Archive pour novembre, 2010

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Le livre dirigé par Michel Meuret de l’INRA: Un savoir faire de bergersVient de paraître après plus de trois ans de préparation aux éditions éducagri et Quae. J’en suis un des très nombreux coauteurs

 

Un savoir-faire de bergersbouquinsfbcouv.gifbouquinsfbcouv.gif

 

Ouvrage collectif – Novembre 2010

Coéditio éducagri & Quaé

16 x 24 cm

334 pages

ISBN 978-2-84444-797-5

ISBN 948-2-7592-0860-3

25 Euros (version papier chez Educagri ou Quaé)

17,5 Euros (version numérique chez  wwwquae.com)

 

Pourquoi s’intéresser aujourd’hui aux bergers lorsqu’ils gardent les troupeaux au pâturage ? Ne serait-il pas aussi efficace et moins couteux de recourir à de solides clôtures ?

Comment les pratiques de bergers favorisent-elles le renouvellement des ressources naturelles et cultivées ? Comment des bergers encouragent-ils les facultés d’apprentissage des moutons et des chèvres et stimulent-ils leur appÈtit face à des mélanges de plantes variées ?

Les bergers ont dans les mains une culture technique toujours vivante, qui correspond bien aux attentes de la société en matière d’agriculture plus respectueuse du Vivant. L’ambition de cet ouvrage est de le rappeler, à l’heure ou les politiques publiques cherchent à concilier agriculture et protection de la nature, ce qui réinterroge les modes de production agricole.

C’est une demande venue de l’Ouest des Etats-Unis qui est à l’origine de cet ouvrage. Là-bas, des chercheurs, éleveurs et gestionnaires de la nature, associés en réseau, cherchent à rompre avec l’approche qui assimile les animaux d’élevage à des machines guidées par l’instinct. Ils privilégient les connaissances sur les comportements adaptatifs et les capacités d’apprentissage, ceux des animaux, mais aussi des humains qui s’en occupent. Ayant eu vent des travaux de recherche menés en France avec des bergers, ils nous ont demandé : « Qui sont ces bergers, et comment ont-ils appris à travailler ainsi ? ».

Cet ouvrage donne à voir les quelques travaux de chercheurs ayant tentÈ de comprendre puis de modéliser les pratiques de garde des troupeaux. Il s’agit de recherches délibérément « subjectives », avec partage de connaissances entre chercheurs et bergers, ces derniers étant associés dès la conception des travaux.

Il ne s’agit pas de chercher à standardiser le savoir-faire de bergers, ni d’en réduire la complexité. Il s’agit de le rendre moins mystérieux, donc plus attractif et pour partie enseignable, non seulement dans le monde de l’élevage mais aussi chez tous ceux intèressés par les paysages vivants de montagnes et de collines.

 

L’ouvrage associe diffÈrents points de vue : chercheurs, ingénieurs pastoralistes, gestionnaires d’espaces naturels, formateurs en écoles de bergers (voir liste des auteurs au verso). Mais, avant tout, il donne la parole à des bergers et bergères, celles et ceux qui ont contribuÈ aux travaux scientifiques ou exprimé les difficultés rencontrées suite à la méconnaissance de leur métier par leurs concitoyens.

L’ouvrage s’adresse aux randonneurs, aux gestionnaires d’espaces naturels et forestiers, aux élus ruraux, aux éleveurs, aux chercheurs, aux enseignants agricoles, et enfin à celles et ceux qui, chaque année plus nombreux, souhaitent s’engager dans la voie d’un métier riche de sens : berger.

 

Le sommaire

 

Introduction – Pourquoi cet ouvrage et pourquoi maintenant ?

Berger en France : un savoir-faire ‡ revaloriser

1 : Deux siècles de changements radicaux pour les parcours du Sud de la France

2 : Ou en sont les bergers aujourd’hui ?

Les pratiques de bergers : explorations scientifiques

3 : Le gardiennage des brebis sur un territoire d’élevage diversifié : enquètes pionnières

4 : Des pratiques d’un berger expérimenté à la construction d’outils d’aide à la gestion d’alpages

5 : Les formes d’un troupeau gardé en alpage par un berger : genèse et diversité

6 : Le gardiennage des brebis sur la steppe ventée de la Crau

L’étonnant appétit des troupeaux gardés par des bergers

7 : Stimuler l’appétit lors des circuits de garde : échange d’expériences entre un berger et un chevrier

8 : Modèle MENU : le berger vu comme un chef cuisinier

Les bergers et la conservation de la nature

9 : le pâturage conduit par des bergers sur les sites des conservatoires d’espaces naturels

10 : Collaborer en confiance entre berger et gestionnaire de site naturel : le cas du camp militaire de La Valbonne

11 : Les pratiques de bergers dans les Alpes bouleversées par le retour des loups protégés

