Chiens errants, comment fabrique t’on des chiffres?

 (En vert: mon texte, en noir: les textes cités, en rouge: mes commentaires de ceux ci).

C’est le deuxième article que j’écris dans la nouvelle version de ce blog sur ce sujet et le quatrième en tout. Pourquoi suis je si attentif à ce thème qui en soit ne devrait pas vraiment changer la face du pastoralisme? C’est que cela fait plus d’une décennie qu’ au sujet des grands prédateurs, des écolos militants se la jouent façon objectivité scientifique avec des chiffres ni vérifiés ni actualisés. Or les chiffres donnés pour relativiser les dégâts du loup n’ont pas de sources scientifiques. Pour le thème des chiens errants, on a carrément l’impression qu’il a été préparé avant même l’arrivée des loups en France puisqu’il est évident qu’en prenant l’ensemble du territoire Français ce chiffre est supérieur mais pour un espace contenant encore à l’heure actuelle dix fois plus de brebis que celui du loup. Ce sont des manipulations qui n‘hésitent pas à raviver ce mépris ancestral qui existe toujours de façon latente entre ruraux et citadins. Pour moi c’est cela l’aspect le plus perfide du retour des prédateurs.

D’abord le plus gros bateau mais non pas le moins diffusé, celui de 500 000 moutons tués annuellement par les chiens errants en France. C’est en fait approximativement le chiffres de l’ensemble de la mortalité ovine toutes causes confondues. La grosse imprécision nécessaire pour faire ce tour de passe passe a été généreusement fournie par les sites pro-prédateurs qui n’ont bien sûr jamais pipé mot lorsqu’ils se sont rendus compte que d’autres auteurs avaient mal interprétés leurs chiffres. Un exemple:L’estimation très vague donné dans un article estampillé WWFen2002

wwf.fr/content/download/1061/4901/version/1/file/WWF- Chris-Martin BAHR il est connu que 150 000 à 500 000 moutons sont tués en France pour diverses raisonsnotamment par des attaques de chiens errants (des dizaines de milliers de victimes par an), de brucellose ou d’accidents variés.,(2002, le loup en France, espèce menacée))

Devient en 2004:http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/zoologie-1/r/rhone-alpes/d/les-loups-apprenons-a-mieux-les-connaitre_544/c3/221/p7/ Dans le domaine économique, certains estiment à environ 500 000 par an le nombre de moutons tués tous les ans, en France, par chiens, soit 5% du cheptel environ. Extrait de Panda Mag N° 99 12/2004
SPA-Groupe Loup France (devenu FERUS) – SNPN – SFEPM – WWF
plus bas on pourra lire les estimations de FNE qui sur ce point là est correct, 400000 mort d’ovins toutes causes confondues par an en France.  

 Je ne ferais pas le détail de ce que l’on peut trouver sur internet de chiffres faisant la navette d’un journaliste à l’autre et se déformant avec toujours la bénédiction des grandes associations écologistes;Finalement, le chiffre le plus repris et diffusé est celui de France Nature Environnement qui se décline en 150000,200000,100000 à 200000 victimes. http://loup.fne.asso.fr/fr/sur-les-traces-des-predateurs/loup/argumentaire.html« En extrapolant les études menées dans certains départements (74, 05,38 + enquête nationale de G. Joncour) avant l’arrivée du loup, on évalue entre 100 000 et 200 000 le nombre de moutons tués tous les ans par des chiens. Soit 15 à 20 000 à l’échelle des Alpes.

