Archive pour mars, 2012

A chacun sa part

 L’année 2011 a vu des changements notoires dans la gestion du loup avec un très net accroissement du nombre officiel de loups tués. Je m’en réjouis car c’est la seule solution réaliste que l’on ait retenu. Sur ce blog, j’ai a de très nombreuses reprises répété une évidence, le but doit être d’obtenir une diminution des attaques, pas forcément une diminution du nombre de loups. Mais puisque l’alternative consistant en des effarouchements efficaces et dolosifs n’est pas prise au sérieux entre autre par la plus-part des pro-prédateurs, il ne reste que la solution des tirs à balles réelles et il est donc normal qu’elle progresse.

Il est semble t ‘il timidement évoqué que le berger pourrait tirer avec des balles en caoutchouc. Mais pourquoi ne pense t’ on qu’au berger dans ce cas ? Est ce encore pour lui occuper l’esprit qu’on l’incite à ce trimbaler la journée durant avec un fusil ? Dans le même esprit, on avait déjà donné des dérogations à certains bergers pour pouvoir tirer réellement sur le loup, mais avec toutes sortes de conditions. Pour caricaturer, il avait le droit de tirer mais seulement avec un viseur déréglé et au moins un gramme d’alcool dans le sang. Ainsi, trouverait-il quelques divertissements pendant son alpage. Zut ! On n’obtient aucun résultat en proposant une méthode inefficace. Le tir létal est réellement efficace lorsqu’il est ciblé. Les autres tirs (balles caoutchouc, cartouches au gros sel, gaz poivre) n’ont pas pour raison d’être d’amuser le loup il faut qu’ils touchent sinon le loup s’y habituera comme il s’habitue à tout.

Il faut savoir qu’un grand nombre de bergers s’inquiètent de ce que le fait de se reposer sur eux donnera comme critère de sélection d’un bon berger qu’il sache bien tirer.

Lorsque les pro-prédateurs donnent leurs exemples de pays ou « tout se passe très bien » quand à la « cohabitation » ils citent toujours des exemples ou le loup a toujours été régulé, chassé (avec statut de nuisible pour l ’exemple de la Russie)ou braconné presque officiellement (comme en Italie). Pour arriver à ce résultat il aurait fallut que dans la période de transition entre ce statut intouchable et celui de régulable on continue à maintenir une pression avec des moyens non létaux. Cette phase est ratée et les conséquences de ce ratage se feront sentir bien plus longtemps qu’on ne le croit.

Si l’on regarde l’évolution du nombre d’attaques en proportion avec celle du nombre de loups, on voit une évolution constante et on ne peut pas repérer objectivement un résultat dans les statistiques de l’application des mesures de protection.

En effet, on a constaté que les loups, dans un premier temps, cherchent des troupeaux moins bien protégés (et le nombre total de victimes ne change donc pas), mais quand tout les troupeaux sont protégés, les loups attaquent quand même, car il y aura toujours une faille…. et des conditions défavorables comme le brouillard . Peut-être peut-on remarquer une relative baisse des victimes par attaque, cela est illustré par la fameuse vidéo d’une attaque nocturne filmée par le parc du Mercantour. Elle laisse chacun sur sa position car les patous qui ont travaillé vaillamment n’ont pas empêchés

les loups de faire une victime. Pour les écologistes la conclusion est que sans cela le nombre de victimes aurait été plus important. Peut-être mais le stress, un point très important dans les dégâts, est quand à lui le même.

Ainsi, lorsque des écolos pressés disent aux bergers « ralliez nous, nous sommes sur le même bateau » c’est comme si le capitaine disait « montez, montez mon navire est très sûr, sa coque est étanche à 99 pour 100 ». En effet, la protection passive des troupeaux c’est comme vouloir isoler phoniquement un appartement de celui du dessus. Il faut réaliser très méthodiquementun coffre hermétique de tout l’espace sans pour autant avoir de ponts phoniques avec les murs existants . C’est quasi impossible . Par contre pour obtenir ce résultat depuis l’étage du dessus, il suffit d’un bon revêtement de sol . Dans la protection des troupeaux cela correspond à l’effarouchement, c’est la partie oubliée et celle qui ne devrait pas être assumée par les bergers seuls. En fait, si les bergers ne luttaient pas contre le loup tel qu’ils le font en ce moment, on constaterait quand même certainement une hausse du nombre d’attaques et de victimes mais qui serait du en très grande partie a l’impression d’impunité accrue que ressentirait le loup. C’est contre cela qu’il est le plus urgent de s’occuper aujourd’hui car comparé à d’autre pays, en France le loup a déjà largement cette impression.

Publié dans:Non classé |on 5 mars, 2012 |Pas de commentaires »

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