Présentation

Le droit des brebis

 Mon adresse couriel est :  ernymathieu@gmail.com

Merci aux ethnologues Guillaume  Lebaudy et  Anne Marie Brisebarre qui m’on fait ce texte d’introduction.

Depuis plusieurs années, le berger Mathieu Erny alimente régulièrement un blog (mathieuerny.unblog.fr) avec des textes inspirés par une réflexion personnelle sur son métier. Son nom, Le droit des brebis, annonce clairement la couleur. Il s’agit de défendre le pastoralisme ovin extensif, de faire reconnaître le travail des éleveurs et des bergers, et de rétablir l’équilibre entre les perceptions d’un monde sauvage survalorisé et très protégé, et celles d’un l’élevage ovin stigmatisé et contraint par les préoccupations environnementalistes.

Teintées d’idéologie, depuis une vingtaine d’années ces dernières sont devenues de plus en plus moralisatrices. Profitant d’une tyrannie de l’émotion relayée par certains médias et leaders d’opinion, les associations et organismes environnementalistes ont beaucoup agit pour imposer de nouvelles normes dont l’adoption s’est faite quasiment sans aucun débat public. Une pensée unique finira-t-elle par régenter toutes les activités ayant une incidence environnementale ?

Le pastoralisme, souvent sous le feu de l’actualité en période estivale (pour le « spectacle » des transhumances, mais aussi par les effets de la prédation sur les troupeaux d’ovins, quand ce n’est pas à cause d’incidents entre touristes et chiens de protection) est de plus en plus encadré, au point que certains éleveurs se sentent « sous surveillance ». Il importe que cette activité ne soit pas cantonnée à être un patrimoine ou, pire, une tradition folklorique. Il importe aussi que son rôle environnemental n’oblitère pas sa mission première de production. Le pastoralisme joue un rôle écologique important, il est un outil majeur pour lutter contre les incendies, il a un impact décisif (et très ancien) sur les paysages. En Méditerranée, ces derniers font d’ailleurs l’objet d’un projet d’inscription au patrimoine mondial (UNESCO). La multifonctionnalité du pastoralisme est indéniable, pour autant elle ne doit pas signifier son instrumentalisation et sa mise sous tutelle.

Dans une période où la place et la légitimité du pastoralisme sont de plus en plus contestées dans tous les massifs français, il nous a semblé intéressant de publier ce texte. Nous avons peu l’occasion d’entendre ou de lire les praticiens de ce métier, dont la parole est souvent couverte par celles des journalistes, des scientifiques ou des techniciens. Il est rare en effet qu’un berger prenne la plume pour témoigner de son vécu et nous livrer son analyse des enjeux du pastoralisme contemporain.

Mathieu Erny est berger. Formé à l’Ecole du Merle à Salon-de-Provence, il a fait l’estive en alpage pendant plus de dix ans dans les Alpes du sud,  période durant laquelle il a été confronté à plusieurs reprises à des actes de prédation du loup sur le troupeau dont il avait la garde.

Anne-Marie Brisebarre, ethnologue, directrice de recherche au CNRS, Laboratoire d’Anthropologie sociale (Paris).

Guillaume Lebaudy, ethnologue, membre de l’IDEMEC (Institut d’Ethnologie méditerranéenne et comparative), Université de Provence, Aix-en-Provence.

Ce texte avait été écrit à l’origine comme préface à un article qui reste un pilier de ce blog. J’en met ici le lien car il se trouve à présent loin en arrière dans la liste de articles.                http://mathieuerny.unblog.fr/2009/06/20/pour-un-plan-de-protection-du-pastoralisme/

Publié dans : Non classé |le 22 novembre, 2009 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 22 juin, 2013 à 15:55 john peter écrit:

    un très bon blog.

  2. le 13 avril, 2014 à 10:44 octavio écrit:

    un blog qui donne à réfléchir!

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