Il est impossible de trouver sur internet l’enquête nationale de G Joncour. J’ai réussi à me la procurer, ce document ne peut donner absolument aucune espèce d’estimation même très approximative et il ne le fait pas. Pour ce qui est de l’autre source, FNE en donne un exemple dans son deuxième article de référence sur la question..           http://loup.fne.asso.fr/fr/sur-les-traces-des-predateurs/loup/12-questions.html« Sur les alpages savoyards enquêtés, la mortalité naturelle en estive se situe, dans une hypothèse basse, entre 800 et 1100 animaux, pour un total de 35 000 ovins. Rapportées à l’échelle du département de la Savoie (131 000 ovins), ces valeurs nous autorisent à estimer la mortalité naturelle départementale (très probablement sous-estimée, pour les raisons évoquées plus haut) aux environs de 3500 à 4000 ovins, durant les 3 à 4 mois d’estive. » Soit 3 pour cent (c’est le chiffre que donne FNE). Cela représente donc deux tiers des pertes totales sur l’année. Pas bien rentables les alpages.
Quant aux attaques dues aux chiens, elles sont généralement passées sous silence depuis le retour du loup. Et comme la majorité des troupeaux ne sont pas couverts par une assurance, aucune déclaration n’est faite en cas d’attaque. Pour la Savoie, Thierry Durand estime (sur la base des déclarations des éleveurs) à 330 au minimum le nombre de moutons tués par les chiens par saison d’estive (auquel il convient d’ajouter les attaques survenant en dehors de cette période).

Mission réalisée à la DIREN Rhône-Alpes et à la DDAF de Savoie

 

 

Causes de mortalité des ovins dans les Alpes (PACA + Rhône-Alpes) en 1998 sur un cheptel total de 850 000 bêtes :- Loup : 1006 (0,12 %)
- Brucellose : 6500 (0,80 %)
- Chiens : 10 à 20 000 (1 à 2 %, estimation)
- Mortalité en estive : 25 000 (3 %, estimation)    (
C’était toujours le même article, FNE donnait ses « précisions »).

 Dans l’argumentaire FNE dit encore: Parallèlement, et toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements), on estime à 46 000 chaque année le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle des Alpes françaises sur un total de 850 000 bêtes (et environ 400 000 au niveau national sur un total de 9 millions).

Donc  le tiers environ des pertes seraient dues aux chiens.(Ce sont les mêmes pourcentages que FNE donne pour l’ensemble de la France). Pour écrire cela il ne faut absolument rien connaître à l‘élevage.

330 moutons tués par les chiens par saison d’estive sur les 131000 que compte la Savoie cela fait un tau de 0.25 pour cent environ. On est bien loin du chiffre de un à deux pour cent donné par FNE or l’estimation de FNE serait d’après l’article jumeau de celui-ci « l’argumentaire » basé sur des études des DIREN (cette précision je la tient de la mission loup eux même). Ainsi FNE donne dans un article une estimation basée sur une étude et dans un autre article, corrige les chiffre de ladite étude d’après son estimation. Tout ça fait très scientifique. Evidemment, il faudrait « extrapoler ». Comme FNE se base sur une durée d’alpage de trois mois, ils ont multiplié le chiffre par quatre ce qui donne péniblement un pour cent. Mais dans le même articles on apprend que : 29 pour cents des troupeaux enquêtés étaient encore en estive  au 15 octobre mais à un étage subforestié. L’enquête ne se contente donc évidemment pas au trois mois d’estive mais au moins à toute la moitié de l’année oui les brebis ne dorment pas la nuit en bergerie. Car il est tout de même évident qu’en hiver, en Savoie, les brebis sont en bergerie ou elles ne craignent ni le chien ni le loup. D’ailleurs, Dans le site de l’état sur le loup on peut trouver un graphique mois par mois de la prédation du loup, et en Savoie 95 pour cent de prédation du loup se situe de juin à octobre. http://www.echoalp.com/alpages_savoie/alpages.php   (Je ne sais pas à quoi est due la différence entre les chiffres 131000 et 160000, il y a certe plus d’une décade qui les sépare mais ça ne doit pas être l’explication suffisante. en tout cas, s’il faut se baser sur le derrnier chiffre pour le pourcentage des dégàts de chiens, il tombe alors à 2 pour mille)

