Archive pour février, 2012

Impression sur le colloque sur les réintroductions.

Vendredi et samedi 10&11 février a eu lieux à Lyon un colloque sur les réintroductions organisé par le CORA faune sauvage et la LPO. J’y suis allé le samedi, journée grand public, plutôt  tournée vers les cas médiatiques-entre autre l’ours-et leur « acceptation sociale », car ces naturalistes se piquent toujours de sociologie mais c’est un domaine complètement étranger à la plus-part d’entre eux.
Les craintes que je pouvais avoir étaient en partie fondées, il n’empêche que j’avais réellement la pèche en sortant de ce colloque.
En effet, près de l’estrade était le groupe des vieux notables des associations présentes qui en plus d’avoir leurs exposés, voulaient phagocyter le temps des questions du public pour donner leurs avis. Il a fallut que la présidente décide de réserver les questions en priorité aux moins de trente ans car ils étaient très nombreux dans la salle ou aux femmes.
Dans les exposés réalisés par les personnes de ce groupe comme dans leurs commentaires (puisqu’ils ont tout de même réussi à en placer un bon nombre), on pouvais par exemple comprendre, parce-que fortement suggéré, que moins il y aurait de troupeaux dans les espaces naturels, mieux ce serait et il a même été dit explicitement que dans les parcs nationaux on ne devrait trouver aucune activité humaine même d’élevage extensif.
En fin de matinée, dans cette ambiance qui semblait faire consensus, est apparu le premier incident. L’intervention de Stephan Carbonnaux que je trouvais d’un bon sens évident quand à son appel au dialogue a suscité un tolé parmi le groupe des grands bavards, Stephan Carbonnaux a même été taxé de traîtrise.
Toutefois, il n’y a qu’a voire comment SC a été accaparé pendant toute la pause déjeuné pour se rendre compte que bien des gens étaient sensibles à ses idées. Personnellement sa présence à ce colloque a été une des raisons de m’y inscrire, j’ai toujours beaucoup apprécié sa prose dans les quelques rares articles que j’avais lu de lui, mais il me semblait que ce lyrisme était celui d’un passionné radical alors que c’est bel et bien lui qui a développé réellement l’esprit de tolérance dans ce colloque. Passionné oui mais pas intégriste.
Dans l’après-midi, les exposés se sont poursuivi jusqu’à celui de Pierre Athanase président de l’ASPAS dont l’intitulé était « la faune sauvage et son acceptation sociale ». J’ose espérer que Pierre Athanase ne prétendait pas faire de la sociologie mais dans ce cas quel était le but de cet exposé ? D’abord il était bâclé ce qui a joué dans l’accueil qu’il a reçu. En avalant ses mots comme si cela l ’ennuyait de donner les informations que nécessitait sa conférence, il a donné quelques faits objectifs concernant 5 ou 6 animaux (par exemple, sur le loup, il s’est contenté de rappeler toute les mesures de protection des troupeaux, d’effarouchement et de prélèvement prévus par la loi.). Je n’ai pas vu de rapport avec le titre de son exposé. Par contre, à peine celui-ci expédié, il c’est mis a étaler là encore ses réflexions personnelles et à justifier son sectarisme   (un rapport évident avec l’acceptation sociale de la faune sauvage). A un chasseur qui était venu à ce colloque par un intérêt évident pour l ’écologie, il a répondu qu’il n’y avait rien à attendre des chasseurs . Je lui ai également posé la question si selon lui les tirs non létaux du loup étaient, dans l’acceptation sociale de cet animal, plus une mesure visant à défouler les éleveurs ou réellement un moyen dont on attendait comme résultat un changement de comportement du loup. Il n’a pas vraiment compris la question, mais à ce moment d’autre personnes l’ont interpellé sur son radicalisme notamment le directeur de la LPO du Rhône (si j’ai bien compris) qui a clairement fait savoir son désaccord. PA lui a alors sorti la phrase qui tue « à ton age aussi je croyais que tout le monde est beau, tout le monde est gentil mais ce n’est plus le cas. » voyant leur ami en mauvaise position, la vieille école a voulu se porter à son secours et Raymond Faure, un vénérable ancien combattant de l’écologie a voulu mobiliser les jeunes en leur disant que contrairement à ce qui est habituel, l’age le rendait plus combatif et radical et il appelait ceux ci à se radicaliser comme lui. Cela n’a pas eu plus de succès. Le fait est que l’âge cela peut aussi rendre intolérant et il faudrait se méfier de cela.  Raymond Faure a alors battu en retraite en lâchant encore. « je peux à la rigueur comprendre les paysans sur plusieurs points mais lorsqu’ils s’en prennent à leur allié, le vautour qui leur rend de si grands services, là non ! ».
Pour moi ceci est vraiment un prétexte. Lorsque j’ai eu vent de cette prétendue hostilité contre le vautour dans les Pyrénées, j’ai voulu faire une enquête succinte sur internet et ai consulté tout les sites possibles parlant de cette affaire. Aucun, de quelque bord que ce soit, n’a omis de préciser que le comportement inhabituel observé chez les vautours était du à un changement de réglementation en Espagne qui prive ces nombreux charognards de nourriture. Cela les rends plus pressants quand à la recherche de cadavres avec des cas ou ils n’attendent pas la mort de l’animal convoité . Tout le monde savait que c’était là un cas exceptionnel dont la  raison était liée à une mesure administrative. Et si l’administration en est responsable,  elle peut aussi assumer et dédommager les dégâts. Mais un cas comme celui là c’est trop jouissif pour les excités de l’écologie, enfin un prétexte pour traiter les paysans d’éradicateurs et j’ai trouvé sur un blog bien connu, la référence -toujours de très bon goût-au Nazisme. Malheureusement, lorsque les ultra écolos inventent un martyre, leurs plus violent contradicteurs le prennent en grippe. Voici à quoi tient cette histoire. Il ne faut pas tant lire « La Buvette des Alpages » monsieur  cela nuit gravement à vos combats. Les ultra-écolos se plaignent que l’on n’entend que les ultra-pastoraux mais ils en sont la meilleure caisse de résonance. Et comme eux mêmes sont les plus bruyants, c’est dur de s’entendre. Il est heureux que cette voie là ait été désavouée par le public de ce colloque, je n’arrive d’ailleurs pas à comprendre comment les écologistes intégristes imaginent réaliser leur vision radicale. Par les règlements et la force ?  Mais sur qui comptent-ils pour décider et faire appliquer la contrainte ? Cela semble si étrange pour des gens qui auraient plutôt la culture de l’objection de conscience. De fait, le combat écologique qui se veut transcendant devient alors comme les religions qui ont  accès au pouvoir, une ineptie avec inquisiteurs et bourreaux à la clef.

Publié dans:Non classé |on 22 février, 2012 |Pas de commentaires »

Le loup dans la bergerie

Voici une vidéo d’un documentaire passé récemment à la télévision.
http://www.dailymotion.com/video/xoxiun_le-loup-dans-la-bergerie-22-02-2012_tv
Publié dans:Non classé |on 22 février, 2012 |Pas de commentaires »

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