Réponse d’un crétin des alpes
En réponse au texte de Gérard Charollois http://www.ecologie-radicale.org/index.php ou sur le blog la Buvette des Alpages à la date du 12 février é013
Je ne supporte plus tout ces bourgeois honorables qui se la jouent « consciences morales » . On ne trouve dans leurs discours que cabotinage et leurs foudres ne valent guère mieux qu’un caprice d’enfant gâté. C’est ainsi que récemment le président d’une association d’écologie « éthique et radicale » aveugle comme Homère et juge de son état, c’est cru permis, pour sa noble cause, d’insulter clairement tout une catégorie socio-professionnelle, la première qu’ai connue l’humanité. Cela justifiait apparemment qu’on la traite dans son ensemble d’arriérés.
Quand on a la vie d’un nanti, la plus élémentaire pudeur serait de respecter ceux qui nous nourrissent. Or c’est à l’ensemble de la paysannerie que Gérard Charollois lance ses malédictions d’opérette. Il est sans doute végétarien mais est il végétalien, se passe t’il de produits laitiers ? Car je suis toujours stupéfait de l’hypocrisie de ceux qui se croient des saints parce qu’ils ne mangent pas de viande. Mais les produits laitiers sont destinés à un agneau, un chevreau ou un veau que deviennent ces derniers ? Ils sont la plus part du temps éliminés très rapidement et, du moins, séparés de leurs mère. En tout cas ils sont bel et bien mangés. Il faut alors aux éleveurs laitiers beaucoup plus d’attention et d’affection encore pour retrouver le bien être des bêtes dont il a besoin pour pouvoir travailler.
Pour les élevages allaitant, ils peuvent être plus libres puisque l’agneau est tué à un age ou sa mère le perd un peu de vue.
Ainsi, il revient aux éleveurs et aux bergers d’ assumer pour la société entière la responsabilité de l’abattage d’ animaux qu’ils ont élevés. Ils le font consciencieusement et évitent la souffrance. Cela se remarque si un troupeau craint son berger. Car si Monsieur Charollois ne connait pas le sens du mot éduquer, nous les bergers nous le connaissons. Pareillement, ce sont toujours les paysans les plus proches de la nature qui seront le plus décriés. Les animaux qui craignent le loup sortent et dans des endroits très beaux. Ils font des circuits variés contrairement aux élevages hors sol qui produisent une nourriture que certains décideurs, que ne maîtrisent pas les agriculteurs, destinent à ceux qui ne sont pas comme monsieur Charollois de la caste des nantis.
Monsieur Charollois utilise bien sûr le prétexte des subventions pour stigmatiser les éleveurs et leur ôter toute dignité. Il a sans aucun doute lui aussi ça part de responsabilité dans la vague de suicide dans le monde des paysans. Quels autres professions seraient aussi subventionnées ? Eh bien juge par exemple, à cent pour cent. Dans les professions libérales il y a les médecins et bien d’avantage que les agriculteurs. La sur-consommation d’actes médicaux ou de médicaments existe aussi. On dira que leur activité est essentielle mais il ne sert à rien de se soigner si on ne se nourrit pas. On dira que c’est le client qui est subventionné mais c’est toujours le cas. Les éleveurs de brebis, qui craignent le loup, ont un des revenus les plus faibles en France.
Ce juge des plus injuste serait aussi philosophe. Que penser d’un penseur qui manie des termes aussi vagues que « monde agrocynégétique » ? Qu’il utilise sont image de prophète à deux balles pour faire avaler ses incohérence dans un épais brouillard! Il n’est pas étonnant de le voir resservire les arguments les plus éculés et surtout les plus flous : le cas des chiens errants et des autres causes de mortalité.
On sait que les chiens font en France plus de dégâts que le loup puisqu’ils sont des millions et ont un territoire bien plus grand à l’année. Mais dans les zones à loup, la prédation de ceux ci est sans commune mesure avec celle des chiens. Il y a les causes de mortalité naturelle mais cela n’ éxiste pas chez les humains ? On ne les « accepte » pas pour autant.
Les accidents existent, leur propre est d’être imprévisible. Les bergers peuvent se faire une raison mais ils n’ont pas à supporter et faire supporter à leur troupeau un stress permanent. A ce niveau là, le poseur Gérard Charollois n’a pas à relativiser la détresse des bergers, c’est un devoir pour eux d’éviter l’angoisse permanente du troupeau. Est ce que dans la « nature naturelle » un prédateur ne défend pas son territoire ou sa meute? La situation en France aujourd’hui ou on laisse le loup faire absolument n’importe quoi n’a rien de naturelle. Dans les pays auxquels on compare, comme le fait GC la France il y a une pression très forte sur le loup et plusieurs centaines sont tués annuellement en Espagne. Cette idée d’éducation, à laquelle j’adhère, permettait de créer les mêmes conditions de façon non létales. Il a été rejeté par les irresponsables de l’écologie. Le retard pris depuis vingt ans sur ce point par la France ne permet plus aujourd’hui de ce passer de régulation.
2013 02 12 CVN Buvette