L’enquête la plus précise qui existe sur le sujet est celle de Laurent Garde du CERPAM et de cinq autres chercheurs Français. Ils ont étudié la question de la prédation des chiens errants sur sept territoires sans loups et la moyenne des résultats de leurs enquêtes montre un chiffre de 0.24 pour cent par an. Voir ce lienhttp://www.loup.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/seminaire_aix_p030-040.pdf C’est un travail extrêmement détaillé alors que l’on ne connaît de celle de Thierry Durand que ce que FNE a bien voulu en donner dans un article extrêmement flou, basé sur ses extrapolations. L’enquête de ce dernier n’avait pas pour sujet principal la prédation des chiens errants et l’on ne saura pas comment il a différencié la prédation pendant l’estive de celle exercée le reste du temps. Car évidemment, il n’y a de prédation que sur les animaux pâturant à l’extérieur. En effet, si pour Thierry Durand, les deux tiers de la mortalité annuelle toute causes confondues se passent en estive, j’ai l’impression que l’on prend ce terme dans un sens très très large.

 http://www.reportage.loup.org/html/elevage/degats.html

4) 200 000 moutons environ sont tués par des chiens chaque année, selon des chiffres de France Nature Environnement (FNE : observatoire du Ministère de l’environnement).


5) A peu près 200 000 également (FNE) succombent de maladies. Le plus souvent : la brucellose ovine, la fièvre aphteuse ou autres « incidents » sanitaires.

6) Plusieurs centaines de milliers (FNE) périssent encore, chaque année, dans des dérochements (chute massive derrière une barre rocheuse d’un troupeau ou d’une partie laissée sans surveillance).

Benjamin Moriamé

Il faut bien sûr rapprocher cette dernière élucubration de l’argumentaire de FNE:
Toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements ), on estime à 46 000 chaque année le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle des Alpes françaises sur un total de 850 000 bêtes (et environ 400 000 au niveau national).
Certains rajoutent à la liste de Benjamin Moriamé des centaines de milliers tués par la foudre puis on fait l‘adition et on triple sans problèmes le chiffre donné par FNE. Ces accidents (foudre dérochements) sont spectaculaires puisque des dizaines voir des centaines d’animaux meurent d’un coup, mais extrêmement rares et ne font que quelques centaines de victimes par an.

Une enquête sur la divagation des chiens, réalisée en 1998 par la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, estime à 187 le nombre d’ovins tués en Isère par les chiens (d’après l’argumentaire de FNE, il faudrait croire que l’Isère ne compte q’un millième du cheptel ovin de France) et à 104 le nombre de blessés. En 2000, à la demande du Parc National du Mercantour, la société d’assurance Groupama fait une estimation des dégâts provoqués par les chiens dans les Alpes-Maritimes en prenant pour référence la garantie « morsures de chiens errants (et oui, elle existe) utilisée pour assurer les troupeaux ovins, (vous voulez des chiffres? Et bien j’en ais : 9 ovins tués en 1993, 55 en 1995, 667 en 1996, 354 en 1997. (On fait quoi avec des chiffres qui en 4 ans passent de 9 a 354?)En 1993, pour les Alpes de Hautes Provence et les Hautes Alpes, le nombre de victimes s’élève à 924 ovins,(sur plus de 300000 brebis on est toujours à moins de trois pour mille) à 713 pour le seul département des Alpes de Hautes Provence en 1996).Un internaute sur un forum

L’argumentaire de FNE dit encore: Le nombre d’animaux envoyé à l’équarrissage est lui aussi stupéfiant : 700 000 ovins-caprins en moyenne chaque année, en France. FNE donne dans le même article le chiffre bien réaliste d’une mortalité de 400000 ovin par année en France. Alors que signifie exactement pour eux un « animal envoyé à l’équarrissage »?La mortalité annuelle des ovins en France est de 400000 mais le nombre d’humains qui meurent chaque année dans notre pays est supérieur à ce chiffre. Faut il pour autant « relativiser »la mort?Voilà, ce ne sont que quelques exemples de ce que je me permet de qualifier de manipulation mais les principaux responsables ne sont souvent pas les auteurs eux mêmes (tout justes très naïfs) mais tout un climat d’exagération (on n’a de cesse de faire savoir que le chiffre que l’on tient est certainement sous évalué alors que sois même on l’a déjà exagéré, « corrigé » à chaque étape) et d‘auto-persuasion. Il y a toute fois évidemment de vrais manipulateurs qui cherchent sciemment à nuire au pastoralisme et pas forcément pour des prétextes désintéressés.Mathieu Erny

PS; On m’a donné ce lien vers un article de Laurent Garde qui compare différents chiffres de prédation de chiens. 

http://www.kairn.com/article.html?id=2063

 

Publié dans : chiens errants |le 31 juillet, 2010 |8 Commentaires »

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8 Commentaires Commenter.

