au productivisme malsain ou qui se remettent en question qu’il n’y en a dans ces mouvements écolos.

L’agriculture raisonnée et autres apellations, fustigés par la CVN sont des normes ou décrets que l’état à pris afin de se dédouaner de ses obligations pour la préservation de la nature. CVN les critiques parcequ’ils sont estimés trop timorés et c’est vrai que si l’on s’en tient à la lettre et que l’esprit n’y est pas cela n’est pas forcément convaincant. Mais la motivation sincère dans cette activité est une chose totalement étrangère à la CVN et cette association n’aura jamais la moindre influence en ce sens.

Au niveau politique, CVN voudrait la disparition du sénat. Pourquoi ? Parce que les sénateurs seraient ruraux……… Je l’apprend, mais il me semble que dans un pays aussi centralisateur que le notre, il ne serait pas mauvais d’avoir à Paris des représentants du monde rural.

Pour CVN être issu du monde rural c’est être influencé par la tradition rétrograde, la principale plaie de l’humanité. Ce n’est pourtant pas la tradition qui a inventé les centrales nucléaires. CVN aspire à des décideurs politiques européens et internationaux .Etre le plus éloigné possible du terrain semble être un gage de gouvernance juste. C’est pourtant une loi européenne qui va obliger en 2015 les éleveurs à l’achat exclusif des reproducteurs de leurs troupeaux dans des centres de sélection agréés. Un grand pas de plus, officiel et européen, vers la robotisation des animaux d’élevage. Il n’y a que des paysans qui s’insurgent contre un tel abus. La CVN en tout cas s’en fout et n’osera jamais contredire ce qui fait le socle de ses convictions, la contrainte, le contrôle.

CVN insiste pour être solidaire avec toutes les actions qui se réclament de l’écologie, « l’heure n’est pas à la division » mais ne faut-il pas faire attention à l’authenticité d’un combat qui devient de plus en plus médiatique avec tout ce que cela comporte comme dérive ? Est’-il normal que de grandes et puissantes associations participent à l’ anéantissement de la culture de peuples indigènes très frugaux et, bien évidemment, traditionnels pour permettre un tourisme écologiste de luxe ? Toute sorte de questions que la CVN ne se pose pas et qui prouve qu’elle est bien loin de ce combat total: politique, économique etc…….Par rapport à cela, les paysans ne peuvent pas tout faire tout seuls, si on ne transforme pas le monde avec eux, ils parviennent vite à leurs limites. Pour faire cette agriculture respectueuse de la nature au point ou la rève la CVN il faudrait énormément de bras et non pas 4 pour cent de la population. Mais si c’est pour être traité d’arriéré ou de crétin des Alpes les vocations ne se bousculeront pas. Si c’est pour être considéré comme un serf devant faire alégence aux technocrates, aux urbains, aux politiques, aux écolos bobos, on se doute qu’on ne fera pas rêver grand monde et aujourd’hui, les paysans sont la catégorie socio-proffessionnelle ou l’on se suicide le plus.

On ne changera pas grand chose si on ne fait pas d’abord un tel travail sur soi même puis sur son entourage et ainsi de suite. Or la CVN a préféré opter pour le camp des grandes gueules qui s’en prennent à tout ce qui est possible pourvu que ce soit loin de leur sphère.

Publié dans:Non classé |on 5 mars, 2013 |1 Commentaire »

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