Les Ècoles de bergers

12 : La revalorisation du mÈtier par les formations en Ècoles de bergers

13 : La formation berger vacher transhumant en montagne pyrénéenne

Le métier vu de l’intérieur

14 :  être berger salarié dans les Alpes

15 : Notre métier de berger en débat

 

Les auteurs

 

Bergers et bergères

Isabelle BAUMONT – Olivier BEL – …milien BONNET – Mathieu ERNY – Jean-Michel GASCOIN – Jean-Do GUYONNEAU – Pascaline KROPP André LEROY – Jean-Lou MEUROT – Roger MINARD – Hervé TRIPARD

Chercheurs

Jean-Pierre DEFFONTAINESChristian DEVERRE – Bernard HUBER  Etienne LANDAIS – Elisabeth LECRIVAIN – Pierre MARTINAND – Michel MEURET – Isabelle SAVINI – Pascal THINON – Marc VINCENT

Ingénieurs pastoralistes

Olivier BONNEFON – RÈmi DUREAU – Patrick FABRE – Jean-Pierre LEGEARD – François MILLO

Gestionnaires d’espaces naturels

Francis MULLER – François SALMON

Formateurs en écoles de bergers

Pierre GASCOUAT – Michelle JALLET – Marie LABREVEUX – Danielle LASSALLE – Sandrine VERDIER

 

Le coordinateur

 

Michel Meuret, Ècologue et zootechnicien, est directeur de recherche à l’INRA (Sciences pour l’Action et le Développement). Privilégiant le point de vue de l’animal dans l’étude des pâturages, il a montré que la valeur alimentaire de végétations hétérogènes dépend de l’appétit du troupeau, qui lui même résulte de l’organisation pastorale connue et pilotée par l’éleveur ou le berger. Il a animé des recherches interdisciplinaires sur le recours au pâturage pour la conservation de la biodiversité sur pelouses naturelles, landes, friches et sous-bois.

Contact: meuret@avignon.inra.fr – Tel: +33/607114399

Publié dans:actualités |on 16 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Mise au point

 

Ce blog a généralement dénoncé les exagérations, les accusations et les mensonges que j’ai pu abondamment trouver dans les sites ultra-écolo. Je ne supporte pas cette façon de faire totalement injuste et «contre-productive ». Je suis berger et ne comprend pas que l’on puisse seulement imaginer influencer ce métier en le contraignant, en le diffamant et en niant son utilité ainsi que les motivations de ceux qui font vivre le pastoralisme et qui sont très bien résumées par la fameuse phrase du berger poète Pierre Thélème: « Le patrimoine pastoral c’est la liberté du berger et la liberté du berger c’est celle de son troupeau » .

Toutefois j’ai une bien trop haute idée de cette activité pour me permettre de prendre le risque d’être mal compris ou récupéré et d’abonder malgré moi dans cette autre forme d’appauvrissement du métier que serait le fait d’oublier les grandes responsabilités qui incombent plus que jamais au pastoralisme. Ce serait là faire perdre plus de sens encore à cette activité alors que c‘est là sa principale richesse.

Concernant les grands prédateurs, j’ai fais savoir la méfiance que cela m’inspire parce qu’il est franchement louche qu’une société qui n’est pas capable de faire face à l’appauvrissement de son environnement se permette avec autant d’enthousiasme de défendre des prédateurs très médiatisés. Seulement, on ne peut pas se permettre de tomber dans les mêmes travers que ceux que l’on reproche aux ennemis du pastoralisme. J’ai suffisamment vu « relativiser » la valeur de notre activité pour vouloir à mon tour aujourd’hui relativiser le vrai combat écologique au prétexte trop facile que « de toute façon, les autres font pire que nous ». Même si cela n’est pas faut, c’est mettre le doigt dans un engrenage qui ne peut que nous faire régresser.

S’il est difficile aux bergers de supporter toutes les mesures bureaucratiques que l’on invente pour eux, notamment concernant l’écologie, il faut alors que ce soient eux qui prennent l’initiative. Cela me semble d’autant plus évident qu’énormément de savoirs de pâtres en passe d’être oubliés contiennent les solutions les plus adaptées aux problèmes écologiques d’actualité. Heureusement, de nombreux scientifiques s’en sont déjà aperçus, mais il n’y a pas forcément besoin d’attendre le passage d’un chercheur pour développer son savoir faire et en parler.

Je n’ai aujourd’hui plus aucun lien avec les grandes gueules de l’ultra écologie. Ce n’est pas plus mal ainsi mais du coup il me faut rappeler moi même qu’en même temps que le pastoralisme, toute la richesse du vivant est entrain de s’appauvrir à une très grande vitesse.

Je ne l’oublie et ne l’oublierais à aucun moment dans ce blog.

Publié dans:Non classé |on 9 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

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