  1. le 14 novembre, 2010 à 19:47 Mathieu Erny écrit:

    Bonsoir
    Benjamin Moriamé, le journaliste qui est capable de multiplier par mille le nombre des ovins morts de dérochements rajoute à chaque fois qu’il site FNE : »Observatoire du ministère de l’environnement » mais je n’ai trouvé cette mention que chez lui. Même FNE ne site pas ce soi disant observatoire. Ca fait très officiel mais je me demande d’ou ça sort sachant que le ministère de l’environnement dont on peut consulter le site ici http://www.loup.developpement-durable.gouv.fr est tout de même bien loin d’abonder dans ce genre de chiffres.
    Si quelqu’un peut m’éclairer.

  2. le 19 décembre, 2010 à 19:04 Mathieu Erny écrit:

    Les imprécisions et erreurs plus ou moins volontaires (nécessitant à tout le moins beaucoup d’auto persuasion)sont presque quotidiennes sur internet. Alain Reynes président de l’association pays de l’ours a dit dans cet article passé dans la buvette des alpages
    http://www.buvettedesalpages.be/2010/12/pastoralisme-predation-de-l-ours-dans-les-pyrenees-en-2010-167-brebis-.html#tp
    Qu’il faut relativiser (bien sûr), car sur 600000 brebis vingt à trente milles meurent EN ESTIVE pour toutes sortes de causes naturelles.
    Cela fait près de cinq pour cent. Ce pourcentage est bien connu de tout le monde (entre autre FNE). C’est celui de l’ensemble de la mortalité annuelle. Cela ne serait absolument pas choquant s’il n’était atribué aux seules estives. Lorsqu’on examine toute la prose pseudo scientifiques des militants on trouve quotidiennement ce genre de tours de passe-passe. Cela me confirme donc bien dans le fait que l’estimation réaliste de Thierry Durand pour la Savoie de 2.5 pour mille de prédation de chiens errants est bien celle de l’année entière et non comme FNE le prétend limitée à l’estive.

  3. le 27 décembre, 2010 à 20:40 mathieuerny écrit:

    . A propos d’extrapolation, j’en ai une bien plus impressionnante et que j’ai fait à partir d’un calcul beaucoup plus honnête que le bidouillage de FNE.
    Voilà, le 11 décembre 2010, la Buvette des Alpages a fait passer un article sur le lynx ou il a été dit que: « Quand quatre-vingt-dix moutons en étaient les victimes il y a vingt ans, ce chiffre a quasiment été divisé par trois » .Donc les dégâts du lynx seraient CENT fois inférieurs à ceux du loup pour une population équivalente puisque dans le même texte il est dit: « Le félin, dont on estime la présence, dans le massif jurassien, entre 100 et 200 spécimens ».
    Je n’ai pas de raisons de ne pas le croire ( Les éleveurs ovins devraient faire un deal loups contre lynx).
    Revenons à nos moutons, toujours dans le même article on parle inévitablement de la prédation des chiens errants: «Le principal prédateur des troupeaux n’est pas le lynx mais le chien divaguant, sur 50 % des exploitations contre 30! » c’est possible mais je déduis de cette comparaison que le chien fait donc SOIXANTE fois moins de dégâts que le loup.
    Honnêtement, je pense qu’il doit quand même y avoir un hic quelque part mais je ne vois franchement pas ou cela se situe. J’ai fait un calcul rigoureux, tout à fait logique en citant toutes les étapes alors que pour son « extrapolation » FNE n’ose pas expliquer son calcul sachant qu’il est évidemment hors sujet.

