Archive pour décembre, 2010

Attaque de loups à Céuze

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Voici un article que je viens de recevoir avec l’autorisation de le publier.La photo est du berger.Attaque de loups à Céuze pdf Attaque de 7 loups

 

Publié dans:Non classé |on 27 décembre, 2010 |2 Commentaires »

Deux négation font une affirmation

Dans cet article haineux de benjamin Moriamé

http://www.loup.org/spip/IMG/pdf/Halte_au_massacre.pdf qui a gèné les administrateurs du site loup.org au point de se fendre d’un avertissement pour faire savoir qu’ils ne partageaient pas unanimement l’avis de ce monsieur et ou ils en ont profité pour glisser les initiales de l’auteur MB (le texte lui même étant anonyme, la signature de Paul Emile Victor qui le conclue fait évidemment référence à une citation) on peut trouver entre autre éructation envers les minorités une longue diatribe contre les éleveurs qui constitue tout le premier paragraphe. On y voit, pour relativiser les dégâts du loup, toute sorte d’animaux d’élevage hors sol souffrant de manque d’espace. Certes ces animaux là ne craignent rien du loup mais ce que l’on comprend justement, c’est que le loup est un réel problème puisque c’est cette forme d’élevage saine et éthique qu‘est le pastoralisme qui en pâti et non celle décrite par BM. 

 Entre autre contresens, il y a aussi par ailleurs cette grande aberration au sujet du tourisme sur le loup et tout les fantasmes que génère cet animal qui font que chacun se sent l’âme d’un «  meneur de loup« . En effet, on va chercher l’animal réputé le plus sauvage, dédaignant tout ceux que l’homme a apprivoisé, pour pouvoir…l’apprivoiser justement. On va dans les parcs canadiens hurler avec les loups, On s’extasie devant la pianiste Hélène Grimaud ou devant les images de monsieur Ménatory recevant des bisous de leurs loups (nés en captivité et correctement nourris). Je comprend ces fantasmes là mais il y a un problème dans leur exploitation médiatique voire artistique car il y a un dindon à cette farce: le berger. Il est l’héritier de centaines de générations de comportementalistes qui s‘ignorent et entretient quotidiennement le contact avec les animaux aprivoisés. Sérieusement, la seule vraie contribution que les éthologues et autres comportementalistes peuvent apporter au problème de la cohabitation est d’apprendre au loup à rester sauvage, à garder ses distances, à craindre l’homme et ses troupeaux. La meilleure contribution que les défenseurs du loup peuvent amener est de faire définitivement accepter par ceux dont ils ont exacerbé les fantasmes, que le loup n’est pas là pour eux et qu’ils n’ont pas à le chercher. C’est hélas trop demander. Pourtant je ne peux m’empêcher de songer au grand gâchis que représente ce quiproquo car pour une personne qui cherche à communiquer avec une nature brute, les défis ne manquent pas, même parmi les humains, ce sont des gens pour les relever qui manquent.

Une autre aberration est celle qui consiste à dire que l’on ne peut faire d’interventions sur la population lupine de France parce qu‘elle est trop faible. Après deux décennies passées à démontrer que le loup est arrivé d’Italie par l’expansion naturelle de son domaine, je trouverais décent que les associations écologistes restent cohérentes. La population de loups en France n’est donc pas une bulle isolée par une frontière aussi infranchissable qu’elle le fut au nuage de Tchernobyle, cette population franco-italienne a dépassé les mille individus depuis longtemps sans compter la Suisse dont les loups sont aussi originaires d‘Italie. Là encore c’est se moquer des bergers car il y a clairement une volonté de laisser ces derniers s’occuper eux même de la gestion et de l’indispensable éducation du prédateur mais en prenant soin que cela soit hors la loi concernant les tirs que pourtant la plus-part des associations écologistes souhaitent souvent. Ainsi, le berger restera l’éternel marginal que l’on considère au mieux avec condescendance. Il exécutera gratuitement le bouleau sans être jamais reconnu pour cela et avoir voix au chapitre dans tous les grands pow wow sur la question. En effet Férus s’oppose à tout tir légaux en arguant qu’il y a suffisamment de braconnage, et lorsqu’un préfet prend un arrêté légal de tir de loup à exécuter par les louvetiers et l’ONCFS il y a toujours une levée de bouclier de Férus et FNE qui a pour but de gagner du temps afin de sortir des dispositions légales. En dernier ressort ils s’indignent de ce que l’arrèté soit exécuté trop tard, les troupeaux étant déjà descendus.Pourtant tout le monde sait que la pression exercée sur le loup est nécessaire FNE prétend admettre le principe mais n’a jamais été d’accord qu’il soit exécuté. Il y a quelques années ce sont des écologistes militants qui faisaient savoir qu ‘en Italie, dans les Abruzes c’est par le braconnage que le loup est géré et que c’était là une excellente solution. Evidemment, au moment de passer en procès des éleveurs Français ayant appliqué cette théorie, ça gène. Donc Férus et FNE font savoir à qui veut l’entendre qu’ils sont absolument contre cette solution. Rappelons au passage qu’il n’y a que la France et l’Italie qui aient signé pour une protection intégrale du loup et on voit ce que ça signifie en Italie.Férus a fait annuler un tir de prélèvement de loup cette année au prétexte que cela n’avait pas été précédé de tirs d’effarouchement. C’est quoi au juste un tir d’effarouchement et qui est sensé le faire? Est ce que cela signifie qu’il faut tirer en l’air en poussant des cris comme lors des mariages au Moyen Orient? On s’attend peut-être aussi à ce que le berger danse le Haka à l’orée des bois qui cernent son alpage? L’effarouchement, le berger concerné par la prédation du loup ne fait que ça à longueur d’estive et il en perd le sommeil. Faut-il vraiment que l’on vienne imposer et contrôler que c’est bien avec un flingue qu’il averti le loup? S’occuper du comportement du loup ce n’est pas l’affaire du berger mais celle des association pro prédateurs et des offices de l’état. Il faudrait quand même sérieusement en prendre conscience car dans les associations de bergers le vent tourne. Il fut un temps, beaucoup des nouveaux venus qui s’engageaient ainsi pour le métier accordaient une certaine confiance dans le discours accompagnant le retour des loups. On leur disait que la cohabitation était possible, que les forts dégâts qui accompagnent les premiers temps du retour du loup s’estomperaient par la suite lorsque chacun se serait habitué (loup et bergers). Ainsi beaucoup de pâtres sont restés dans l’expectative, prêts à contribué à ce beau rêve s’il s’avérait à l’expérience réaliste. Mais ce qu’ils remarquent aujourd’hui ne ressemble vraiment pas à ce qui leur était prédit. Lorsqu’un jeune berger qui s’imaginait pouvoir devenir la référence du « berger moderne »se retrouve avec parfois plus d’une dizaine de cadavres et de grands mouvements de panique nocturne, il tombe de haut et parfois regrette que lui aussi ait pu penser que seuls les mauvais bergers se font attaquer. Mathieu Erny

Publié dans:Non classé |on 6 décembre, 2010 |Pas de commentaires »

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