    À présent je cite un autre extrait d’article sur le Lynx publié dans la Buvette le 14 avril 2009. Bernard Lianzon technicien de la DDAF y dit:
    Si le Lynx fait moins de dégâts, c’est aussi parce que la situation pastorale a changé, explique-t-il. Les petits troupeaux isolés sont moins nombreux, les éleveurs ont pris des dispositions pour s’en défendre, ils ont tendance à regrouper leurs bêtes. Cela limite les risques. Il y a vingt ans, c’était la plupart du temps les petits éleveurs qui étaient les principales victimes du lynx. Beaucoup aujourd’hui n’exercent plus, les élevages se sont regroupés…»
    Je ne sais pas vous, mais moi ce genre de commentaire me fait froid dans le dos.

  4. le 19 août, 2011 à 9:27 jlv écrit:

    Bonjour,

    guerre des chiffres sans intérêt, il faut quand même rappeler quoi qu’en dise L’ONCFS, que quand nous investissons un milieu naturel ou les prédateurs exercent une pression indispensable à la variabilité des écosystèmes ( variabilité nécessaire à la pérennité du vivant ) nous nous devons d’en assumer les conséquences, mortalité ovine localement forte et indemnisation des éleveurs systématique.

    Autrefois les troupeaux étaient faibles en effectif et surveillés en permanence, par les hommes…aujourd’hui pour cause de mondialisation ils sont forts en effectif et parfois laissé à la portée des prédateurs, sans surveillance.

    Reste à trouver les solutions idéales, si elles existent, l’éradication des prédateurs n’est pas la solution idéale, c’est certain, l’abandon de la filière ovine non plus!

    Les faits concernent l’ensemble des acteurs des milieux naturels et chacun doit trouver les bon compromis, non exclusifs et non partisans, c’est toute la difficulté du retour du loup, du lynx, ou de l’ours et autres prédateurs à venir.

    JLV

    Il

  5. le 20 août, 2011 à 16:31 mathieuerny écrit:

    Pour répondre à jlv la guerre des chiffres est sans intérets, soit, mais ce n’est pas moi ni le milieu pastoral en général qui l’a déclarée. Aujourd’hui par contre, je ne laisserais plus faire car il n’y a pas de raisons que des personnes sois disant proches des scientifiques se premettent de donner des estimations sans jamais citer la moindre enquète. Je ne supporte pas les propos pseudo conciliants (que tout le monde tient) lorsqu’ils viennent de personnes qui mettent de l’huile sur le feu. La discussion sur le loup est continuellement bloquée par ces mensonges qui visent à discréditer les éleveurs.

  6. le 28 juin, 2013 à 15:08 Bruno écrit:

    Bonjour,

    Je note que même avec des chiffres « anti-loups », les chiens font deux fois plus de dégâts que le loup (0,24% contre 0,12%), la question que je me pose est alors: pourquoi mettre autant d’ardeur à se battre contre le loup au lieu de s’attaquer à un prédateur naturel pour le moment moins néfaste?
    Parce que beaucoup de chien errants sont d’anciens chiens de chasse, et que les chasseurs sont eux-même très majoritairement des éleveurs ou des fermiers?
    J’ai gardé des troupeaux en lozère, il n’y a pas de loups, mais fallait être là pour les chiens. Et c’était pas rassurant, parce que les chiens n’ont pas peur de l’homme à l’inverse du loup, loup qui tue pour se nourrir, pas pour le plaisir mais préfèrerait pouvoir éviter l’homme.
    Il est d’ailleurs évident que le loup tuerait moins de bête si on lui laissait du gibier.

    sur les chiffres évoqués, ceux des assurances me paraissent de trop, il s’agit d’une étude portant sur une clientèle, pas sur une population pastorale dans son ensemble.

    Sinon, merci pour ce travail de… déchiffrage ;)

  7. le 28 juin, 2013 à 15:09 Bruno écrit:

    une phrase étant confuse, je reformule (j’aurais dû relire avant, dsl):
    « pourquoi mettre autant d’ardeur à se battre contre le loup qui est prédateur naturel pour le moment moins néfaste? »

  8. le 28 juin, 2013 à 20:28 mathieuerny écrit:

    Un chien errant n’est pas protege et ne tue pas20 brebis par an en moyenne. Mais evidemment qu’il faut s’en preserver. Pour le loup, il faut e’tretenir cette peur de lhomme. Cela n’est toujours pas fait

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